Le Liège est une commune française du département d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire.
Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par le ruisseau d'hys et un autre petit cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable composé d'un site Natura 2000 et une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique. La « Champeigne », protégée au titre de la directive Oiseaux, abrite en période de reproduction des espèces caractéristiques de l'avifaune de plaine : Oedicnème criard, Perdrix grise, Caille des blés, passereaux, mais également les rapaces typiques de ce type de milieux (Busards cendré et Saint-Martin).
Le Liège est une commune rurale qui compte en , après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1975. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Loches.
Géographie Localisation et communes limitrophes Situé sur le plateau entre Cher et Indre, le territoire du Liège est rattaché à la micro-région naturelle de la Champeigne tourangelle. Les communes limitrophes sont Céré-la-Ronde, Genillé et Luzillé. La commune fait partie de l'aire urbaine, du bassin d'emploi et du bassin de vie de Tours, cette dernière commune si situant à au nord-ouest du Liège..
Géologie et relief Les roches sédimentaires crétacées comme la craie de Blois (c4-6B) du Sénonien n'affleurent que dans la vallée du ruisseau d'Hys qui a entamé cette strate par érosion. Ailleurs, elles sont recouvertes par les argiles à silex (c4-6S). À l'extrême ouest, le calcaire lacustre (e7) du Ludien se superpose aux argiles à silex alors qu'en de nombreux endroits un placage de limon éolien des plateaux (LP) est venu les masquer au Quaternaire.. Le plateau est légèrement incliné de l'est (altitude de dans la forêt de Biard) vers l'ouest (100 m à la pointe sud-ouest de la commune).
La superficie du territoire communal, qui affecte à peu près la forme d'un triangle isocèle dont la base est tournée vers le sud, est de quand la moyenne nationale s'établit à ..
Hydrographie Aucun cours d'eau permanent n'arrose la commune. Seul le ruisseau d'Hys, temporaire, coule au sud-ouest du Liège.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Moyenne vallée de la Loire, caractérisée par une bonne insolation () et un été peu pluvieux.. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Sublaines à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Paysages naturels et biodiversité En 1987, 29 % du territoire communal est boisé. En dehors de ce secteur, le paysage bocager de la commune, encore bien présent jusqu'au milieu des années 1980, évolue depuis lors vers un paysage de champs ouverts dédiés aux cultures céréalières.
Le « plateau de Champeigne entre Bléré et Loches » constitue une très grande ZNIEFF () de deuxième génération et de qui s'étend sur ; elle n'intéresse que la pointe occidentale du territoire du Liège, au niveau du dolmen d'Hys. Au moins de plantes à fleurs, dont l'Adonis d'automne (Adonis annua) et le Scandix peigne de Vénus (Scandix pecten veneris), ainsi que d'oiseaux protégés ou rares y ont été recensées, parmi lesquelles le Circaète Jean-le-Blanc (Circaetus gallicus) et l'Outarde canepetière (Tetrax tetrax).. Ce dernier oiseau est devenu l'emblème de cette ZNIEFF..
Sur le territoire communal du Liège, cette ZNIEFF se confond géographiquement avec le site « Champeigne » du réseau Natura 2000 dans le cadre d'une zone de protection spéciale. Celle-ci vise à la préservation de plusieurs espèces d’oiseaux, dont l’Outarde canepetière (Tetrax tetrax) et l’Œdicnème criard (Burhinus oedicnemus)., grâce à des mesures agroenvironnementales appropriées imposées aux parcelles de culture concernées.. La constitution de cette ZPS s'inscrit dans le cadre de la Directive Oiseaux du édictée par l'Union européenne.
Urbanisme Typologie Au , Le Liège est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Loches, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (68,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (68,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (55,5 %), forêts (31,1 %), zones agricoles hétérogènes (11 %), prairies (2,4 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Morphologie urbaine La très grande majorité des habitations est regroupée au niveau du bourg qui se développe de part et d'autre de la . La construction de deux lotissements au contact du bourg, au nord et à l'est, renforce cette polarisation. Les écarts et hameaux sont peu nombreux.
