Chaumussay est une commune française du département d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire.

Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par la Claise, la Muanne et divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable composé de cinq zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Chaumussay est une commune rurale qui compte en , après avoir connu un pic de population de en 1856.

Le patrimoine architectural de la commune comprend un immeuble protégé au titre des monuments historiques : l'église Saint-Médard, un édifice roman remanié au , inscrite en 1952.

Géographie

Situation Chaumussay est une commune d'Indre-et-Loire, elle appartient au canton de Preuilly-sur-Claise et fait partie de la communauté de communes Loches Sud Touraine. Le village se situe dans la vallée de la Claise.

La commune s'étend sur ( commune du département pour la superficie, au niveau national), soit hectares dont de zones forestières.

Selon le classement établi par l’INSEE en 1999, Chaumussay est une commune « périphérie d'un pôle rural ».

Communes limitrophes La commune compte cinq communes limitrophes toutes situées dans le département d'Indre-et-Loire.

Villes les plus proches Par la route., le village se situe à de Preuilly-sur-Claise, de Descartes, de Châtellerault, de Le Blanc et de Loches. Le chef-lieu du département, Tours est à et Poitiers à .

Transports et voies de communications Sentiers de Randonnée La commune est traversée par le GR 48 et par le sentier de grande randonnée de la Touraine du Sud.. La municipalité a également balisé trois sentiers de petite randonnée sur le territoire communal, pour le sentier Balade au village, pour le sentier La promenade des amoureux de la nature et pour le sentier Variante..

Réseau routier La commune est desservie par les routes départementales D42 et D366. L'échangeur autoroutier le plus proche est la sortie à Châtellerault Nord de l' située à environ .

Desserte ferroviaire La gare SNCF () la plus proche est la gare de Châtellerault.

Bus Le village n'est pas desservi par les réseaux de transport en commun.

Lieux-dits, hameaux et écarts

Relief

Géologie

Hydrographie

vignette|gauche|redresse=1.2|Réseau hydrographique de Chaumussay. La commune est traversée par la Claise (). Le réseau hydrographique communal, d'une longueur totale de , comprend un autre cours d'eau notable, la Muanne (), et neuf petits cours d'eau pour certains temporaires...

La Claise, d'une longueur totale de , prend sa source à sur le territoire de la commune de Saint-Maur, dans l'Indre, et se jette dans la Creuse à Abilly, à , après avoir traversé .. La station hydrométrique du Grand-Pressigny permet de caractériser les paramètres hydrométriques de la Claise. Le débit mensuel moyen (calculé sur pour cette station) varie de au mois d'août à au mois de février. Le débit instantané maximal observé sur cette station est de le , la hauteur maximale relevée a été de le ... Sur le plan piscicole, la Claise est classée en première catégorie piscicole. Le groupe biologique dominant est constitué essentiellement de salmonidés (truite, omble chevalier, ombre commun, huchon)..

La Muanne, d'une longueur totale de , prend sa source dans la commune de Charnizay et se jette dans la Claise au Grand-Pressigny, après avoir traversé .. Sur le plan piscicole, la Muanne est également classée en deuxième catégorie piscicole.

Une zone humideD’après l’article L. 211-1 du Code de l’environnement, « on entend par zone humide les terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d’eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire ; la végétation, quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l’année ». a été répertoriée sur la commune par la direction départementale des territoires (DDT) et le conseil départemental d'Indre-et-Loire : « la vallée de la Muanne à la Muanne »...

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Centre et contreforts nord du Massif Central » et « Poitou-Charentes ».. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Ferrière-Larçon à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Zones protégées, faune, flore Une partie du territoire communal est classée en ZNIEFF (Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique) Étude des paysages de l’Indre et Loire - Zone Naturelle p329. Il y a une zone de type II à Chaumussay. celle du Bois des Cours ZNIEFF II Bois des Cours.

Les de bois de la commune sont répartis principalement sur le massif forestiers du Bois des Cours situé à l'ouest de la commune..

