Souday est une commune historique du Loir-et-Cher (région Centre-Val de Loire), reléguée au statut de commune déléguée depuis 2018 et la fusion administrative avec les communes voisines d'Arville, Oigny, Saint-Agil et Saint-Avit afin de créer la commune nouvelle de Couëtron-au-Perche, dont Souday est le chef-lieu..

Ses habitants s'appellent les Soudaysiennes et les Soudaysiens. Géographie Localisation Souday se trouve dans la région naturelle du Perche.

Toponymie Au Moyen Âge, le village est appelé, en bas latin, Soldiaco, de solidus, adjectif pris comme gentilice, suivi du suffixe -acus, indiquant le « domaine appartenant à ». La première remonte à 1036 (Vosus de Solday), dans le cartulaire de Saint-Calais.

Histoire Le fief de Souday appartenait au à une noble famille nommée Le Gallois. L'un de ses membres, messire Tribouillard de Souday, vassal de Jeanne de PenthièvreJeanne de Bretagne dame de Cassel et de Montmirail au Perche, se distingua par ses violences à Melleray et surtout pendant la guerre de Cent Ans. Il eut la garde du château de Montmirail et fut pris à la bataille de Poitiers en 1356 La recluse Renée de Vendomois par la Revue historique et archéologique du Maine 1892 (T1) pages 54 à 83 et 202 à 217 à lire en ligne sur gallica.bnf.fr.Le château-manoir de Souday, appelé château de la Cour, passa par héritage à la Maison de Saint-Berthevin.

C'est ainsi qu'au début du règne de Louis XI, Souday avait pour seigneur Jean II de Saint-Berthevin, écuyer, fils de Jean de Saint-Berthevin et Jacquette de Vassé. Celui-ci épousa en premières noces Jeanne de Tucé, veuve de Guillaume de Chaources, seigneur de Clinchamp avec laquelle il eut 1 fils et 1 fille. Guillaume de Saint-Berthevin qui épousera Catherine de La Tour fille de Raoulet, seigneur de Glatigny et Catherine de Saint-Berthevin qui épousera François de Mesenge, fils de René, seigneur de Saint-Paul-le-Gaultier. Jeanne de Tucé décéda en 1474.Jean II de Saint-Berthevin, qui avait passé la quarantaine, fit la connaissance d'une dame nommée Renée de Vendômois, âgée de 16 ans, qui habitait La Tibonnelière. Renée de Vendômois était la fille d'Hamelin de Vendômois et la nièce de Jeanne de Vendômois qui avait épousé en secondes noces Gervais de Ronsard, seigneur de La Poissonnière après avoir vécu en adultère avec Jean de Bourbon-Carency qu'elle finit par épouser en 1420.

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Entre le et le , plus de réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant Franco, arrivent en Loir-et-Cher. Devant l'insuffisance des structures d'accueil (les haras de Selles-sur-Cher sont notamment utilisés), 47 villages sont mis à contribution., dont Souday. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants, sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré. Au printemps et à l'été, les réfugiés sont regroupés à Bois-Brûlé (commune de Boisseau).

Politique et administration Liste des maires

Depuis 2018 et la création de Couëtron-au-Perche, le maire élu à Souday est maire délégué au maire de la commune nouvelle.

Population et société Démographie

Pyramide des âges en 2007

La population est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (31,6 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (26,3 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine est supérieure à la population féminine (50,7 % contre 48,4 % au niveau national et 48,6 % au niveau départemental).

La répartition de la population par tranches d'âge est, en 2007, la suivante : 50,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 17,9 %, 15 à 29 ans = 11,7 %, 30 à 44 ans = 22,3 %, 45 à 59 ans = 18,3 %, plus de 60 ans = 29,7 %) ; 49,3 % de femmes (0 à 14 ans = 17 %, 15 à 29 ans = 11,3 %, 30 à 44 ans = 20,4 %, 45 à 59 ans = 17,7 %, plus de 60 ans = 33,5 %).

Économie

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments Église Saint-Pierre de Souday des qui fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le . Elle renferme : 1 : Statue : pape du , qui fait l’objet d’un classement au titre objet des monuments historiques depuis le . 2 : Statue : saint Jean-Baptiste du , qui fait l’objet d’un classement au titre objet des monuments historiques depuis le . 3 : Statue : saint Pierre du qui fait l’objet d’un classement au titre objet des monuments historiques depuis le . Château de la Cour. L'ancienne Cour de Souday, entourée des eaux du Couëtron, n'était pas une de ces imposantes forteresses dont nous entretiennent les chroniqueurs, que l'on assiégeait et que l'on défendait avec acharnement dans les guerres civiles et dans les guerres d'invasion. Ce serait une erreur de supposer que tout gentilhomme avait un donjon, ceint de deux ou trois fossés, et de hautes tours à sa demeure. Les châteaux forts étaient l'exception. Le manoir de Jean de Saint-Berthevin, comme les autres gentilhommières, était construit sur le plan d'une vaste ferme et il est facile de le reconstituer d'après des données générales. Un grand portail, presque toujours surmonté d'une chambre, au-dessus duquel se détachait en relief l'écusson du seigneur, donnait accès à une cour carrée, entourée d'écuries, vacheries, bergeries, pressoirs, chapelle et autres bâtiments. Au fond, s'élevait l'habitation du maître qui se composait ordinairement d'une cuisine, d'un cellier, d'une grande salle au rez-de-chaussée et de quelques chambres avec garde-robe au premier étage. Le mobilier des chambres principales consistait en un lit à dais tendu de serge rouge, jaune ou verte, parfois rehaussé de broderies et de bordures de soie, avec une ou deux tables, des chaises à dossier et des bahuts servant à la fois de coffres et de sièges. Les murs étaient couverts de tapisseries de Flandre ou de Turquie et des nattes cachaient le pavé. La garde-robe renfermait d'autres bahuts et des armoires qui contenaient le linge, les vêtements et le meuble indispensable, la chaise de nécessité. Dans la chambre du seigneur, on remarquait, outre le mobilier, des épées et des dagues avec leurs fourreaux de velours. La salle principale, au rez-de-chaussée, où maîtres et serviteurs se réunissaient pour les repas, était décorée d'arbalètes, de pistolets, d'arquebuses, de javelines et de vouges de guerre. Ces demeures simples, défendues soit par des fossés, soit par des bras de rivière comme à la Cour, abritaient pourtant de nobles personnages, chevaliers et écuyers. À l'instar de leurs puissants suzerains qui menaient grand train dans leurs châteaux aux robustes murailles, les gentilshommes campagnards avaient pennons et bannières, écussons sur leurs cottes d'armes et sur les robes de leurs femmes, portaient l'armure et conduisaient souvent à la bataille une compagnie d'écuyers.

Personnalités liées à la commune Guillaume du Bellay (1491-1543), historien français, y est né. Jean du Bellay (1498-1560), ecclésiastique et diplomate français, y est né. Louis François René de Courtarvel (1759-1841), officier général et homme politique né à Souday, député du Loir-et-Cher de 1821 à 1827. Jérôme-Ludovic-Marie de Solages (1862-1927), Président de la Société des Mines de Carmaux, député de la IIe circonscription d'Albi, Tarn, opposant politique de Jean Jaurès, propriétaire du château de la Cour.

Héraldique

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liste des anciennes communes de Loir-et-Cher

Liens externes

Notes et références Notes

Références

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