Raya Kagan Rapoport ou Raissa Kagan. , née le à Kharkov et morte en à Holon, est une survivante de la Shoah. Biographie
Elle est née le à Kharkiv en Ukraine. Elle est la fille de Matitjahu Rapoport et Rapaport, selon Klarsfeld, 2012, né en 1879 à Kharkiv, en Ukraine et assassiné par les nazis le , à Vilnius, en LituanieVoir, Matitjahu (Matus) Rapoport. Geni.com. et de Anna Rapoport (Erkes) née en 1894 à Ovrutch, en Ukraine et morte le Anna Rapoport (Erkes). Geni.com.. Elle a une sœur Emilia (Milah) Bloch (Rapoport), née en 1913 à Kharkiv, en Ukraine et morte le à Kfar Saba en IsraëlEmilia (Milah) Bloch (Rapoport). Geni. com..
En 1917 la famille fuit Kharkov et la révolution d'Octobre pour aller s'installer à Vilnius. Là Raïssa Kagan entreprend des études universitaires et les termine en obtenant un diplôme d'Histoire, avec une thèse portant sur les cultes chrétiens pour laquelle elle s'est isolée dans un monastère durant un an afin étudier des manuscrits anciens. Après son divorce d'avec Yakov Kagan, elle se rend en 1938 pour un voyage d'étude à Paris sur l'idée de ses parents, où forte de son don pour les langues étrangères (elle parlait déjà le polonais, le russe, l'allemand, le yiddish et l'anglais) elle apprend rapidement le français.
Après l'occupation de Paris par les Allemands en elle rejoint la Résistance. Son père est assassiné à Vilnius peu de temps après l'occupation de la ville par les troupes nazies le .
La déportation
Dénoncée par une personne de son réseau, elle est arrêtée le et transférée au camp de Drancy. Le , elle embarque avec personnes pour Auschwitz, dans le Convoi n°3. Sa dernière adresse était au 54 rue Monge dans le .
Elle est déportée à Auschwitz où elle est affecté, grâce à sa maîtrise de cinq langues, au bureau de l'état civil du camp. dirigé par des officiers SS. Elle sert également de traductrice pendant les interrogatoires de prisonniers torturés. Cette place centrale lui fournit une perspective précise sur ce qui se passe dans le camp pendant deux ans et demi.
Elle y reste jusqu'au . Elle participe à la marche de la mort qui suit l'évacuation du camp et est envoyée au camp de Ravensbrück.
Après la guerre Elle se rend en Pologne pour ramener en Israël sa mère qui miraculeusement survécut à l'Holocauste. Dès 1946, elle met sur papier ses mémoires de déportée en russe, publiées en 1947 en hébreu sous le titre נשים בלשכת הגיהנום (Des femmes dans le bureau de l'enfer). À partir de 1960, elle travailla au ministère des affaires étrangères à Jérusalem où elle dirigea le bureau des affaires religieuses.
Elle témoigne au procès d'Adolf Eichmann en 1961..
En 1964 elle témoigna également à Francfort au cours du second procès d'Auschwitz.
Fin de vie Au cours des 14 dernières années de sa vie elle perdit, en raison de problèmes de santé en partie liés à son expérience de déportée, l'usage de la parole. Elle est décédée en à Holon en Israël..
Œuvre littéraire 1947 - Hell's office women (Nashim be-lishkat ha-gehinom), Éditions Merḥavyah
Bibliographie Serge Klarsfeld. Le Mémorial de la déportation des Juifs de France. Beate et Serge Klarsfeld : Paris, 1978. Nouvelle édition, mise à jour, avec une liste alphabétique des noms. FFDJF (Fils et filles de déportés juifs de France), 2012.
Notes et références
Catégorie:Naissance en mai 1910 Catégorie:Naissance à Kharkiv Catégorie:Survivant ukrainien de la Shoah Catégorie:Survivant de Ravensbrück Catégorie:Survivant de la Shoah en France Catégorie:Survivant de la Shoah en Pologne Catégorie:Survivant de la Shoah en Allemagne Catégorie:Survivant d'Auschwitz Catégorie:Survivant des Marches de la mort Catégorie:Mémoire de la Shoah Catégorie:Décès en août 1997 Catégorie:Décès en Israël Catégorie:Décès à 87 ans