thumb|upright=1.2|Signature du Grand Prix de Russie à Sotchi avec Bernie Ecclestone, en présence du Premier ministre Vladimir Poutine (14 octobre 2010). L’économie de la Formule 1 repose sur différentes ressources financières : celle des pouvoirs publics, celle des industriels impliqués, celle des circuits organisateurs de Grand Prix, celle des droits de retransmission télévisée et celle des sponsors de la Formule 1.

Une part de ces ressources est gérée par la Formula One Management (FOM), présidée par Bernie Ecclestone, à la suite des accords Concorde signés en 1982 et 1987 entre la Formula One Constructors Association (FOCA) (prédécesseur de la FOM) et la Fédération internationale du sport automobile (FISA), absorbée ultérieurement par la Fédération internationale de l'automobile (FIA).

Le budget des écuries, et le salaire des pilotes, en dépendent directement.

Formula One Management En 2011, selon le média français Le Point, la FOM a disposé de de dollars de revenus, en progression continue depuis 2003, saison durant laquelle ils avaient atteint de dollarsFormule 1 : la formule d’un succès (très) rentable - Antoine Grenapin, Le Point, 8 août 2013.

À partir de 2012, selon le média britannique The Telegraph, la FOM devait bénéficier contractuellement d’un revenu garanti de de dollars sur quinze années, dont de dollars de la part des organisateurs de Grand Prix et de dollars pour les droits de retransmission télévisés (garantie dont la durée est limitée à cinq années selon la législation européenne) F1 flotation boosted by £4.4bn ‘guarantee’ - Christian Sylt, The Telegraph, 28 avril 2012.

Sur les comptes publiés en 2023 par Liberty Media, le chiffre d'affaires de la F1 était de 3,222 milliards de dollars.

Ressources financières globales Pour l’année 2009, selon le rapport des journalistes britanniques Christian Sylt et Caroline Reid pour le guide annuel britannique Formula Money Formula Money, les recettes totales de la Formule 1 (incluant les revenus de la FOM) ont atteint de dollars, soit un recul de de dollars par rapport à l'année précédente. Les recettes provenant du sponsoring étaient estimées à de dollars (diminution de 8 %), celles liées aux droits d'organisation à de dollars et celles liées aux droits de retransmission télévisée à de dollars (augmentation de 18 %).

Comme en 2014GP des États-Unis : enfants gâtés et écuries en faillite - Sport.fr, 31 octobre 2014, la discipline fait face à de sérieuses difficultés en 2015 et sur plusieurs fronts : une baisse significative de l’audience télévisée, notamment en Europe, des écuries rencontrant des problèmes de financement insolubles, des circuits ne pouvant plus rentabiliser l'organisation de Grands PrixLa formule 1, une discipline qui flirte avec la crise - Denis Fainsilber, Les Échos, 28 septembre 2015. Le , deux écuries, Sauber et Force India, déposent une plainte auprès de l'Union européenne, contestant la répartition des revenus commerciaux de la Formule 1 entre grosses et petites écuries (revenus estimés à d'euros en 2014)Formule 1 : le statut privilégié des grosses écuries attaqué devant l’UE - Les Échos, 29 septembre 2015.

Les subventions des pouvoirs publics À des fins de notoriété pour leur pays, les pouvoirs publics nationaux interviennent en premier lieu lors de la construction, ou de l’aménagement, de leur circuit national de Formule 1. Ainsi au cours des quinze dernières années sont apparus les circuits nécessaires aux Grands Prix de Bahreïn et de Chine en 2004, de Singapour et d’Abou Dabi en 2009, de Russie en 2014. L'autodrome de Sotchi, dont le coût de construction annoncé à de dollars, aurait coûté de dollars selon la presse françaiseLe coût du circuit de Sotchi explose - Le Figaro, 26 septembre 2013. Depuis la création du championnat du monde de Formule 1 en 1950, soixante-dix circuits de compétition automobile ont été créées, ou aménagés, afin d’en accueillir une manche.

Les pouvoirs publics nationaux et territoriaux interviennent en second lieu lors de la promotion, parfois directement, parfois indirectementFeu rouge de l’État pour le Grand Prix de France de F1 - Laurent Telo, Le Monde, 25 septembre 2012 lors de l’organisation du Grand Prix national.

