Ilyas El Omari, né le , est un homme politique marocain. Il a présidé la région Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, a dirigé le groupe de presse Akhir Saâ et a été le secrétaire général du Parti authenticité et modernité.
Biographie Origines Il serait originaire de Bni Bouayach ou d'Imnoud, dans la région d'Al Hoceïma.
Son père, Mohamed El Omari, était durant sa vie fqih dans une mosquée de son petit village.
Ilyas El Omari est le frère de Fouad El Omari, ancien président du conseil communal de Tanger.
Parcours Il se marie à la fin des années 1980 et se lance en parallèle dans l'imprimerie.
En 2001, il est nommé membre de l'Institut royal de la culture amazighe, dirigé par Mohamed Chafik, directeur du Collège royal.
En 2004, il rejoint l'Instance équité et réconciliation.
À la suite du tremblement de terre d'Al Hoceïma en 2004, il rejoint l'Association du Rif pour la solidarité et le développement.
Il est présent dans le camp de Gdeim Izik lors de son démantèlement par les forces de l'ordre marocaines en . Les affrontements entre policiers et manifestants font alors entre 13 et 36 morts. Son rôle dans ces évènement est sujet à controverses. Certaines sources le citent comme « un négociateur » de l’État, tandis qu'Abdel-Ilah Benkiran est allé jusqu’à l’accuser d’avoir mis le feu aux poudres et d’avoir provoqué les événements qui ont mené au drame.
Au Parti authenticité et modernité Lancement Il participe à l'initiative politique Mouvement pour tous les démocrates lancée par Fouad Ali El Himma, qui deviendra par la suite le Parti authenticité et modernité.
Lors des émeutes de Gdim Izik, près de Laâyoune, Ilyas El Omari est pointé du doigt par ses rivaux politiques.
Le député Abdel-Ilah Benkiran s’enflamme et l'accuse d’avoir mis le feu aux poudres dans la région et provoqué les événements qui ont mené au drame : .
Son nom est évoqué au procès des accusés de Gdim Izik, qui présentaient Ilyas El Omari comme de l’État.
Président de région Aux élections communales et régionales de 2015, il se présente dans la commune rurale de Nekkour sans aucun adversaire .
Il déclare à ce sujet aux médias : . Il devient président de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma avec le soutien du RNI et du Mouvement populaire, qui se désolidarisent de leur allié gouvernemental, le PJD.
En , il annonce le lancement d'un groupe de presse composé de six publications. Elles sont publiées par la société Prestigia. Comme actionnaire du groupe de presse, on retrouve Ilyas El Omari mais aussi les propriétaires des groupes agro-alimentaires Koutoubia et Copralim, soit Tahar Bimzagh et Abderrahim Ben Daou. Le publicitaire Casablancais Karim Bennani (ex-associé de Fouad Ali El Himma et de Karim Bouzida dans Intégral Media) est également actionnaire.
Ilyas El Omari lance le groupe de presse lors d'une soirée dans un grand hôtel de Rabat où l'on retrouve plusieurs personnalités marocaines influentes, dont Anas Sefrioui, des ministres (Abdessalam Saddiki, Mamoune Bouhdoud), des chefs de partis politiques (Mohammed Sajid, Mohand Laenser), des figures du PAM (Ahmed Akhchichine, Ali Belhaj) ainsi des intellectuels.
Secrétaire général En , bien que n'étant pas candidat au poste de secrétaire général du parti, il est donné favori par les médias.
Lors du congrès du PAM de Bouznika, sans adversaire, il devient par plébiscite le nouveau secrétaire général du parti.
Pour le journaliste marocain Aziz Boucetta, .
Le , il présente sa démission de son poste de secrétaire-général du parti, qui sera refusée le lendemain. Il quitte finalement la tête du parti en , et est remplacé par Hakim Benchemass.
Voir aussi Notes et références
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