Nonuple champion du monde en titre, c'est en 2013 que Sébastien Loeb entame concrètement sa retraite du monde des rallyes, limitant son engagement en WRC à quatre épreuves lorsque son emploi du temps le lui permet. Le pilote alsacien est alors pleinement focalisé sur sa reconversion dans l'univers des circuits, multipliant les expériences et saisissant toutes les occasions se présentant à lui dans le but de préparer le débarquement de Citroën dans le championnat WTCC à compter de 2014. Il participe ainsi au sein de sa propre écurie à l'intégralité des FIA GT Series, compétition succédant au défunt Championnat du monde FIA GT1. Associé au pilote portugais Álvaro Parente, il y remporte le plus grand nombre de victoires de la saison en dépit de nombreux problèmes ayant affecté sa réussite. Il marque enfin la sphère médiatique en améliorant significativement le record de la course de côte de Pikes Peak pour le compte de Peugeot, devenant le premier pilote à descendre sous la barre des neuf minutes.
Championnat du monde des rallyes thumb|right|Le , lors d'une conférence de presse organisée au Mondial de l'automobile de Paris, Sébastien Loeb annonce qu'il ne courra pas pour un dixième titre de champion du monde des rallyes en 2013.
Le , estimant n'avoir plus rien à prouver en rallye, Sébastien Loeb annonce dans le cadre du Mondial de l'automobile de Paris qu'il ne sera pas candidat à sa succession lors du championnat WRC 2013, déclinant ainsi la possibilité offerte par son contrat d'effectuer une dernière saison optionnelle. Les raisons invoquées par l'Alsacien pour justifier cette décision, fruits d'une réflexion entamée cinq années plus tôt, vont de la lassitude grandissante vis-à-vis de la discipline qui l'aura vu couronner neuf fois au besoin de passer plus de temps avec sa famille : . Ce retrait anticipé lui permet dans un second temps de concrétiser ses désirs de reconversion sur circuit exprimés depuis plusieurs années. Il annonce ainsi la poursuite de sa collaboration sportive avec Citroën dans le cadre du débarquement de la marque aux chevrons en Championnat du monde des voitures de tourisme à compter de 2014. L'année 2013 doit quant à elle lui permettre de multiplier les expériences sur circuit, dont un programme complet en FIA GT Series, afin de préparer son nouveau challenge. Ses apparitions en WRC s'en retrouvent ainsi drastiquement réduites en fonction des disponibilités de son agenda, seuls trois à cinq rallyes étant évoqués dans un premier temps. Pour pallier le départ de son pilote emblématique, Citroën entend s'appuyer sur Mikko Hirvonen en tant que nouvelle figure de proue et rappelle l'ancien titulaire Dani Sordo, sans volant à la suite du retrait de l'équipe Mini. Le championnat du monde connaît également d'autres bouleversements significatifs avec l'arrivée de Volkswagen et son budget de fonctionnement conséquent de près de cent millions d'euros, quand dans le même temps la structure M-Sport de Malcolm Wilson perd définitivement le support officiel du constructeur américain Ford .
Rallye Automobile Monte-Carlo thumb|right|La livrée des Citroën DS3 WRC engagées en 2013 par la marque aux chevrons marque le remplacement de Red Bull, sponsor titre des saisons précédentes, par les couleurs d'Abu Dhabi, dont le partenariat noué avec le constructeur français devait permettre la poursuite de son engagement en WRC.
