Robert de Turlande, né vers 1001 à Paulhenc (actuel Cantal) et mort le à La Chaise-Dieu (actuelle Haute-Loire), est un cadet de famille noble d'Auvergne, entré dans les ordres en 1026.
Petit homme « maigre et grêle de forme » sujet aux maladies, et cependant homme d'action, Robert de Turlande est attiré par la vie érémitique : il est le fondateur en 1043 de l'abbaye de la Chaise-Dieu, qui devient très vite un centre important de l'ordre bénédictin, après l'abbaye de Cluny.
Canonisé dès 1070, il est connu comme saint Robert de la Chaise-Dieu ou saint Robert de Turlande et est aujourd'hui fêté le par l'Église catholique.
Biographie vignette|250px|Le cloître de l'abbaye de la Chaise-Dieu.
Origines familiales et formation Cadet d'une famille nombreuse, il est le fils de Géraud, seigneur de Turlande, châtellenie relevant à l'époque de la vicomté de Carlat, fief détenu par l'abbaye d'Aurillac.
Sa mère est Raingarde, sœur de l'évêque de Clermont Rencon, apparentée aux Montclard, famille de la région de Mauriac.
En 1018, Robert est confié aux chanoines du chapitre de Saint-Julien de Brioude.
Carrière initiale En 1026, il devient chanoine et est ordonné prêtre.
Il fait élever un hôpital pour les pauvres et les pèlerins qui affluent à la basilique Saint-Julien.
Insatisfait de la vie de chanoine, il entreprend un voyage au Mont Cassin, siège de la principale abbaye bénédictine, pour y étudier la règle de saint Benoît.
Son biographe, dom Genoux rapporte que, revenu sur les hautes terres de sa jeunesse, recherchant plus que jamais la pauvreté et la solitude, il choisit d'y mener une vie érémitique, loin du monde et près de Dieu.
Fondation de la casa Dei (1043) Le , assisté de deux chevaliers pénitents, Étienne de Chaliers et Dalmas, il s'installe et prend possession du territoire environnant une chapelle en ruine appelée Casota, située dans une clairière de la forêt livradoise près de la Dore et de la Senouire.
C'est un lieu d'altitude élevée ( m), au climat rude, infertile, enneigé une grande partie de l'année. Il le nomme en latin casa Dei (« petite maison de Dieu »), nom qui est francisé en « la chaise DieuCf. le mot actuel « chez », qui dérive de casa. Au Moyen Âge le complément de nom est introduit sans préposition : « l'hôtel Dieu » (= l'hôtel de Dieu) ; « le fils l'empereor » (= le fils de l'empereur). »
Développement de la fondation (1043-1067) En 1050, les travaux de construction du monastère sont terminés. Cautionné par son oncle Rencon, évêque de Clermont, Robert obtient en 1052 du roi Henri I un diplôme qui place les supérieurs de l'abbaye de la Chaise-Dieu sous la juridiction royale.
Jusqu'à sa mort en 1067, Robert de Turlande fait preuve d'une activité inlassable, créant de nombreux établissement dans les montagnes du Massif central : au total une cinquantaine de foyers de prière et d'apostolat.
Mort et funérailles Il meurt à la Chaise-Dieu le .
À l'annonce de sa mort, les pèlerins accourent en foule pour vénérer sa dépouille. Ils sont si nombreux que les funérailles ne peuvent avoir lieu que le .
Canonisation Très rapidement, il est célébré comme un saint. Il est canonisé par le pape Alexandre II qui, en 1070, ordonne la célébration de sa fête le Saint Robert de la Chaise-Dieu, ou de Turlande, sur /nominis.cef.fr..
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie . .
Articles connexes Congrégation de la Chaise-Dieu Prieuré de Port-Dieu Familles nobles d'Auvergne
Liens externes
Vie de saint Robert, le fondateur, site de l'abbaye de la Chaise-Dieu Historique de l'abbaye de la Chaise-Dieu : Une histoire millénaire, site de l'abbaye de la Chaise-Dieu
Robert Robert de Turlande Robert de Turlande Catégorie:Bénédictin français Catégorie:Abbé de La Chaise-Dieu Catégorie:Chanoine-comte de Brioude Catégorie:Naissance en 1001 Catégorie:Décès en 1067 Catégorie:Personnalité liée au Cantal Catégorie:Carladès Catégorie:Saint catholique fêté le 24 avril Catégorie:Saint catholique fêté le 17 avril Catégorie:Saint catholique du XIe siècle