Saint-André-de-Valborgne est une commune française située dans le nord-ouest du département du Gard, en région Occitanie. Limitrophe du parc national des Cévennes

Exposée à un climat méditerranéen, elle est drainée par le Gardon de Saint-Jean, Valat de Roumégous et par divers autres petits cours d'eau. Incluse dans les Cévennes, la commune possède un patrimoine naturel remarquable : deux sites Natura 2000 (la « vallée du Gardon de Mialet » et la « vallée du Gardon de Saint-Jean ») et six zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Saint-André-de-Valborgne est une commune rurale qui compte en , après avoir connu un pic de population de en 1806. Ses habitants sont appelés les Saint-Andréens ou Saint-Andréennes.

Le patrimoine architectural de la commune comprend deux immeubles protégés au titre des monuments historiques : la maison-forte, inscrite en 1979, et le château de Nogaret, inscrit en 1984.

Géographie Situation Située dans le nord-ouest du département du Gard, la commune est limitrophe de la Lozère.

Elle est située au nord-ouest de Nîmes (environ 85 km par la route), d'Anduze (environ 35 km) et de Saint-Jean-du-Gard (environ 25 km).

Communes limitrophes

Relief et hydrographie Saint-André-de-Valborgne est située dans la chaîne des Cévennes, alternance de vallées et de crêtes d'orientation nord-ouest/sud-est.

Les éléments principaux du relief de la commune sont la vallée du Gardon de Saint-Jean (Vallée borgne, Valborgne) et celle de son affluent de rive droite (au sud), le Valat de la CouronneSelon Google Maps. ou rivière de Tourgueille. Chacune de ces rivières a des affluents, notamment le Gardon de Mialet pour le Gardon.

La Vallée borgne est fermée au nord par une crête, approximativement suivie par la limite communale (et départementale) ainsi que par une route départementale de Lozère, la D9Google Maps, « Saint-André-de-Valborgne ».

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Provence, Languedoc-Roussillon » et « Sud-est du Massif Central ».. Elle est en outre dans la zone H3 au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Bassurels à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Milieux naturels et biodiversité La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée...

Réserve de biosphère de l'UNESCO (1985) La commune fait partie de la des Cévennes, d'une superficie de , reconnue comme réserve de biosphère en 1985 par l'UNESCO, en raison de la mosaïque de milieux naturels qui la composent avec une biodiversité exceptionnelle ( animales, de plantes à fleurs et de fougères, auxquelles s’ajoutent de nombreuses mousses, lichens et champignons)..).

Sites Natura 2000 vignette|Sites Natura 2000 sur le territoire communal. Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux. Il est constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS).

Deux sites Natura 2000 ont été définis dans la commune au titre de la directive habitats. : la « vallée du Gardon de Mialet » (), abritant des populations de poissons d'intérêt communautaire, notamment le barbeau méridional (Barbus meridionalis), ainsi que des populations de castors et d'écrevisses à pattes blanches. ; la « vallée du Gardon de Saint-Jean » (), présentant une grande variété d’habitats naturels d’intérêt communautaire (, dont cinq prioritaires)..

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) L’inventaire des ZNIEFF a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, dans la double perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

La commune. a quatre ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national. : la « rivière de Val de Tourgueille » (). ; le « valat de Nogaret » (). ; le « valat des Vignes » (). ; le « versant de la vallée du Gardon de Saint-Jean à Pomaret » ()..

Elle est concernée par deux ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes. : les « Hautes vallées des Gardons » (), couvrant dont 27 dans le Gard et 21 dans la Lozère. ; le « massif de l'Aigoual et du Lingas » (), couvrant dont 12 dans le Gard et 5 dans la Lozère..

Urbanisme Typologie Au , Saint-André-de-Valborgne est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (97,2 % en 2018)Base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), une proportion identique à celle de 1990 (97,2 %).

La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (66,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (30,4 %), zones agricoles hétérogènes (2,2 %), prairies (0,5 %)..

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures apparait sur les cartes successives du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (depuis 1950).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs Le territoire de la commune est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité faible).

Il est également exposé à un « risque particulier » : le radon..

Un site publié par le BRGM permet d'évaluer les risques concernant un terrain, identifié soit par son adresse, soit par le numéro de sa parcelle cadastrale..

Inondations Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation (crue torrentielle ou à montée rapide), notamment les rives du Gardon de Saint-Jean.

Ce risque est élevé : la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle à la suite des inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1992, 1993, 1994, 1995, 2002, 2011, 2014, 2015 et 2020, partie 1 - chapitre Risque inondation..

Mouvements de terrain vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Saint-André-de-Valborgne.

La commune est faiblement vulnérable au risque de retrait-gonflement des sols argileux, partie 1 - chapitre Mouvements de terrain., aléa susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie.

En effet, seulement 2,5 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort, contre 67,5 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national. Sur les dénombrés sur la commune en 2019, 64 sont en aléa moyen ou fort, soit 14 % (90 % au niveau départemental et 54 % au niveau national).

Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune..

Risque du radon Le radon accumulé dans certains bâtiments peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants.

Selon la classification de 2018, la commune de Saint-André-de-Valborgne est classée en zone 2, c'est-à-dire « zone à potentiel radon faible dans lesquelles des facteurs géologiques particuliers peuvent faciliter le transfert du radon vers les bâtiments »..

Toponymie

Histoire

Antiquité La Transhumance était pratiquée depuis le bas Languedoc dès l'époque romaine en direction de L'Aigoual et la Lozère (Le Gévaudan), St André se trouvant sur le chemin des drailles sur la crête le long du Gardon de St Jean. elle croise la grande draille de la Margeride au col Salides en direction de Mendes et le nord du massif central.

Moyen Âge L'existence de la paroisse de « Sancto Andresi de Valbornia » est mentionnée dès l'an mil dans les parchemins de l'abbaye Saint-Victor de Marseille. Les moines bénédictins implantent la culture de la châtaigne sur les pentes et les vallées qui bordent le mont Aigoual. Ils s'appuient sur l installation de paysans qui construisent pour eux des faïsses (restanques) et des béals et leur paient le cens en tant que seigneur féodal. L'église date du XIIème, elle est incendiée durant les guerres de religion reconstruite et à nouveau détruite durant la guerre des camisards puis reconstruite au cours du XVIIIème siècle. L'église et le prieuré sont mentionnés au XIIIème siècle ils appartiennent à l'abbaye de St Chaffre ( bénédictins au Monastier sur Gazeille) Il reste quelques éléments romans et gothiques dans l'église, dont l'archivolte de la baie gothique située au sud.

Les Drailles qui passent à St André sont des voies commerciales de la laine au moyen âge, St André se trouve sur le chemin de la foire de la Madeleine à la Barre-des-Cévennes. Avec le développement de la féodalité, les prieurs comme les seigneurs vont s'établir sur leurs fiefs et percevoir les droits de pulvérage et d'abergement pour le passage et l'estive des moutons car ils sont propriétaires des prairies situées sur les hauteurs entre 800 et 1200 m. A compté du XIème siècle, ils contrôle la transhumance, d'où la construction de 4 châteaux, 2 maisons fortes, un prieuré entre le XIème et XIVème siècle sur la paroisse de St André.

Les moines de l'abbaye vont installer à St André un prieuré puis en fonder un autre à Fontfouillouse à quelques KM.