Colin John McCahon (Timaru, – Auckland, ) est un important peintre néo-zélandais. Avec Toss Woollaston et Rita Angus, il est crédité d'avoir introduit le modernisme dans l'art de la Nouvelle-Zélande au début du . Il est considéré par certains comme le plus grand peintre du pays.

Biographie McCahon est né à Timaru le dans une famille d'origine irlandaise. Il a passé ses premières années à Dunedin avec sa mère, puis à Oamaru. Il a rapidement montré de l'intérêt pour l'art, intérêt stimulé par le travail de son grand-père maternel, le peintre et photographe William Ferrier, ainsi que par des visites régulières d'expositions.

Il a étudié à l'école primaire de Maori Hill, puis à . À 14 ans, il a commencé à assister aux cours d'art donnés par Russell Clark le samedi matin, avant d'entrer à l' (1937–39), où il a été influencé par Robert Nettleton Field. Il a exposé pour la première fois à l' en 1939.

Au début de la Seconde Guerre mondiale, McCahon a travaillé dans les industries prescrites pour l'effort de guerre. Il a ensuite voyagé dans toute l'Île du Sud en faisant des travaux saisonniers. Son œuvre de cette époque reflète les lieux qu'il a visité, particulièrement la région de Nelson.

Ses premières œuvres de maturité sont des peintures religieuses et des paysages symboliques tels que , , et , créées dans les années de l'immédiat après-guerre.

Vie de famille McCahon a épousé une collègue artiste, Anne Hamblett (1915–1993), en 1942 à l'église Saint-Matthieu, à Dunedin. Parmi leurs cadeaux de mariage, ils ont reçu de Charles Cotton (1922), qui a eu beaucoup d'influence sur son œuvre.

McCahon et Hamblett ont eu quatre enfants.

Carrière En 1948, le couple a déménagé à Christchurch.

Grâce à la générosité de Charles Brasch (poète et fondateur du journal littéraire Landfall), McCahon a pu passer juillet et à Melbourne pour étudier la peinture à la National Gallery of Victoria.

En , McCahon et sa famille ont déménagé à Titirangi, dans la banlieue d'Auckland, où ils ont acheté une maison. En partie à cause de cela, . Il a commencé à travailler à l'Auckland Art Gallery, d'abord comme agent d'entretien, puis gardien, et enfin, en , comme vice-directeur. Il a contribué à la professionnalisation de la galerie et aux premières expositions et publications consacrées à l'histoire de l'art néo-zélandais.

Entre avril et , McCahon et sa femme se sont rendus aux États-Unis pour prendre contact avec les galeries, mais aussi pour voir les œuvres qui l'intéressaient. Des ensembles comme , 1958, sur The Colin McCahon database and Image Library. et les , 1958, sur The Colin McCahon database and Image Library. traduisent sa réponse immédiate à cette visite, et le développement de son style s'est accéléré au cours de la décennie suivante.

Enseignement et expositions En 1960, la famille s'est installée dans une maison dans le centre d'Auckland, et en McCahon a quitté son poste à l'Auckland Art Gallery pour donner des cours de peinture à l' de l'Université d'Auckland. Il y a enseigné six ans, influençant une génération d'artistes.

Au cours de ces années 1960, McCahon a rencontré de plus en plus de succès, aussi bien en Nouvelle-Zélande qu'à l'international. En , il a quitté son poste d'enseignant pour peindre à plein temps.

Les années 1970 ont été très productives, avec de nombreuses expositions. Une deuxième rétrospective de son œuvre a été présentée en 1972 à l'Auckland Art Gallery (la première, avec Toss Woollaston, avait eu lieu en 1963).

Dernières années À la fin des années 1970, la santé de McCahon a commencé à se dégrader à cause de son alcoolisme chronique, et à partir du milieu des années 1980 il a été atteint de démence (syndrome de Korsakoff). En 1984, son exposition a été présentée dans le cadre de la Biennale de Sydney, mais il n'était déjà presque plus capable d'apprécier les progrès de sa réputation internationale. Il est mort le à l'hôpital d'Auckland. Ses cendres ont été dispersées le sur le promontoire de Muriwai, au nord d'Auckland.

