Eugène Jacob de Cordemoy est un médecin et botaniste français originaire de l'île de La Réunion né le à Saint-André et mort le à Hell-Bourg (Salazie)..

Famille

Il est le père de Hubert Jacob de Cordemoy (1866-1927) , il est chargé des cours d'histoire naturelle coloniale à l'école de médecine d'Aix-Marseille., chargé d'un cours sur l'« Histoire des produits animaux coloniaux ». au musée-institut colonial de Marseille (fondé par la Chambre de commerce de Marseille)., chef des travaux botaniques à la faculté des sciences de Marseille et maître de conférences à la même faculté.. Il contribue activement au musée colonial et à l'institut colonial de Marseille, créés par Édouard Heckel en 1893....

En 1898 la famille élargie compte plusieurs membres domiciliés à la Réunion (Bénédict à Saint-Denis, Alfred) mais aussi Camille Jacob de Cordemoy, ingénieur civil domicilié à Santiago (Chili) ; Stoline de Cordemoy (ép. Henri Miot puis Adolphe Lefèvre, tous deux domiciliés à Paris), Louise Francière (petite-nièce d'Adolphe et arrière-petit-fille de Louis Philippe Hubert de Cordemoy) à Perpignan.…

Biographie Médecine Docteur en médecine de la Faculté de Paris, licencié es sciences naturelles, Eugène Jacob de Cordemoy est médecin de l'hôpital de Saint-Benoît, bourgade de l'Est de La Réunion où il pratique également la chirurgie, comme la plupart de ses collègues de cette époque.

Le tambave est une pathocénose, c'est-à-dire une maladie liée à un contexte culturel particulier. En 1864, dans l'ouvrage intitulé La médecine extra-médicale à l'Île de la Réunion, Cordemoy décrit le tambave, maladie mortelle du petit enfant : . Ayant identifié les différentes manifestations de la maladie, il conclut : . Cette superposition de plusieurs pathologies que la médecine de l'époque avait du mal à différencier, pouvait devenir mortelle.

Témoin de l'introduction de la fièvre à la Réunion, il formule son opinion à ce sujet dans le journal de la Réunion du : .

Botanique Les premières études globales sur la Flore des Mascareignes à être publiées furent la Flore de Maurice et des Seychelles par Baker en 1877. et la Flore de La Réunion par Eugène Jacob de Cordemoy en 1895, lequel reprit les travaux de Charles Frappier, un autre botaniste réunionnais. Ces travaux concernaient plus particulièrement les orchidées de La Réunion, soit un catalogue de 145 espèces dressé en 1880. Sa Flore de La Réunion synthétise trente années de prospections et d'études de la flore réunionnaise et établit les fondements synthétiques des connaissances botaniques générales de la flore de l'île. Son herbier est aujourd’hui conservé à Marseille.

Politique Durant trente ans il est maire de Saint-Benoît et conseiller général.

Eugène Jacob de Cordemoy fut membre de la Société linnéenne de Paris, vice-président de la Commission administrative du Muséum et du jardin botanique de Saint-Denis, membre de la Société des sciences et des arts de la Réunion, correspondant de la Société des sciences et des arts de l'Île Maurice.

Œuvres

La médecine extra-médicale à l'île de la Réunion, St Denis, 1864 « Traitement du tétanos par l'opium à hautes doses », Bulletin thérapeutique, Paris, 1866 « Sur un cas de résection partielle du foie suivie de guérison », Paris, 1894 .

Notes et références

Voir aussi

Liens externes

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