De sept Grands Prix disputés en 1950, le nombre devait être de vingt en 2015 : il passe à dix-neuf après l'annulation en début de saison du Grand Prix d'Allemagne.

Les investissements des industriels Les constructeurs et les motoristes de Formule 1, surtout lorsqu’il s’agit de constructeurs généralistes automobiles, investissent afin de recueillir des résultats en termes de recherche et de développement, mais aussi en termes d’image lorsqu’ils remportent un titre mondial. Selon le site d’informations économiques sur le sport Sportune, Mercedes et McLaren ont investi une somme estimée à dollars de 1994 à 1998 (gain du titre en 1998), Ferrari de dollars de 1983 à 1999 (gain du titre en 2000), Renault d’euros de 2001 à 2005 (gain du titre en 2005), Red Bull d’euros depuis 2005 (gain de quatre titres de 2010 à 2013), Mercedes d’euros de 2010 à 2014 (gain du titre en 2014), Honda prévoirait d’investir d’euros de 2015 à 2019.

Les recettes des Grand Prix Les recettes des Grands Prix sont constituées par les droits d'entrée des spectateurs, les apports du sponsoring et les aides publiques.

En 2011, selon le média français Le Point, les honoraires versés à la FOM par les organisateurs de Grands Prix de Formule 1 étaient estimés à de dollars, constituant sa principale ressource financière avec les droits télévisés. Le Grand Prix de Monaco n’a versé aucune redevance, le Grand Prix d’Italie a versé de dollars et le Grand Prix de Malaisie de dollars.

Pour la saison 2015, selon le média français Le Figaro, la FOM demande entre 15 et d'euros aux organisateurs du Grand Prix d'Allemagne (finalement annulé) et à ceux du Grand Prix d'ItalieL'Allemagne capitule, juste avant l'Italie ? - Cédric Callier, Le Figaro, 18 mars 2015.

Les droits télévisés de retransmission En 2011, toujours selon le média français Le Point, les honoraires versés à la FOM par les chaines de télévision retransmettant les Grands Prix se sont élevés à de dollars, constituant sa principale ressource financière avec les redevances versées par les circuits.

En 2014, selon Formula Money, les Grands Prix ont été regardés, en direct ou en différé, par de téléspectateurs Media Spotlight: Christian Sylt on the business of Formula 1 - Priyanka Dayal, Cision, 2 juin 2014. En 2018, le nombre de téléspectateurs uniques est passé à 490 millions. Au niveau de l'audience globale cumulée prenant en compte les téléspectateurs qui regardent annuellement des programmes de diffuseurs nationaux liés à la F1, elle représente un total de 1,758 milliard de personnes, avec comme principaux marchés le Brésil, l'Allemagne et l'Italie.

Les recettes liées au sponsoring En 2007, de dollars étaient nécessaires au sponsor ING pour s'afficher durant une saison sur les monoplaces Renault F1 Team, ou pour Vodafone sur les Mercedes Grand PrixFormule 1 : 50 millions d'euros pour s'afficher sur une voiture - Fabien Renou, JDN, 5 juillet 2007.

En 2011, selon Le Point, les honoraires versés à la FOM par les sponsors des Grand Prix de Formule 1 étaient estimés à de dollars.

En 2013, 19 % du sponsoring provenaient des Télécoms, 18 % de l’automobile, 17 % de la mode, 11 % des boissons, 9 % de la finance et 5 % des pétroliers.

Budget des écuries En 2006, selon le média français Les Échos, le total des budgets des onze écuries était estimé à de dollarsLa Formule 1 veut ralentir ses coûts - Alain Echegut, Les Échos, 14 mars 2008, pour Toyota, pour Ferrari, pour McLaren, pour Honda, pour Sauber BMW, pour Renault, pour Red Bull, pour Williams et pour Toro Rosso..