L'Auckland Art Gallery a présenté l'année suivante une autre rétrospective à son sujet, . D'autres expositions importantes ont eu lieu, en Nouvelle-Zélande et dans d'autres pays About McCahon, The Colin McCahon database and Image Library..

Style et thématique

McCahon est surtout connu pour ses grands tableaux à l'arrière-plan sombre recouvert de textes religieux blancs. Il est aussi un peintre paysagiste, inspiré en partie par les écrits du géologue néo-zélandais Charles Cotton (1885-1970).

Ses thèmes ont parfois à voir avec le développement d'un nationalisme pictural. McCahon lui-même a traité du christianisme et du pacifisme en rapport avec son identité nationale, ou non.

Influences McCahon a développé sa propre version de l'expressionnisme, sous l'influence à la fois de Robert Nettleton Field (1899-1987) et de l'expressionnisme allemand. À l'école d'art de Dunedin, il a rencontré (1909–1989), Doris Lusk, sa future épouse Anne Hamblett et Patrick Hayman. McCahon, Lusk et Hamblett, et dans une moindre mesure Hayman, ont été par la suite salués par le critique J. D. Charlton Edgar (1903–1976) comme .

Durant sa visite aux États-Unis en 1958, McCahon a vu pour la première fois pour de vrai des peintures de Barnett Newman, Kazimir Malevich, Jackson Pollock, Mark Rothko, Piet Mondrian et Willem de Kooning. Il a été frappé par leur présence physique : des œuvres de Pollock, il a déclaré qu'elles étaient . Il a aussi été influencé par les installations d'Allan Kaprow et la sensation de traverser une œuvre plutôt que de passer simplement devant. Après ce voyage, sa perception de l'espace et des proportions a été modifiée, notamment dans , formé de huit panneaux monocouches sur toile hauts de presque .

Paysages

Un thème permanent de l'art de McCahon est l'exploration du religieux. Ses paysages, en particulier, sont imprégnés d'un sens du spirituel. Plus ouvertement encore, il situe souvent des scènes de la Bible dans la Nouvelle-Zélande contemporaine. Son tableau (1949, collection de la Bibliothèque de Dunedin , 1946-1949, sur The Colin McCahon database and Image Library.) est la réalisation d'une vision d'enfance inspirée par la péninsule d'Otago.

Le Musée de la Nouvelle-Zélande (Te Papa Tongarewa) décrit ses paysages comme .

Peintures de Muriwai Dans la série , McCahon représente la côte de Muriwai comme un lieu de nourriture spirituelle.

Mots Les grands formats des combinent les penchants de McCahon pour la religion et l'abstraction. Il a commencé à introduire des mots dans ses œuvres dans les années 1940, une évolution souvent critiquée par le public, mais qu'il estimait nécessaire pour communiquer directement avec ceux qui regardent son art.

Mc Cahon aujourd'hui

La maison de McCahon à Titirangi est aujourd'hui un petit musée consacrée au peintre et à sa famille. Elle est entourée de grands kaoris (au moins pour une banlieue). Sur le même terrain se trouve une maison-atelier qui accueille chaque année trois artistes en résidence, chacun pendant trois mois.

Le Stedelijk Museum d'Amsterdam lui a consacré en 2002 une grande rétrospective en le présentant comme .

En 2004, a produit un documentaire à son sujet, , réalisé par .

Notes et références

Bibliographie , "The Message As Art: An Exploratory Catechism of McCahon Word Painting" in Art Words Ho! 1989, . Gordon H. Brown, Colin McCahon: Artist. Reed Books, rev. ed. 1993. Gordon H. Brown, Towards A Promised Land: On the Life and Art of Colin McCahon. Auckland University Press, 2010. Agnes Wood, Colin McCahon: The Man and the Artist. David Ling Publishing Ltd, 1997.

Liens externes

The Colin McCahon database and Image Library Colin McCahon sur le site du Musée de la Nouvelle-Zélande

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