Sébastien Loeb effectue la première de ses piges en WRC dans le cadre du rallye Monte-Carlo, manche d'ouverture de la saison. Sixtuple vainqueur de l'épreuve et sans pression vis-à-vis du championnat, il avoue s'attendre à des conditions météorologiques délicates au vu des données recueillies lors des reconnaissances. De retour en catégorie reine au volant de la nouvelle Volkswagen Polo R WRC développée à grands moyens pendant un an sur tous les terrains du mondial, Sébastien Ogier signe le premier scratch et se hisse en tête dès le coup d'envoi. Le rallye subit alors ses plus fortes chutes de neige depuis l'édition 2000, rendant les conditions d'adhérence précaires et instables. Loeb réagit aussitôt en s'imposant dans les trois autres spéciales comptant pour la première étape, mettant rapidement un terme au duel annoncé entre les deux hommes en établissant une marge supérieure à la minute au moment de rejoindre le parc fermé : . L'épreuve est également marquée par des problèmes manifestes dans le chronométrage des différents concurrents, trouvant leur origine dans le commissionnement d'un nouveau prestataire par la FIA et rendant la quasi-totalité des temps intermédiaires erronés. Devant la dégradation continue des conditions de route et l'apparition d'un phénomène de balayage induit par l'accumulation de neige, l'Alsacien relâche en partie son rythme et assure ses trajectoires dès l'entame de la seconde journée de course. Il signe malgré tout deux fois le chrono de référence dans les secteurs de l'après-midi et accroît son avance en tête du classement : . Il poursuit son effort le lendemain et procède à des montages de pneus croisés originaux, accentuant l'écart acquis sur Ogier à près de deux minutes avant le coup d'envoi de la dernière étape et la traversée du Col de Turini : . C'est lors de cette dernière journée de course que les conditions de route atteignent leur paroxysme. Recouverte de neige fondue réduisant le grip des voitures à néant, la première spéciale de l'étape fut à ce titre emblématique en imposant des vitesses moyennes de passage inférieures à celles pratiquées lors des reconnaissances : . Trois pilotes de tête, dont Jari-Matti Latvala et Juho Hänninen, partiront à la faute dans ce secteur. Loeb parvient à éviter les pièges tout en conservant un rythme suffisant pour assurer sa première place avant que les deux derniers tronçons disputés de nuit ne soient annulés en raison de l'impossibilité pour les ouvreurs d'emprunter la route de Sospel conduisant à la zone concernée, envahie par les spectateurs. Rejoignant sans encombre le point d'arrivée situé dans le port de Monaco, il remporte l'épreuve pour la septième fois de sa carrière : . Anticipant d'éventuelles rumeurs, il confirme aussitôt que ce nouveau succès ainsi que la place de numéro un mondial qui lui est associée ne remet pas en question sa décision de quitter le monde du rallye, privilégiant ainsi son programme de reconversion sur circuit .
Étape Jour Heure Nom Distance Temps Étape 1 16 jan SS1 9 h 03 Le Moulinon - Antraigues 1 27 min 35 s 5 SS2 10 h 21 Burzet - St. Martial 1 25 min 02 s 7 SS3 14 h 21 Le Moulinon - Antraigues 2 25 min 16 s 2 SS4 15 h 39 Burzet - St. Martial 2 21 min 54 s 6 Étape 2 17 jan SS5 9 h 33 Labatie d'Andaure - Lalouvesc 1 14 min 27 s 7 SS6 10 h 14 St. Bonnet - St. Julien-Molhesabate - St. Bonnet 1 18 min 22 s 8 SS7 11 h 37 Lamastre - Gilhoc - Alboussière 1 17 min 09 s 9 SS8 14 h 50 Labatie d'Andaure - Lalouvesc 2 13 min 10 s 1 SS9 15 h 31 St. Bonnet - St. Julien-Molhesabate - St. Bonnet 2 17 min 46 s 6 SS10 16 h 54 Lamastre - Gilhoc - Alboussière 2 15 min 43 s 0 Étape 3 18 jan SS11 9 h 08 St. Jean-en-Royans - La Cime du Mas 20 min 17 s 9 SS12 13 h 31 St. Nazaire-le-Désert - La Motte-Chalancon 15 min 37 s 0 SS13 15 h 29 Sisteron - Thoard 24 min 17 s 9 Étape 4 19 jan SS14 15 h 11 Moulinet - La Bollène-Vésubie 1 24 min 49 s 6 SS15 15 h 54 Lantosque - Lucéram 1 15 min 16 s 9 SS16 17 h 12 Moulinet - La Bollène-Vésubie 2 22 min 08 s 8 SS17 20 h 58 Moulinet - La Bollène-Vésubie 3 Spéciales annulées SS18 21 h 41 Lantosque - Lucéram 2 (Power Stage)
