L'usage du français dans les publications scientifiques fait référence à la représentation de la langue française dans le monde de la recherche, et la problématique liée à la place de cette langue depuis la domination de l'anglais à partir de la deuxième moitié du , dans les publications universitaires et académiques de la francophonie.

Histoire Origines En Europe, au Moyen Âge, les livres scientifiques sont écrits presque exclusivement en latin. Il y a quelques exceptions, par exemple avec Oresme.

À la Renaissance, le français se développe, soit que l'auteur ignore le latin (Ambroise Paré), soit par choix de l'auteur. Descartes mélange français et latin ; son Discours de la Méthode (suivi de La Dioptrique, Les Météores et La Géométrie, 1637) est en français. En 1690, Huygens fait paraître son Traité de la lumière en français.

Au , le français est utilisé par de nombreux scientifiques à travers l'Europe, comme Daniel Bernoulli ou Euler à l'Académie des Sciences de Prusse. Au , le français est encore couramment utilisé, mais principalement par des scientifiques francophones. Allemand, anglais et français sont alors les principales langues scientifiques utilisées en Europe. Pendant la première moitié du , le français est encore utilisé par des non-francophones tels que Banach (Théorie des opérations linéaires, 1932) ou Riesz et Szőkefalvi-Nagy (Leçons d'analyse fonctionnelle, 1952). Après la deuxième guerre mondiale, le français et l'allemand déclinent en faveur de l'anglais. Même les scientifiques francophones se mettent à écrire en anglais. Certains scientifiques francophones, tels le mathématicien Laurent LafforgueLaurent Lafforgue, Le français, au service des sciences, Pour la Science, mars 2005., essaient néanmoins de préserver le français et encouragent leurs collègues à en faire de même. Ce point est également soutenu par des linguistes tels Claude HagègeClaude Hagège, Combat pour le français, Odile Jacob, 2006. Contre la pensée unique, Odile Jacob, 2012., favorables à la diversité linguistique.

XX et XXIe siècle Depuis le milieu du , mais de manière accélérée depuis le déclin de l'URSS, puis de l'avènement d’Internet et la simplification des échanges internationaux, on observe une tendance lourde à la diffusion de la recherche en anglais..

Le français est encore utilisé en médecine. Pour l'année 2014, la base de données PubMed recense environ articles en français sur un total d'environ , soit environ 0,7 %.. Il existe des revues entièrement francophones, telles que Médecine/sciences, qui ne publient pas d'articles originaux.. Depuis le début du , dans les domaines des sciences naturelles et médicales (SNM), la quasi-totalité des travaux paraissent en anglais.

Selon un ouvrage de 2005, sur le plan international, 6 langues - l'anglais, le russe, le japonais, l'espagnol, le français et le chinois - assurent 95 % de toute la production scientifique mondiale..

En 2008, près de scientifiques ont signé une lettre ouverte à destination de l'AERES pour défendre l'usage du français dans les publications de recherche.. En 2021, Zacharie Goudreault du Devoir, écrit que ..

Selon le rapport Digard, les chercheurs français ont publié travaux, dont en anglais.. Le même rapport mentionne un mouvement régulier de décroissance des publications scientifiques en français : 2,1 % du total mondial en 2001, 1,7 % en 2002 et 1,6 % en 2003.

Notes et références

Articles connexes Liste de revues scientifiques francophones Wissenschaftssprache Impérialisme linguistique Loi Toubon

Liens externes

Agence Universitaire de la Francophonie : Où publier en français?

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