Amilly est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire.

Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par le fossé de la Vieille Butte et par quelques petits cours d'eau.

Classée bourg rural, elle fait partie de l'aire d'attraction de Chartres et compte en , après avoir connu une hausse démographique soutenue depuis 1962.

Géographie Localisation Amilly est établie sur le plateau de Beauce, à à l'ouest de Chartres. Son altitude varie entre et , dans un paysage de grandes cultures caractéristique de la région.

Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de sept communes. Il est notamment limitrophe de celui de Fontenay-sur-Eure au sud, dont le territoire descend dans la vallée de l'Eure.

Hydrographie Le réseau hydrographique de la commune appartient au bassin hydrographique Seine-Normandie, via le bassin de l'Eure. Le territoire est drainé par le fossé de la Vieille Butte et par quelques petits cours d'eau intermittents.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid (). Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Champhol à à vol d'oiseau, est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Urbanisme Typologie Au , Amilly est catégorisée bourg rural, selon la grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine.

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Chartres, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (95 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (95,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (95 %), zones urbanisées (5 %), forêts (0,1 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..

vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Lieux-dits et écarts Le territoire communal comprend plusieurs lieux-dits : Mondonville, Dondainville, la Grande Cave, la Noue, le Croc, Ouerray.

Voies de communication et transports Réseau routier La commune est traversée par la RN 123, rocade sud de Chartres, et par la RD 923 (ancienne RN 23) en direction de Nogent-le-Rotrou. Ces deux axes se rejoignent sur le territoire d'Amilly en un carrefour giratoire commun avec la RN 1154 et la RD 7023.

Desserte ferroviaire

La gare d'Amilly-Ouerray est desservie par les trains du réseau TER Centre-Val de Loire sur la ligne Chartres – Nogent-le-Rotrou, avec des prolongements vers Paris-Montparnasse et, via TER Pays de la Loire, vers Le Mans. La gare, construite en 1913., a vu son service voyageurs suspendu le à la suite d'un accident mortel survenu au passage à niveau attenant ; la gare a été rouverte en décembre 2013.

Risques naturels et technologiques Le territoire de la commune d'Amilly est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..

Risques naturels Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d'être affectées par le risque d'inondation par débordement de cours d'eau et par ruissellement et coulée de boue. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1999, 2000, 2001 et 2018, partie 1 — chapitre Risque inondation..

vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux d'Amilly. Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des mouvements de sols liés à la présence d'argile, des affaissements et effondrements liés aux cavités souterraines (hors mines) et des effondrements généralisés, chapitre Mouvements de terrain.. L'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune..

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d'alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 42,9 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (52,8 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, 578 sont en aléa moyen ou fort, soit 70 %, à comparer aux 70 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait-gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989 et par des mouvements de terrain en 1999.

Risques technologiques Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est en effet susceptible d'avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu'à , selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d'urbanisme peuvent être préconisées en conséquence, chapitre Risque transport de matières dangereuses..

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous la forme Amilli en 1120 dans le cartulaire de l'abbaye Notre-Dame de Josaphat. L'apparition du toponyme en 1230 dans une charte de l'abbaye de Saint-Chéron, sous l'expression Amilliacum Villa, permet de penser qu'il dérive probablement d'un anthroponyme gallo-romain Aemilius, suivi du suffixe gaulois -acum. Le domaine, à l'origine une villa au sens antique de vaste propriété agricole, aurait appartenu à un dénommé Amillius ou Aemillius.

Jusqu'à la Révolution française, la paroisse est désignée sous le vocable de son église, Saint-Pierre-Saint-Paul-d'Amilly ; le nom se stabilise ensuite sous la forme Amilly, l'orthographe étant encore variable à l'époque.

Une forme ancienne du nom du hameau de Mondonville est attestée sous l'expression Mumdumvilla que est juxta Carnotensem villam en 1144Métais (abbé), cartulaire de Notre-Dame de Josaphat (1912), t. 1, p. 170, §CXXXIII.. Selon la tradition locale, les hameaux de Dondainville et de Mondonville tiendraient leur nom de deux sœurs de saint Aignan, Donde et Monde, dont les terres auraient été léguées au chapitre de la cathédrale de Chartres.

Histoire vignette|Plaque à la mémoire des aviateurs américains morts à Amilly le .

Moyen Âge Le domaine passe pour l'essentiel sous l'autorité du chapitre de la cathédrale Notre-Dame de Chartres, qui fait édifier l'église paroissiale aux . Au Moyen Âge, la commune, alors peuplée d'environ 300 habitants, compte trois seigneuries : Amilly-bourg, tenue par la famille de Guyard ; Ouerray, le plus grand hameau, tenu par la famille de Poullard jusqu'à son extinction au ; et Dondainville, dont le fief, attesté au , revient à la famille Dumoutier de Dondainville jusqu'en 1843.

Temps modernes La commune est traversée par le chemin de Sully, voie aménagée en 1607 pour permettre au ministre d'Henri IV de rejoindre son château de Villebon ; ce chemin, progressivement abandonné, n'est plus identifiable aujourd'hui que par quelques tronçons.

Révolution française et Empire En 1789, les habitants d'Amilly se réunissent à l'église pour rédiger leur cahier de doléances, portant principalement sur la baisse des impôts, l'égalité devant la loi et la simplification administrative. L'église est ensuite fermée et vandalisée durant la période de la Terreur.

Époque contemporaine Le village, qui compte 385 habitants en 1789, se développe autour d'un vaste carrefour au tissu urbain lâche. Entre 1840 et 1860, de nombreuses maisons de silex aux encadrements de brique caractéristiques sont construites. Après la défaite de Sedan, les troupes prussiennes entrent à Amilly le 22 octobre 1870 et y installent un cantonnement de près de (pour environ 400 habitants) jusqu'en mars 1871.

Le 20 septembre 1900, la commune accueille la Grande Revue militaire, point final de grandes manœuvres de l'armée française rassemblant environ et , en présence du président de la République Émile Loubet. La gare d'Amilly-Ouerray est construite en 1913, l'électricité arrive en 1921, le téléphone en 1930 et le réseau d'eau potable, avec ses châteaux d'eau, est inauguré en 1936.

Le village est évacué le 14 juin 1940 ; les habitants ne reviennent que quelques jours après l'armistice. Le , un Boeing B-17 abattu lors du bombardement de la base aérienne 122 Chartres-Champhol s'écrase avec son équipage sur le territoire de la commune. Amilly est libérée le 15 août 1944 par les blindés américains du général Patton venant de Courville.

À partir des années 1960, la commune connaît une forte croissance démographique et urbaine : elle dépasse le millier d'habitants dès 1972, puis atteint environ dans les années 1980 avec la construction de nouveaux quartiers, d'un centre commercial et d'une salle polyvalente. L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul fait l'objet d'une importante restauration entre 1999 et 2000 ..

Politique et administration Découpage territorial Amilly relève de la région Centre-Val de Loire, du département d'Eure-et-Loir, de l'arrondissement de Chartres et du Canton de Lucé.

Administration municipale

Réélu le 20 mars 2026 en tête d'une liste unique, Ensemble pour l'avenir d'Amilly, Denis-Marc Sirot-Foreau entame un nouveau mandat courant jusqu'en 2032.