61st Rally Sweden En choisissant de participer au rallye de Suède, unique manche disputée sur neige du calendrier, Sébastien Loeb souhaite se lancer un défi personnel sur la surface qu'il maîtrise le moins et dans une épreuve où il manqua souvent de réussite au cours de sa carrière : . Il décrit avant le coup d'envoi le rôle crucial des reconnaissances en raison des conditions météorologiques modifiant d'année en année la couche de poudreuse et donc la prise de notes. Pour cet ultime rallye précédant un premier éloignement du championnat WRC, il évoque à plusieurs reprises sa lassitude de la discipline, trop chronophage pour un père de famille, ainsi que son impatience à entamer sa reconversion sur circuit. L'Alsacien rate sa manche qualificative, héritant en conséquence d'un ordre de passage pénalisant dans les spéciales. Pensant que ce manque de performance trouvait son origine dans des réglages inadaptés de sa Citroën DS3 WRC, il demande à ses ingénieurs d'en modifier le Set-Up avant l'entame de la première étape. Cette décision engendre un comportement trop sous-vireur de sa voiture qui, couplé au balayage subi par rapport à ses principaux adversaires, lui coûtent un temps significatif. La sortie de route précoce de Mikko Hirvonen lui impose quant à elle une charge supplémentaire en le désignant comme seul pilote à pouvoir encore marquer des points pour le compte de la marque aux chevrons. Il parvient à limiter les dégâts en accrochant sur le fil la seconde position du général au soir de la première journée mais accuse un déficit de plus de trente secondes sur le leader Sébastien Ogier : . Profitant de conditions de route désormais similaires à celles de ses rivaux et d'une DS3 réajustée, le champion du monde signe ses premiers scratchs et commence à réduire progressivement le retard accumulé sur le Gapençais, dont la Polo R démontre un niveau de performance manifeste en dépit de son jeune âge. Il rejoint le parc fermé de fin d'étape avec un écart contracté d'une demi-douzaine de secondes : . Bien qu'estimant la victoire hors de portée à la régulière, Loeb poursuit son effort au coup d'envoi de la dernière étape et parvient à faire tomber l'écart le séparant d'Ogier à vingt secondes en monopolisant le haut de la feuille des temps. Il relâche finalement son rythme après l'assistance de mi-journée en raison de l’insuffisance de la distance restante à parcourir ainsi que de la nécessité d'assurer les points Constructeurs pour Citroën Racing : .
Étape Jour Heure Nom Distance Temps Étape 1 7 fév SS1 20 h 04 Super Special Stage Karlstad 1 1 min 34 s 5 8 fév SS2 8 h 39 Lesjöfors 1 9 min 19 s 3 SS3 9 h 33 Värmullsåsen 1 13 min 53 s 2 SS4 10 h 43 Vargåsen 1 13 min 49 s 1 SS5 13 h 21 Lesjöfors 2 9 min 05 s 9 SS6 14 h 15 Värmullsåsen 2 13 min 41 s 3 SS7 15 h 25 Vargåsen 2 13 min 32 s 0 SS8 19 h 00 Super Special Stage Karlstad 2 1 min 36 s 2 Étape 2 9 fév SS9 8 h 47 Sägen 1 7 min 09 s 5 SS10 9 h 52 Fredriksberg 1 10 min 24 s 8 SS11 10 h 39 Rämmen 1 11 min 42 s 6 SS12 11 h 20 Hagfors Sprint 1 1 min 58 s 1 SS13 13 h 38 Sägen 2 7 min 00 s 2 SS14 14 h 43 Fredriksberg 2 10 min 19 s 0 SS15 15 h 30 Rämmen 2 11 min 43 s 3 SS16 16 h 11 Hagfors Sprint 2 2 min 00 s 7 Étape 3 10 fév SS17 7 h 54 Mitandersfors 14 min 00 s 1 SS18 9 h 11 Finnskogen 1 9 min 00 s 0 SS19 10 h 06 Kirkener 1 5 min 42 s 7 SS20 11 h 19 Kirkener 2 5 min 42 s 8 SS21 11 h 54 Finnskogen 2 9 min 07 s 9 SS22 14 h 12 Torsby (Power Stage) 10 min 00 s 5
33º Philips LED Rally Argentina thumb|right|Six mois après sa dernière participation à une manche terre du championnat WRC, Sébastien Loeb remporte une huitième victoire consécutive au rallye d'Argentine après avoir poussé son compatriote Sébastien Ogier dans ses retranchements.