François-Xavier de Llucia, né à Perpignan (Roussillon) le et mort à Paris le , est un homme politique françaisFiche sur le site de l'Assemblée Nationale.

Biographie François-Xavier de Llucia naît à Perpignan dans une famille de riches marchands, devenus bourgeois honorés de cette ville. Son père a été anobli en 1761 et fait donc partie de la noblesse du Roussillon. Il entame des études de droit à l'université de Perpignan, s'initie à l'esprit des Lumières et devient membre actif de la Loge Saint-Jean Saint-Pierre, plus ancienne loge maçonnique de Perpignan et surnommée la loge des nobles. Très vite remarqué, il est nommé procureur-syndic du Tiers-État lors de la création des assemblées provinciales en 1787 et se fait une réputation de réformateur, revendiquant à la fois son titre de noblesse et ses origines de commerçant. Cette double appartenance lui permet par la suite de participer en tant que secrétaire à l'Assemblée de la noblesse du Roussillon pour la nomination des députés aux États généraux. Il ne fait malgré tout pas partie de l'équipe mise en place par Pierre d'Aguilar à partir d'août 1789 à la municipalité de Perpignan. Il se détourne alors des nobles, change de loge et rejoint l'Assemblée (ou Société) patriotique, dont les membres aisés sont issus du Tiers-État à Perpignan, et se fait une place dans le milieu politique de la ville.

En 1790, François-Xavier de Llucia obtient le commandement d'une compagnie de la Garde nationale, est candidat malheureux pour l'élection du premier maire de Perpignan en février et, après le succès des patriotes en mai aux élections d'assemblées départementales, est élu le procureur général syndic des Pyrénées-Orientales. Il décide peu après de renoncer à sa particule et de franciser son nom et devient Llucia. Il est ensuite élu le , à la majorité absolue, le premier des cinq députés des Pyrénées-Orientales à l'Assemblée nationale législative. Il y siège avec les réformateurs et est proche des Girondins. De retour en Roussillon, il est élu maire de Perpignan le et succède à Joseph Guiter. Nommé de nouveau procureur syndic le , il démissionne de son mandat de maire le 20 du même mois. Lorsque la guerre est déclarée à l'Espagne le , Llucia s'investit dans la résistance, qu'il organise, et renseigne le pouvoir central sur la situation et les besoins des forces du département. Assimilé aux Girondins, Llucia est par la suite désigné comme suspect et révoqué . Il monte alors à Paris pour essayer de se défendre et, sans ressources, s'établit comme libraire. Il est décrété d'arrestation le et parvient à s'échapper mais, très malade, meurt quelques mois plus tard et la veille d'être arrêté, le à Paris.

Mandats Procureur-syndic du Tiers-État auprès de l'Assemblée provinciale du Roussillon 1787

Procureur général syndic des Pyrénées-Orientales

Député à l'Assemblée nationale législative

Maire de Perpignan

Voir aussi Bibliographie

Articles connexes Liste des députés des Pyrénées-Orientales Liste des maires de Perpignan

Liens externes

Fiche sur le site de l'Assemblée Nationale

Notes et références

Catégorie:Naissance en décembre 1752 Catégorie:Naissance à Perpignan Catégorie:Décès en mai 1794 Catégorie:Décès à Paris Catégorie:Député des Pyrénées-Orientales Catégorie:Membre de l'Assemblée législative de 1791-1792 Catégorie:Maire de Perpignan Catégorie:Magistrat lié aux Pyrénées-Orientales Catégorie:Décès à 41 ans