La commune a été récompensée par deux fleurs au concours des villes et villages fleuris..

Urbanisme Typologie Au , Chaumussay est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (85,6 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (85,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (55,9 %), zones agricoles hétérogènes (23,4 %), forêts (14,4 %), prairies (6 %), cultures permanentes (0,2 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). Risques majeurs Le territoire de la commune de Chaumussay est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), feux de forêts et séisme (sismicité faible).. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..

Pour anticiper une remontée des risques de feux de forêt et de végétation vers le nord de la France en lien avec le dérèglement climatique, les services de l’État en région Centre-Val de Loire (DREAL, DRAAF, DDT) avec les SDIS ont réalisé en 2021 un atlas régional du risque de feux de forêt, permettant d’améliorer la connaissance sur les massifs les plus exposés. La commune, étant pour partie dans les massifs de Barrou et de Boussay, est classée au niveau de risque 2, sur une échelle qui en comporte quatre (1 étant le niveau maximal)..

vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Chaumussay. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 80,8 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (90,2 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, 161 sont en aléa moyen ou fort, soit 80 %, à comparer aux 91 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989 et par des mouvements de terrain en 1999.

Toponymie

Histoire

Petite commune rurale du Sud-Touraine, Chaumussay a laissé peu de traces écrites anciennes. Des éléments préhistoriques et des vestiges de l'époque gallo-romaine prouvent cependant l'occupation humaine fort ancienne du lieu. La localité a porté le nom de Chaumucayum (, cartulaire de l'archevêché de Tours, à l'époque des seigneurs Gastineau). Différents fiefs présents sur son territoire (Beaumonde, la Caillère, la Chévrie, Meanne, Milliers, le Petit-Carroy, les Bivaux, la Sainjoirie et la Vilatte) relevaient de la baronnie de Preuilly. Péan de Gastineau, chanoine de Saint-Martin de Tours, auteur d'une vie de saint Martin était le frère de Jehan de Gastineau. Ce dernier figure dans des chartes de 1225 et de 1240, relatives à l'abbaye de la Merci-Dieu, avec les titres de seigneur de Chaumussay et de chevalierNotice sur la commune de Chaumussay par J.-X. CARRÉ de BUSSEROLLE- Mémoires de la Société Archéologique de Touraine- 1860- Tome 13.

La seigneurie de Chaumussay a été la possession de Jean Le Meingre, dit Boucicaut, maréchal de France au , et de son fils, également maréchal de France. On trouve alors trace de Parochia de Chaumuceyo (1360, charte du roi Jean). Le village a été le siège d'un prieuré (Saint-Valentin) dépendant de l'abbaye de Fontgombault. Le fief de la Caillère a été longtemps possédé par la famille de Périon, à laquelle appartenait le célèbre prieur de Cormery, Joachim Périon (né peut-être en ce lieu en 1498).

En 1746, le fief de Chaumussay est compris parmi les terres érigées en marquisat de "Verneuil-en-Touraine" en faveur de Jacques-Eusèbe Chaspoux de Verneuil, conseiller du roi, ci-devant introducteur des ambassadeurs, seigneur de Verneuil, Saint- Flovier, le Roulet, Sainte-Julitte…

Au milieu du , le village de Chaumussay est décrit de manière peu flatteuse : son église n'a rien de remarquable ; les maisons du bourg sont mal bâties ; sa principale rue est très irrégulièreHistoire de la ville et du Canton de Preuilly - 1846 - Charles Audigé et Constant Moisand. À la suite de la construction d'un pont en pierre sur la Claise (1869) remplaçant un pont en bois, le bourg a été réaménagé et la rue principale alignée dans l'axe du pont (1875). La modernité débarque dans les années 1880 avec l'arrivée du train, permettant de rejoindre Tours dans un délai et un confort jusqu'alors inégalésBienvenue à Chaumussay. La commune est ensuite victime de l'exode rural, la population a ainsi diminué de moitié en un siècle.

Politique et administration Liste des maires

Intercommunalité