En 2013, selon Nextgen-Auto, site d’information sur la Formule 1, les différentes écuries ont disposé de budgets et d’effectifs inégaux, Red Bull Racing ( d’euros et 600 employés), la Scuderia Ferrari ( d’euros et 700 employés), Mercedes Grand Prix ( d’euros et 550 employés), McLaren Racing ( d’euros et 560 employés), Lotus F1 Team : ( et 550 employés), Williams F1 Team ( d’euros et 500 employés), Toro Rosso ( d’euros et 320 employés), Sauber ( d’euros et 300 employés), Force India ( d’euros et 320 employés), Caterham F1 Team ( d’euros et 310 employés), Marussia F1 Team ( d’euros et 180 personnes)F1 - Budget et personnel des équipes : qui est le mieux loti ? - Camille Komaël, Nextgen-Auto, 18 juillet 2013. À contrario, selon Sportune, l’écurie au plus faible budget était Toro Rosso avec d’euros (et de revenus), et celle au plus fort budget était la Scuderia Ferrari avec d’euros (et de revenu)F1 2014 : Les écuries les plus chères du championnat du monde - Frenzall, Sportune, 23 novembre 2014.

En 2014, selon une étude d'Autosport rapportée par le média français Le Figaro, Mercedes Grand Prix, écurie championne du monde des constructeurs et des pilotes, aurait disposé de d'euros (et employés), la Scuderia Ferrari de d'euros (et 750 employés), Red Bull Racing de d'euros (et 700 employés) à comparer aux d'euros (et 160 employés) de la plus petite écurie, Marussia F1 TeamDix chiffres clés pour comprendre le business de la Formule 1 - Gilles Festor, Le Figaro, 27 mars 2015. Selon la publication des comptes de Red Bull Racing, le budget 2014 de l'écurie a été de d'euros (avec 694 salariés) dont d'euros pour la recherche et le développement et près de d'euros pour la masse salarialeF1 - Revenus en hausse pour Red Bull Racing - Olivier Ferret, Nextgen-Auto, 17 novembre 2015.

En 2022, les budgets des équipes de F1 étaient compris entre 125 millions d'euros (pour Haas F1 Team) et plus de 500 millions d'euros (pour Mercedes Grand Prix).

Recettes En 2011, selon le médias français Le Point, les recettes redistribuées par la FOM aux écuries de Formule 1 étaient estimées entre 400 et de dollars. La répartition de ces redistributions obéit à des critères historiques et à des critères de résultat.

En 2014, selon le site Sportune, les industriels, constructeurs et motoristes, auraient versé en moyenne d'euros par écurieF1 2014: Sponsors, budgets… Etat des lieux, équipe par équipe - Marc Limacher, Sportune, 21 mars 2014.

À contrario, certains pilotes sponsorisés ou fortunés paient des écuries pour participer au championnat ou pour simplement conduire une monoplace de Formule 1 lors des séances d'essais du vendrediLa Formule 1, ses sponsors et ses « pilotes payants » - Yann Duvert, BFM Business, 16 mars 2013.

Dépenses Moteurs En 2014, selon une étude d'Autosport rapportée par le média français Le Figaro, la fourniture pour la saison d'un bloc moteur Mercedes, Ferrari ou Renault à une écurie aurait coûté environ de dollars.

Personnel En 2013, selon le quotidien sportif espagnol MarcaCombien gagnent les « petites mains » de la F1 - Le Figaro, 20 juillet 2014, les salaires annuels hors primes des personnels s'échelonnent entre pour les secrétaires et les assistants marketing et pour les ingénieurs de piste, avec comme salaires intermédiaires pour les chauffeurs, pour les mécaniciens, pour les techniciens, pour les analystes de télémétrie et pour les chefs de département conception, chiffres indicatifs basés sur les salaires des écuries de taille moyenne comme Lotus et Force India, les salaires dans les « grosses équipes » étant plus élevés.

Le management et les chefs ingénieurs peuvent gagner beaucoup plus (plusieurs centaines de milliers d'euros What is an F1 engineer’s salarie ? - Job in F1). Par exemple, Adrian Newey, ingénieur châssis et concepteur de l'écurie Red Bull Racing, perçoit environ d'euros par saison.

Pilotes En 2011, selon le média français Le Point, les salaires annuels des pilotes étaient de de dollars pour Fernando Alonso, pour Lewis Hamilton et pour Sebastian Vettel.