vignette|Point zéro des routes de France situé devant la cathédrale Notre-Dame à Paris. En France, les routes nationales sont des voies d'importance nationale ou européenne qui traversent ou maillent de larges portions du territoire, par opposition aux routes départementales ou communales plus localisées. L'usage des routes nationales est normalement gratuit, sauf lors du franchissement de certains ouvrages d’art soumis à péage. Elles sont ouvertes à tous les véhicules, sauf sur certaines sections ayant le statut de voie express ou d'autoroutes.

La construction, l'entretien et l'exploitation de ces voies sont à la charge de l'État au travers des directions interdépartementales des routes (DIR) ; jusqu'en 2006, les directions départementales de l'Équipement en étaient chargées.

Les routes nationales appartiennent au réseau routier national, qui comprend également le réseau autoroutier français.

Concept En France, le concept de route nationale est légalement défini par l'article L121-1 du Code de la voirie routière.

Les routes nationales sont gratuites d'utilisation pour l'usager, sauf pour la traversée de certains ouvrages d’art remarquables, tels que le pont de Normandie sur la ou le tunnel Maurice-Lemaire sur la . La redevance poids lourds liée aux prestations a été abandonnée, ainsi, les routes nationales sont intégralement financées par l’État. Les routes nationales non concédées restent payantes pour l'État et pour les contribuables français, pour un coût de 910 millions d'euros par an en 2023https://www.lemoniteur.fr/article/les-budgets-pour-l-entretien-et-la-reparation-des-routes-et-des-ouvrages-d-art-en-augmentation-constante.2284327loi d'orientation des mobilités (LOM). Le rapport ONR 2024 cite le chiffre de pour l'investissement sans grands travaux en 2023 et de pour le fonctionnement hors personnel pour de réseau non concédé comptant rapport ONBR 2024.

Le réseau non concédé est connecté par en 2023. 49,5% des du RRN NC sont en béton armé.

+ Kilométrages des RN at autoroutes du réseau routier national, Rapport ONSIRLa sécurité routière en France, page 54 - bilan de l’année 2023 - ONISR 2024 Autoroutes 12438 Autoroutes concédées 9141 Autoroutes interurbaines 1865 Autoroutes et VRU 1432 Routes nationales 8293 RN autoroutières 2828 Autres RN 5465

Histoire

Création d’un réseau routier national (1811)

Après des balbutiements sous l’Ancien Régime, c’est à Napoléon que revient la création d’un véritable réseau routier national, par le classement de 229 « routes impériales » assurant un maillage de tout le territoire français, territoires annexés compris. Le réseau est organisé en routes « de première classe », numérotées de 1 à 14, en routes « de seconde classe », numérotées de 15 à 27, et « de troisième classe », portant les numéros 28 à 229.

Des routes impériales aux routes nationales (1811−1830) Avec la Restauration, les routes impériales deviennent des « routes royales ». Les pertes de territoires de la France à l’issue du congrès de Vienne ayant provoqué la disparition de routes impériales entières, formant des trous dans la numérotation, la nomenclature des routes royales est revue en 1824, pour se rapprocher de celle que nous connaissons actuellement.

Les premières routes royales (numérotées parmi la série 1 à 20) partaient des portes de Paris, voire du parvis de Notre-Dame où un médaillon inscrit dans le sol marque le « point zéro des routes de France ».

Avec l’avènement du roi Louis-Philippe en 1830, les routes royales deviennent les routes nationales, tout en conservant leur nomenclature. Le réseau routier sera ensuite délaissé au profit du développement du chemin de fer, et ce jusqu'à l’arrivée de l’automobile.

Un maillage dense de l'ensemble de la France (1930−1972)

Face au développement de l’automobile et à la nécessité d’organiser un réseau apte à une circulation de plus en plus forte, la loi du a classé dans la voirie nationale de routes et chemins appartenant à la voirie départementale et communale. Ce classement a produit un réseau dense maillant très efficacement l'ensemble du territoire métropolitain.

Des déclassements successifs (1972−2006)

Une loi de 1972 a déclassé un grand nombre de routes nationales en routes départementales, principalement issues du classement de 1930, ainsi que les routes nationales parallèles à une autoroute ou à une voie express classée comme route nationale. Ces déclassements sont également l’occasion d’une réforme de la numérotation, une première depuis la réforme de 1824.

