Le musée de Mossoul, en arabe , est un musée archéologique situé à Mossoul, capitale de la province de Ninive en Irak. C'est le deuxième plus important musée du pays après celui de Bagdad.
Collection Le musée abrite des objets datant des périodes assyrienne et hellénistique, qui précèdent l'ère chrétienne de plusieurs siècles.
Histoire
Le musée a été construit en 1952.
Largement pillé lors de la Guerre d'Irak en 2003, le musée bénéficie ensuite d'importants travaux et s'apprête à rouvrir lorsque les milices de « l'État islamique en Irak et au Levant » s'emparent de la ville le . Fin , des responsables politiques de l'organisation terroriste publient une charte qui stipule que les « fausses idoles » doivent être détruites. Cette menace est mise à exécution quelques mois plus tard : le , l'EI diffuse une vidéo montrant la destruction, à la masse et au marteau-piqueur, de statues et de fresques assyriennes et parthes. Certaines pièces vieilles de plusieurs milliers d'années sont réduites en poussière, mais plusieurs statues détruites n'étaient que des copies en plâtre, la plupart des originaux ayant été évacués à Bagdad en 2003 par les AméricainsFrance 24 : Pourquoi l'État islamique a brulé des livres et détruit des reliques à Mossoul ?Le Figaro : Sites assyriens et parthes dévastés ou menacés : alerte sur le patrimoine antique du Tigre. Selon Lamia Al-Gailani, archéologue affiliée à l'École des études orientales et africaines de Londres, le musée de Mossoul ne contenait plus d’œuvres majeures depuis 1991. La diffusion des images de propagande de l'organisation, qui intervient au lendemain de l'incendie de la Bibliothèque de Mossoul, suscite une indignation internationale. Alors qu'Irina Bokova, la directrice générale de l'UNESCO, demande une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU, plusieurs dirigeants de musées font part de leur consternation devant ces pertes irréparables infligées au patrimoine artistique et culturel de l'humanité. Cette destruction, mise en scène pour les médias, de lieux prestigieux a été dénoncée par l'UNESCO comme un « crime de guerre », et s'accompagne d'un commerce illicite des œuvres d'art provenant des sites détruits.
En , en réaction aux attaques perpétrées contre l'édifice, un projet de musée virtuel consultable via Internet est lancé.
Le , lors de bataille de Mossoul, la police fédérale irakienne et des forces d'intervention rapide prennent le contrôle du muséeA Mossoul, les forces irakiennes ont repris le gouvernement provincial et un deuxième pont, Le Monde avec AFP, 7 mars 2017..
Le , le complexe du musée accueille une exposition consacrée à des tableaux d'artistes locaux, mais le musée demeure fermé. Il est finalement rouvert au public à l'occasion de la visite dans la ville du nouveau Premier ministre Moustafa al-Kazimi le .
Bibliographie
Références
Annexes Bibliographie Roger Atwood, Stealing History: Tomb Raiders, Smugglers, and the Looting of the Ancient World, St. Martin's Press, New York, 2004 (rééd. ult.), Iraq Mudīrīyat al-Āthār al-Qadīmah al-ʻĀmmah, Mosul Museum, Govt. Press, Baghdad, 1958, 37 p. Guide book to the Mosul Museum, Mosul Museum, 1966, 87 p. Lawrence Rothfield, The Rape of Mesopotamia: Behind the Looting of the Iraq Museum, University of Chicago Press, 2009, 228 p.
Articles connexes Musée national d'Irak Hatra, Ninive, Lammasu Deuxième guerre civile irakienne, Bataille de Mossoul Iconoclasme, Représentation figurée dans les arts de l'Islam Bouddhas de Bâmiyân
Liens externes Article du Daily Mail présentant des images et vidéos de la destruction des œuvres
Mossoul Mossoul Catégorie:Représentation figurée dans les religions abrahamiques Catégorie:Mossoul