Marie de France, aussi connue sous le nom de Marie de Champagne, née en 1145, et morte le ., est la première fille de , roi de France, et d'Aliénor d'Aquitaine. Elle est de ce fait la demi-sœur à la fois de Richard Cœur de Lion et de Philippe Auguste. Comtesse de Champagne par son mariage, elle assume trois fois la régence sur ses terres.
Biographie Peu de temps après sa naissance, Geoffroy V d'Anjou en demande la main pour son fils Henri, mais sans succès. Le comte est loin d'imaginer qu'Henri épousera finalement la mère de Marie.
Après la séparation de ses parents en 1152, Marie est fiancée par son père à Henri Ier de Champagne, à qui elle a été promise durant la deuxième croisade, afin de renforcer des alliances politiques déterminantes, et s'attacher la maison de Blois-Champagne. Sa sœur cadette, Alix de France (1150-1197), est de même promise, en 1154, à Thibaut V de Blois, frère de son fiancé. Un ou deux ans après le départ de sa mère, Marie est envoyée auprès de son fiancé. Elle est éduquée par les religieuses de l'abbaye Saint-Pierre d'Avenay, près d'Épernay, en attendant son mariage et sa majorité canonique. En , épouse la sœur de son fiancé, Adèle de Champagne. Ces trois unions entre les deux maisons sont consanguines.
En 1164, elle épouse (1127 † 1181), comte de Champagne et de Brie, dont elle a quatre enfants qui laissent une postérité : (1166 † 1197), comte palatin de Champagne, puis roi de Jérusalem ; Marie (1174 † 1204), mariée en 1186 à , comte de Flandre et de Hainaut, puis empereur latin de Constantinople († 1206) ; (1179 † 1201), comte de Champagne ; Scholastique († 1219), mariée à , comte de Mâcon († 1226).
Elle assume trois fois la régence du comté de Champagne : une première fois pendant l'absence de son époux parti combattre à Jérusalem de 1179 à 1181 ; puis à deux reprises au nom de son fils aîné, pendant sa minorité, jusqu'en 1187, et à partir de 1190, lorsqu'il part combattre en Terre sainte, épouse la reine de Jérusalem (), et devient roi de Jérusalem. À la mort d' en 1197, elle laisse le pouvoir à son second fils et se retire au prieuré de Fontaine-Les Nonnes. Elle meurt l'année suivante. Son tombeau, dans la cathédrale de Meaux, est détruit au pendant les guerres de religion.
Sa présence à la cour lettrée d’Aliénor d'Aquitaine à Poitiers (1170-1173), longtemps envisagée sous l'influence du seul traité d'André le Chapelain, n'est plus désormais jugée crédible.. Elle tient elle-même une cour brillante et protège ou encourage plusieurs écrivains, dont Chrétien de Troyes, Gace Brulé, Gautier d'Arras, Guyot de Provins, Huon d'Oisy, Geoffroi de Villehardouin.
Ascendance
Références
Voir aussi Bibliographie complémentaire . Theodore Evergates, Marie of France : Countess of Champagne, 1145-1198, University of Pennsylvania Press, 2019 .
Liens externes
Sceau de Marie de France
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