Le barrage de Bergerac, parfois appelé barrage de Salvette, ou barrage de Grand-Salvette, est situé en France sur la Dordogne, dans le département du même nom, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie Le barrage de Bergerac retient les eaux de la Dordogne à Bergerac, dans le quartier Salvette, qui est à l'origine de ses autres noms moins usités de barrage de Salvette, ou de Grand-Salvette. Sur ce cours d'eau, c'est la retenue la plus en aval. Il est implanté moins de en amont du confluent du Caudeau et de la DordogneLe Caudeau sur le site de la Ville de Bergerac (archive), consulté le 25 avril 2015..

Il est exploité pour la production d'électricité par EDF, dont la concession est prévue jusqu'en 2041Sur place, en rive droite, panneau « Bienvenue sur l'aménagement hydroélectrique EDF de Bergerac », vu le 7 septembre 2014.. L'usine hydroélectrique, modeste, se situe en rive droite.

Historique Initialement, il est construit à partir de 1839 pour créer un plan d'eau et faciliter le trafic des gabares dans le port de Bergerac, en leur offrant une profondeur d'eau plus importante et régulière, rehaussée de Grégoire Morizet, « A l'ombre du barrage », Sud Ouest édition Périgueux, 7 octobre 2016, ..

Sa mise en service s'effectue en 1852Barrage éclusé de Bergerac sur le site du Pays de Bergerac, consulté le 25 avril 2015.. Une écluse en permet le franchissement en rive droite.

Avec l'arrivée du chemin de fer, le trafic des marchandises par bateau sur la Dordogne périclite dans la seconde moitié du , et la navigabilité en amont de Bergerac cesse en 1926Rivière Dordogne sur le site du projet Babel, consulté le 25 avril 2015..

L'utilisation du barrage de Bergerac pour l'énergie date de 1966, l'écluse étant remplacée par une usine hydroélectrique.

Technique Ce barrage « au fil de l'eau » se compose d'une digue large de pour une hauteur de .

Relativement modeste, sa puissance totale installée est de , permise par le fonctionnement de deux turbines de type « bulbe horizontal ».

Environnement Pour faciliter la migration des poissons (aloses, lamproies et saumons Arrêté préfectoral de la Dordogne portant conservation du biotope du saumon, de la Grande Alose "Alosa Alosa", alose Feinte "Alosa fallax", lamproie fluviatile "Lampetra fluviatillis", lamproie Marine "Petromyzon Marinus" constitué par l'ensemble du cours de la Rivière Dordogne dans le Département sur le site de l'INPN, consulté le 21 mars 2015.), une échelle à poissons est construite en rive droite dès 1855, puis améliorée en 1872 et 1887. En 1984, l'ouvrage est équipé d'une passe à bassins successifs longue de plus de qui en fait à l'époque la plus longue d'EuropePanneau d'EDF « Franchir la digue de Bergerac - La passe à poissons », vu le 7 septembre 2014 sur le site du barrage de Bergerac.. Afin d'en améliorer son efficacité en période de faibles débits, la passe est encore modifiée en 2009-2010 et un système spécifique pour la montaison des jeunes anguilles est installé en rive gauchePanneau d'EDF « L'anguille à Bergerac - Du sur mesure pour un migrateur à part », vu le 7 septembre 2014 sur le site du barrage de Bergerac..

Projet Pour faciliter la continuité écologique, un projet de rivière artificielle contournant le barrage appelé « stade d'eaux vives », ou « parcours d'eau vive », ou « rivière d'eau vive nature », a été initié par le conseil départemental de la Dordogne en 2022Thomas Jonckeau, « Rivière d'eau vive : où en est le projet ? », Sud Ouest édition Dordogne, , .. Son coût, initialement estimé à dix millions d'euros, a très fortement augmenté et se monte en à d'euros. Le marché public pour sa maîtrise d'œuvre a été lancé le .

Galerie

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie Jean-Philippe Brial Fontelive, Le Grand Salvette, Histoire du barrage éclusé de Bergerac, du Grand Salvette, 2016, 173

Liens externes

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