Jusqu'en 2006, la France comptait de routes nationales et d'autoroutes non concédées. À titre de comparaison, les routes départementales couvrent une distance totale de Mémento de statistiques des transports (archive), Chapitre 3 : Transports urbains et routiers, : 3.3 Réseaux : 3.3.3 Routes départementales et voies communales par région et département, site du Ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire / Économie et statistiques. Données au 31 décembre 2009. au .

La loi de décentralisation du a permis un transfert au département de la majeure partie des routes nationales restantes, dites « routes nationales d’intérêt local (RNIL) ». Un décret paru au Journal officiel le (liste des routes demeurant « nationales ») et (modalités du transfert des autres routes aux départements). donne la liste des routes qui demeurent dans le réseau routier national, les autres devant être déclassées par des arrêtés préfectoraux. Ce processus de déclassement déjà fortement avancé en 2007 s'est achevé en 2008. Le réseau routier national résiduel est d'environ , auxquels s'ajoute l'ensemble du réseau autoroutier concédé. Les routes nationales sont devenues beaucoup plus rares et ne couvrent plus que de grandes liaisons transrégionales pour lesquelles la construction d’une autoroute n’a pas été possible.

Le nouveau réseau routier national étant moins dense, l'État a réorganisé ses services routiers et compte désormais : 11 directions interdépartementales des Routes (DIR) assurent l'entretien et l'exploitation du réseau selon une logique d'itinéraires. 12 directions régionales de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL) assurent la maîtrise d'ouvrage des extensions et aménagements du réseau.

Loi dite 3DS 2023 En , dans le cadre de la loi dite 3DS, 16 départements et 3 métropoles récupèrent un linéaire de du réseau routier national, et les régions Auvergne-Rhône-Alpes, Grand-Est et Occitanie récupèrent responsabilité et gestion de d’autoroutes et routes nationales.

De ce fait, le réseau routier national géré par l’État est constitué de auxquels s’ajoutent les d’autoroutes concédées..

La décision du liste les sections concernées.

Liste des routes nationales actuelles Cette section présente le réseau des routes nationales tel qu’il est aujourd’hui ; pour avoir la liste de toutes les routes nationales ayant existé, voyez cet article.

Routes nationales 1 à 49 Avec le développement des autoroutes, la plupart des 33 premières routes nationales ne concernent plus qu'une seule région.

Certaines routes nationales peuvent traverser trois régions, par exemple : RN 31, RN 19, RN 12, RN 10 et RN 6.

Environ 12 des 33 premières routes nationales concernent la région Île-de-France.

