La bataille de Baza se déroule le à Baza, en Espagne, dans le cadre de la guerre d'indépendance espagnole. Elle oppose la cavalerie franco-polonaise du général Jean-Baptiste Milhaud aux troupes espagnoles du général Joaquín Blake y Joyes. L'affrontement se solde par une victoire française.
L'occupation de l'Andalousie par l'armée du roi Joseph Bonaparte en 1810 a notablement accru la sphère d'influence des troupes françaises. Dans leur secteur, les trois corps d'armée du maréchal Soult doivent s'opposer à des incursions maritimes et terrestres des forces anglo-espagnoles. À Baza, une colonne espagnole est ainsi refoulée par la cavalerie française avec une perte de hommes.
Contexte Les 18 et , l'armée espagnole du général Aréizaga est écrasée par les forces françaises du maréchal Soult à la bataille d'Ocaña. Cette défaite d'importance est suivie une semaine plus tard par une nouvelle déroute espagnole à Alba de Tormes. Alors que les Espagnols tentent péniblement de reconstituer une armée pour défendre le sud du pays, le roi Joseph Bonaparte prend les devants en ordonnant l'occupation de l'Andalousie, dont il souhaite s'emparer des riches terres afin de renflouer ses caisses presque vides.
Dans le camp impérial, l'opération mobilise les , et corps d'armée. Le du maréchal Victor compte, en , trois divisions d'infanterie, une division de dragons et une brigade de cavalerie légère, pour un total de près de hommes. Le , commandé par le général de division Sébastiani peut aligner environ hommes, répartis entre deux divisions d'infanterie, une division de dragons et une brigade de cavalerie légère. Enfin, le , sous les ordres du maréchal Mortier, est fort de deux divisions d'infanterie et une division de cavalerie, totalisant hommes. Le roi Joseph dispose en outre de troupes de réserve se montant à hommes.
L'Andalousie est rapidement envahie par les troupes françaises au cours des mois de janvier et . Toutefois, en dépit de leur célérité, ces dernières échouent à prendre Cadix qui s'organise pour résister aux Français ; de fait, la place demeure inviolée jusqu'au départ des assiégeants le . Peu après, Napoléon désigne le maréchal Soult pour commander les forces françaises en Andalousie. Rapidement confronté à la difficulté de défendre cette région soumise à différentes menaces, ce dernier déploie le de Mortier au nord-ouest, à la frontière portugaise, et le en lisière de la province de Murcie à l'est. Le de Victor est, quant à lui, maintenu devant Cadix. Cela n'empêche pas les Anglo-Espagnols, forts de leur maîtrise de la mer, de débarquer régulièrement des troupes afin de mener des raids terrestres sur les positions françaises du littoral. Le , un de ces raids est mis en échec par un contingent polonais à la bataille de Fuengirola.
Déroulement de la bataille
Prélude
vignette|alt=Portrait d'un général français devant l'affût d'un canon, regard vers la gauche, avec ses décorations.|Le général Jean-Baptiste Milhaud, le vainqueur de Baza (tableau de Charles Verhulst, 1808).
En , le de Sébastiani se présente devant Murcie. La cité, pourvue de solides fortifications, est occupée par les troupes espagnoles du général Joaquín Blake y Joyes. Le général français apprend sur ces entrefaites que deux petits ports andalous sont tombés aux mains des guérilleros espagnols qui menacent à présent Grenade ; il renonce alors au siège prévu pour se porter au secours de cette ville..
Après plusieurs semaines d'hésitation, Blake pénètre en Andalousie le avec fantassins et environ cavaliers. Atteignant Cúllar le 3, il commet l'erreur de disperser ses troupes et laisse camper son avant-garde, forte de soldats, à proximité de Baza dans la soirée. Les hommes de son arrière-garde stationnent à Cúllar tandis que le reste de l'armée prend position entre ces deux villages. Ayant eu vent de la marche de Blake, la cavalerie française du général Jean-Baptiste Milhaud se dirige également vers Baza où elle fait sa jonction, dans la matinée du , avec fantassins français déjà présents dans la localité.
Forces en présence et combat
Ces fantassins font partie de la brigade du général Jean-Pierre-Antoine Rey, appartenant au corps de Sébastiani. Ils se répartissent en un bataillon du de ligne et trois bataillons du de ligne. La division de cavalerie de Milhaud se compose quant à elle de sabres des , , , et dragons ainsi que du régiment des lanciers polonais de la Vistule, auxquels s'ajoutent deux batteries d'artillerie à cheval. L'effectif global des Impériaux s'élève donc à hommes. Du côté espagnol, en dehors de l'infanterie et de la cavalerie déjà évoquées, Blake dispose de 12 pièces d'artillerie.
Déployée des deux côtés de la route principale, la cavalerie de Milhaud charge son homologue espagnole et la met en déroute. Dans sa fuite, celle-ci jette le désordre parmi les fantassins de Blake qui ne sont pas en mesure de s'opposer efficacement à l'attaque de leurs adversaires. Sous les coups des dragons français et des lanciers polonais, l'infanterie espagnole se désagrège et de nombreux fuyards sont sabrés ou capturés au cours de la poursuite. Les vainqueurs ne s'arrêtent qu'en présence du gros des troupes espagnoles, déployé sur un terrain peu propice à l'évolution de la cavalerie. Constatant la défaite de son avant-garde, Blake ordonne immédiatement la retraite sur Cúllar.
Conséquences L'affaire de Baza coûte aux Espagnols 500 tués ou blessés, prisonniers et six canons. Milhaud ne déplore pour sa part que 200 hommes hors de combat. Après cet échec, Blake regagne Murcie et s'y enferme pour le restant de l'année.
Bibliographie
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Notes et références
Catégorie:Bataille de 1810 Catégorie:Bataille de la guerre d'indépendance espagnole Catégorie:Bataille impliquant l'Espagne Catégorie:Novembre 1810