thumb|« Brutus du Capitole », bronze romain de l'époque républicaine, AEC. Musées du Capitole, MC 1183 02.
L’art romain est l'art produit dans les territoires de la Rome antique, depuis la fondation de Rome (, selon la chronologie traditionnelle, partiellement confirmée par l'archéologie) jusqu'à la chute de l'Empire d'occident ( ). Il prend un véritable essor au contact de l'art grec et trouve de nouvelles influences dans les régions soumises par l'Empire.
Après la chute de l'Empire, l'art romain se prolonge dans l'art byzantin et l'art chrétien médiéval. Il a fortement influencé les artistes de la Renaissance puis du classicisme et du néo-classicisme.
Périmètre Le périmère de ce qui constitue l'art romain est difficile à dessiner, puisque les Romains n'avaient pas de mot pour le désigner. La conceptualisation postérieure de ce qui constitue l'art romain se fait donc à partir de quelles types d'œuvres sont copiées et recherchées. Ainsi, les fresques sont considérées comme de la simple décoration, tandis que le statut de la mosaïque est débattu au sein des historiens d'art.
Pour les Romains, l' Ars dicendi, la rhétorique, est le premier des arts..
Sources L'Histoire naturelle de Pline constitue la source centrale des connaissances sur l'art de la Rome antique ; à celle-ci s'ajoute de nombreuses autres sources textuelles, venant des auteurs tels que Tite-Live ou Ovide ainsi que des inscriptions. Enfin, les fouilles archéologiques apportent d'autres éléments.
Histoire
Monarchie
République
Début de l'Empire
Antiquité tardive vignette|upright|Tête d'Aphrodite vandalisée pour y apposer une croix chrétienne. Conservée au musée national archéologique d'Athènes À partir du , l'art romain est associé au paganisme et au démon; de nombreux chrétiens se lancent alors dans des campagnes de destructions et de vandalisation des œuvres architecturales et sculpturales.
Pour d'autres, il faut au contraire détacher les œuvres de leur contexte religieux et les conserver afin d'en apprécier la pure valeur plastique ; certaines statues sont alors gravées de croix afin de les purifier. Plusieurs de ces statues sont transférées hors des temples, vers les thermes, afin de les faire contribuer à la vie de la cité. Cette exposition est parfois lu comme irrévérencieuse, comme l'évêque Eusèbe l'affirme à propos de Constantin Ier, sans que cette affirmation ne soit fondée. Le transfert d'œuvres de Rome vers Constantinople, nouvelle capitale, permet de les préserver, en particulier des sacs de la ville aux 5ème et 6ème sicle.
La législation impériale reflète cette dualité : Charles Davoine, maître de conférence spécialisé sur l'histoire du patrimoine et de la Rome antique, relève que le code théosien contient autant de lois demandant la conservation des temples et de leurs œuvres que d'autres prescripant leurs destructions. En outre, ce code s'élève contre une pratique qui se répand aux cours des et qui consiste pour les riches particuliers et fonctionnaires impériaux à prélever matériaux et ornements sur les ouvrages publics pour en décorer leurs bâtiments.
Formes d'art
Peinture
Architecture, urbanisme
Sculpture
Mosaïque
Théâtre
Littérature
Musique
Danse
Variations géographiques
Romano-africain
Britto-Romain
Gallo-Romain
Thraco-Romains
Postérité
Moyen Âge vignette|Four à chaux conservé au musée Saint-Raymond ; abandonné entre 370 et 460, il a été redécouvert dans les années 1990, avec des morceaux de décor en marbre toujours à l'intérieur|gauche Théodoric, à la tête du royaume ostrogothique d'Italie, met en place une politique de protection des statues romaine installées à Rome.
À partir du , la condamnation du réemploi des statues romaines publiques dans les demeures privées augmente au sein de l'empire romain d'orient. Afin de cacher leurs pillages, ces riches propriétaires décident d'enfuir les statues volées ; cells-ci sont alors oubliées avant d'être redécouvertes par des fouilles archéologiques.