Numéro Parcours Régions traversées Rocade Nord d'Amiens et liaison −Port de Boulogne-sur-Mer Hauts-de-France Paris (porte de la Villette), Le Bourget () — Le Blanc-Mesnil — Soissons — Laon — Maubeuge — Belgique () Île-de-France, Hauts-de-France Paris (porte de Pantin), Bobigny, Livry-Gargan, () — Villeparisis (Francilienne) — Meaux / Moulins-lès-Metz — Metz / Freyming-Merlebach — (Allemagne ) Île-de-France, Grand Est Paris (Nation, porte de Vincennes) (), Joinville-le-Pont (), Pontault-Combault (Francilienne) — Esternay — Fère-Champenoise — Vitry-le-François — Saint-Dizier — Toul, Nancy, Lunéville, Blâmont — Phalsbourg / Ittenheim — Strasbourg — Allemagne () | Île-de-France, Grand EstLa section Seine-et-Marne est transférée au département dans le cadre de la loi 3DS par la Décision du 4 janvier 2023 |- ! scope="row" | |Sens ()— Dijon — Poligny — Champagnole — Saint-Laurent-en-Grandvaux — Les Rousses — Suisse (Nyon) Bourgogne-Franche-Comté Paris (porte de Charenton), Charenton, Créteil ( ) — Villeneuve-Saint-Georges, Montgeron, Lieusaint — Melun (), Fontainebleau, Sens — Auxerre ( ), Avallon, La Roche-en-Brenil () — Chalon-sur-Saône, Romanèche-Thorins (), Champagne-au-Mont-d'Or — Lyon (Croix-Rousse, Bellecour, Pont de la Guillotière) — Bron ( ) — Chambéry — Mont-Cenis — Italie (,Turin). | Île-de-France, Bourgogne-Franche-Comté, Auvergne-Rhône-AlpesLa section métropole de Lyon est transférée au département dans le cadre de la loi 3DS par la Décision du 4 janvier 2023 |- ! scope="row" | | Paris (Place d'Italie, porte d'Italie) (), Traversée souterraine de l'aéroport d'Orly, Fontainebleau ( — Cosne-sur-Loire, sud de Nevers () — Moulins — Roanne, Lentilly — La Tour-de-Salvagny ( , Écully () — Lyon (Perrache), (Jean Macé) — Saint-Fons — Communay, Vienne — Valence — Montélimar — Orange, sortie sud-est d'Avignon | Île-de-France, Bourgogne-Franche-Comté, Auvergne-Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d'AzurLa section Vaucluse est transférée au département dans le cadre de la loi 3DS par la Décision du 4 janvier 2023 |- ! scope="row" | | Massiac | Auvergne-Rhône-Alpes |- ! scope="row" | | Paris (porte de Saint-Cloud) — Sèvres (), — Versailles (), — Les Quatre Pavés du Roi — Rambouillet — Ablis — Chartres — Tours — Châtellerault — Poitiers — Angoulême -Bordeaux — Bayonne — Hendaye — Espagne ()| Île-de-France, Centre-Val de Loire, Nouvelle-Aquitaine |- ! scope="row" | | Poitiers — Niort — La Rochelle | Nouvelle-Aquitaine |- ! scope="row" | | Jouy-en-Josas () — Saint-Cyr-l'École — Dreux — Alençon — Mayenne — Fougères — Rennes — Saint-Brieuc — Brest | Île-de-France, Centre-Val de Loire, Normandie, Pays de la Loire, Bretagne |- ! scope="row" | | Paris (Pte Maillot) — Le Port-Marly — Saint-Germain-en-Laye — Orgeval, Mantes-la-Jolie — Évreux, Caen — Cherbourg | Île-de-France, Normandie |- ! scope="row" | | Saint-Denis () — Épinay-sur-Seine puis déviation de Puiseux-Pontoise | Île-de-France |- ! scope="row" | | Le Blanc-Mesnil () — Arras — Avion | Île-de-France, Hauts-de-France |- ! scope="row" | | Boissy-Saint-Léger — Brie-Comte-Robert // Rolampont () — Langres — Vesoul — Châlonvillars — Banvillars — Sevenans, Grandvillars — Delle (Plateforme douanière avec la Suisse) | Île-de-France, Grand Est, Bourgogne-Franche-Comté |- ! scope="row" | | Liaison − à Frotey-lès-Vesoul | Bourgogne-Franche-ComtéLa section Haute-Saône est transférée au département dans le cadre de la loi 3DS par la Décision du 4 janvier 2023 |- ! scope="row" | | Pamiers () — Foix — ax les thermes - Tunnel du Puymorens — Ur — Espagne ()| Occitanie |- ! scope="row" | | Limoges — Périgueux — Bergerac — Agen — Auch — Tarbes — Lourdes — Argelès-Gazost () | Nouvelle-Aquitaine, OccitanieLa section Gers est transférée au département dans le cadre de la loi 3DS par la Décision du 4 janvier 2023 |- ! scope="row" | | L'Hospitalet-près-l'Andorre — Andorre'' Occitanie Rennes — Ploërmel — Hennebont — Lorient Bretagne Amiens — Doullens — Arras Hauts-de-France Tôtes — Saint-Aubin-sur-Scie — Dieppe Normandie Rouen — Isneauville Normandie Rouen — Gournay-en-Bray — Ferrières-en-Bray — Beauvais — Clermont-de-l'Oise — Compiègne — Soissons — Reims Normandie, Hauts-de-France, Grand Est Saint-Avold — Creutzwald Grand EstLa section Moselle est transférée au département dans le cadre de la loi 3DS par la Décision du 4 janvier 2023 Melun — Meaux Île-de-France — Barbizon Île-de-France Illies — Lille Hauts-de-France Boulogne-sur-Mer — Saint-Omer Hauts-de-France Le Piquet, commune de Tremblois-lès-Rocroi — Charleville-Mézières, Sedan — Bazeilles Grand Est La Veuve — Châlons-en-Champagne — Vitry-le-François Grand Est Lens — Illies Hauts-de-France Maubeuge Hauts-de-France