Bruno Barrillot, né le à Lyon et mort à Pirae le , est un militant anti-nucléaire et lanceur d'alerte français, spécialisé dans le suivi des armes et du nucléaire. Il a écrit plusieurs ouvrages sur les conséquences des essais nucléaires au Sahara algérien et en Polynésie française. Il est cofondateur de l'Observatoire des armements en 1984. Il est également cofondateur de l’AVEN (Association des Vétérans des Essais Nucléaires) le .

Biographie Il fait des études de philosophie et de théologie à l'université catholique de Lyon, avant de devenir prêtre catholique et aumônier du mouvement rural de la jeunesse chrétienne au diocèse de Lyon de 1972 à 1985«Bruno Barrillot, une vie de combats», Radio 1 (Lyon), 26 mars 2017 . Il participe au groupe Objections en monde rural. Un autre prêtre de ce mouvement, Léon Desbos, et lui-même sont inculpés pour le renvoi de leurs livrets militaires afin de soutenir un objecteur de conscience en procès et les paysans du Larzac en lutte contre l'extension du camp militaireCommuniqué de presse de Objections en monde rural, 5 avril 1979, Fonds Jean-Pierre Lanvin, Observatoire des armements. Ils sont condamnés à 500 francs d'amende avec sursis. Il rompt avec l'Église catholique française au milieu des années 1980, durant la crise des euromissiles, estimant que ses positions institutionnelles étaient . Il reste cependant proche de l'archevêque lyonnais, pour lequel il suit les dossiers des mouvements pacifistes..

Il est ensuite journaliste pour Libération Lyon (1985-1989).

Il fonde en 1984, avec Patrice BouveretPatrice Bouveret, cofondateur et directeur de l'Observatoire des armements. Petite biographie sur le site de France-Inter et Jean-Luc Thierry, permanent de Greenpeace-France pour les essais nucléaires Hélène Crie-Wiesner, « Jean-Luc Thierry, responsable français de la campagne de Greenpeace contre les essais nucléaires, est interdit à Mururoa […] » (portrait), Libération, 29 janvier 1996, , le centre de documentation et de recherche sur la paix et les conflits (CDRPC), qu'il dirige de 1985 à 2005 et qui devient en 2008 l'Observatoire des armements.

Il visite le site de Mangareva, dans l’archipel des Gambier en 1990. Alors que la France a réalisé, entre 1960 et 1996, 210 essais dans le Sahara et sur les atolls de Mururoa et Fangataufa, en Polynésie française, ce n'est qu'en 2010 que la loi MorinLoi Morin n° 2010-2 du 5 janvier 2010 relative à la reconnaissance et à l'indemnisation des victimes des essais nucléaires français (1) reconnaît un impact sanitaire sur les populations. Bruno Barrillot souligne qu'« Les victimes des essais nucléaires en Polynésie peinent à se faire indemniser », Sciences et avenir, 24 février 2016 .

À son retour en France, il reçoit divers soutiens, notamment de John Doom, directeur du bureau Pacifique du Conseil œcuménique des Églises, de Madeleen Helmer et du pasteur polynésien Taarii Maraea.

Il devient délégué pour le suivi des conséquences des essais nucléaires auprès du gouvernement polynésien«Des tonnes de résidus dangereux en Polynésie», Le Parisien, 17 juillet 2012 . Licencié lors du retour au pouvoir de Gaston Flosse, il devient assistant du sénateur Richard Tuheiava (2013-2014). Il est rappelé au poste de délégué en 2016 par Édouard Fritch. Il met en cause . Alors que Marcel Jurien de la Gravière, alors délégué à la sûreté nucléaire de la Défense, avait reconnu que six de ces essais avaient », entraînant des retombées sur des zones habitées, et ce jusqu'à Tahiti, Barrillot quant à lui estime qu', notamment l'archipel des Gambier situé à 400 km, sous le vent. Par ailleurs, dans le même article, Bruno Barrillot estime que par 3000 tonnes de déchets radioactifs et de matériel militaire immergés au large de Mururoa ainsi que par .

Il conseille aux victimes civiles et militaires, en France, en Polynésie française et en Algérie, de se rassembler, pour exprimer leurs revendications.

Début , un livre vient remettre en cause certains propos et démonstrations de Bruno Barrillot concernant les conséquences sanitaires des essais nucléaires français en Polynésie française.

Publications

Audit atomique. Le coût de l'arsenal nucléaire français, 1945-2010, Centre de documentation et de recherche sur la paix et les conflits, 1999 L'héritage de la bombe : Polynésie Sahara 1960-2002. Les faits, les personnels, les populations Les irradiés de la République : Les victimes des essais nucléaires français prennent la parole, Éditions Complexe, GRIP et Observatoire des armes nucléaires françaises, 2003 Uranium appauvri : un dossier explosif, Éditions Golias & Observatoire des armes nucléaires, 2001 Ouvrage collectif "Dix ans d'objections en monde rural" vécu d'un groupe anti-militariste de la Loire et du Rhône depuis 1973. Supplément à "Des objections en monde rural", commission paritaire n°64382, directeur de publication Jean-Luc Denis. . Essais nucléaires français. L'héritage empoisonné, Observatoire des armements, 2012 Armes légères : de la production à l'exportation, le poids de la France, avec Belkacem Elomari, Lyon, Observatoire des transferts d'armements, 1999 (coll.) Témoins de la bombe : mémoires de 30 ans d'essais nucléaires en Polynésie française, avec Marie-Hélène Villierme et Arnaud Hudelot, Papeete, Éditions Univers polynésiens, 2013 Victimes des essais nucléaires : histoire d'un combat, préf. de Christiane Taubira, Lyon, Observatoire des armements, 2010 Quelle justice pour les victimes des essais nucléaires ? Pour l'adoption du principe de présomption légale, préf. de Jean-Paul Teissonnière, contribution du Abraham Béhar, Lyon, Association des vétérans des essais nucléaires, Observatoire des armements & Association Moruroa e tatou, 2007 Références

Voir aussi Bibliographie Articles connexes Observatoire des armements Liens externes

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