Toutefois, la majorité des œuvres romaines disparaissent au cours du haut Moyen-Âge : le bronze est fondu pour forger des pièces de monnaie et des armes, tandis que le marbre sert à produire de la chaux. Des petits objets, comme les intailles et camés, sont réutilisés pour des objets liturgiques et de pouvoir, en particulier à l'époque carolingienne. Cette période correspond à un intérêt renouvelé l'histoire romaine, afin notamment de tracer une continuité entre l'Empire romain et le nouvel empire fondé par la dynastie franque Rosamond McKitterick, « The Impact of Antiquity », dans ..
Pour ce qui concerne les œuvres littéraires, les goûts évoluent : Virgile est apprécié durant le Haut Moyen Âge, puis Horace, et Ovide durant le Bas Moyen Âge. Des trois « renaissances » médiévales, carolingienne, ottonienne et du , la dernière donne lieu à la copie de nombreux manuscrits de textes antiques, aussi à la rédaction de romans adaptés de textes antiques (Le Roman de Thèbes) et d'autres œuvres ayant des modèles antiques, ce qui indique que la culture gréco-romaine y a bien un statut de « classique » Jan M. Ziolkowski, « Middle Ages », dans ..
Époque moderne et contemporaine Dans l'Italie de la seconde moitié du et du tournant du , l'exploration archéologique de Rome et des sites d'époque romaine (Pompéi, Herculanum) connaît un essor, attirant des visiteurs depuis toute l'Europe, tandis que l'inspiration antique éveille la créativité des artistes (le sculpteur Antonio Canova, l'auteur de théâtre Vittorio Alfieri, l'écrivain et philosophe Giacomo Leopardi). Puis le Risorgimento invoque à son tour des références romaines, qui sont encore plus affirmées durant le régime de Mussolini qui percevait son régime comme une rénovation de la grandeur de la Rome antique (voir plus bas). Le cinéma italien d'après 1945 est marqué par l'essor des péplums, d'autant plus que les films hollywoodiens relevant de ce genre pouvaient être tournés dans le pays. Les inspirations classiques marquent aussi la filmographie et l’œuvre littéraire de Pier Paolo Pasolini Volker Riedel, « Italy », dans ..
En Italie, la référence à la Rome antique est surtout prononcée dans la première moitié du , d'abord avec la conquête de la Libye, présentée comme une nouvelle guerre punique, et surtout durant le régime fasciste de Mussolini. Ce régime doit son nom aux faisceaux (fasci) symbolisant l'autorité d'un magistrat romain antique, et il met en place un nouveau système de datation partant de la restauration des faisceaux (Fascibus Restitutis), à compter de 1922, année de sa prise de pouvoir. Il s'agit alors de reproduire et dépasser la gloire de la Rome impériale. Cela passe par une mise en valeur des sites archéologiques de Rome, à commencer par le Forum antique et le mausolée d'Auguste, travaux qui se font au prix de la destruction de constructions postérieures, lors de la construction de la Via dei Fori Imperiali. Le Foro Italico est édifié sur le modèle des forums impériaux antiques Andrew Erskine, « Ancient History and National Identity », dans ..
Notes et références Notes
Références
Bibliographie
Sources modernes . . . . En livre de poche (21 cm, même pagination) (réimpression 2021, 1ère éd. 2011) École du Louvre : RMN-Grand Palais, . .
. . . .
, en ligne : 4e de couyverture. .
Sources antiques Lexicon Iconographicum Mythologiae Classicae (LIMC) XXXV, La peinture. Traduction Jean-Michel Croissille, Les belles lettres, 2002.
Voir aussi
Articles connexes
Art de la Grèce antique Art étrusque Trésor de l'Esquilin
Liens externes
LIMC-France (LIMC) : corpus numérique d'objets antiques à figuration mythologique.
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