Voies de communication et transports La qui relie Montrichard à Loches traverse le territoire communal du nord-est au sud en passant par le centre-bourg d'où rayonnent également la vers Luzillé au nord-ouest, la vers Saint-Quentin-sur-Indrois au sud-ouest ainsi qu'une route qui vers l'est permet de rejoindre Orbigny.
La commune n'est pas directement desservie par un réseau de transports en commun. Il faut gagner Genillé pour accéder à la ligne TC du réseau Rémi qui permet d'aller à Loches et au-delà à Descartes, ou Saint-Quentin-sur-Indrois où passe la ligne LMC du même réseau vers Amboise.. Risques majeurs Le territoire de la commune duLiège est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), feux de forêts et séisme (sismicité faible).. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..
Pour anticiper une remontée des risques de feux de forêt et de végétation vers le nord de la France en lien avec le dérèglement climatique, les services de l’État en région Centre-Val de Loire (DREAL, DRAAF, DDT) avec les SDIS ont réalisé en 2021 un atlas régional du risque de feux de forêt, permettant d’améliorer la connaissance sur les massifs les plus exposés. La commune, étant pour partie dans le massif de Brouard, est classée au niveau de risque 4, sur une échelle qui en comporte quatre (1 étant le niveau maximal)..
vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux duLiège. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. La totalité de la commune est en aléa moyen ou fort (90,2 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, 169 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 91 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999.
Toponymie Le nom de la commune provient de l'anthroponyme , attesté dans l'Antiquité. Le Liège est le « domaine de Laevius ». Différentes formes sont attestées : Legio en 1150 dans un cartulaire de l'abbaye de Beaumont-lès-Tours, parochia de Lesgsio dans un cartulaire de l'archevêché de Tours en 1339, « paroisse du Loige » un siècle plus tard, « Le Liège-en-Touraine » en 1561 pour aboutir à la forme moderne sur la Carte de Cassini..
Histoire Des traces d'occupation humaine sont présentes à l'ouest du territoire dès le Néolithique avec un dolmen accompagné de haches polies. Des enceintes probablement protohistoriques mais non datées plus précisément sont révélées par la prospection aérienne au début des années 1990 au nord-est du territoire..
L'histoire du Liège ne semble plus documentée, au regard des connaissances actuelles, avant le Moyen Âge central. La première mention du Liège remonte au . À cette époque, le territoire est un fief relevant du château de Loches. Le territoire du Liège était totalement ou partiellement couvert, à l'époque médiévale, par la forêt de Chenevôse., mais l'histoire de son défrichement est mal connu. Il a probablement commencé à l'ouest, dans la zone géologique des calcaires lacustres où les aptitudes agricoles des sols sont meilleures. Le territoire paroissial du Liège semble s'être constitué aux dépens de celui de Genillé mais le découpage est fait de telle sorte que le prieuré de Hys demeure sur le territoire de Genillé, même si les moines de ce prieuré sont probablement à l'origine de la fondation de l'église du Liège et du bourg qui l'accompagne.
En 1830, la commune du Liège cède à Genillé et un petit hameau ; elle reçoit en échange de terrain nu.. Lors des plébiscites organisés par Napoléon III en et , le score est sans équivoque : tous les inscrits votent et le oui remporte l'unanimité des suffrages..
La Première Guerre mondiale fait parmi les soldats originaires du Liège., alors que la commune compte en 1911. Le , des résistants des Forces françaises de l'intérieur tendent une embuscade à l'armée allemande qui se replie. En représailles, plus de encerclent le bourg dont une partie des habitants fuient leurs maisons. La fusillade éclate et dont tués.. Un monument aux morts, dans le bourg du Liège, rappelle cet épisode.
Politique et administration
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Population et société Démographie Les habitants du Liège se nomment les « Liégeois ».