Lamia Ziadé est une illustratrice et artiste franco-libanaise née le à Beyrouth. Elle vit et travaille en France mais retourne régulièrement au Liban. Le conflit israélo-libanais de 2006 l'incite à écrire son premier roman graphique sur le Liban. Elle consacre ensuite un album au Caire, puis à l'histoire du Proche-Orient au . En 2025, elle publie un roman autobiographique sur son parcours entre le Liban et la France.

Biographie Jeunesse et éducation Lamia Ziadé naît le à Beyrouth. Elle a sept ans lorsque la guerre civile libanaise éclate en 1975. Elle reste à Beyrouth jusqu’à ses dix-huit ans, et l'obtention de son bac, malgré le conflit. Elle part ensuite poursuivre des études d’arts graphiques à Paris, à l’École supérieure d'arts graphiques Penninghen, tout en revenant régulièrement au Liban, bien que son pays soit enlisé dans la guerre et que la vie y soit difficile. Elle rencontre à Paris son futur mari. Ils ont deux enfants.

Illustratrice Le premier travail qu'elle obtient est chez Jean-Paul Gaultier. .

Elle devient ensuite freelance, travaillant pour la publicité, le cinéma, la mode et la presse, et dans l’illustration de livres pour enfants. Elle rencontre l’écrivain Vincent Ravalec avec qui elle publie en 2001 un livre érotique, L'Utilisation maximum de la douceur. .

Autrice vignette|alt=Photographie couleurs d'une voiture cassée sur fond d'immeubles dont l'un est presque détruit|Destructions israéliennes à Tyr, juillet 2006. Le conflit israélo-libanais de 2006 et l'invasion partielle du Liban la choquent profondément et la décident à écrire Bye bye Babylone : Beyrouth 1975-1979, un roman graphique, sur son enfance et sur la guerre civile entre libanais, conservateurs chrétiens et palestino-progressistes musulmans.

Elle découvre la chanteuse Asmahan et avec elle l'histoire des divas arabes. Elle retrace cet univers chatoyant dans Ô nuit, ô mes yeux publié en 2015. Il mêle de la même façon textes et images pour décrire le Caire, de l'entre-deux-guerres aux années 1970. Nadia Rabbaa, de Jeune Afrique, estime que

Elle réalise en 2016 la pochette de Musique de France, le premier album d'Acid Arab.

En 2017, dans Ma très grande mélancolie arabe, un récit illustré, elle retrace l'histoire marquée par la violence du Proche-Orient au ..

En 2025, elle publie Rue de Phénicie, un récit autobiographique suivant la même forme libre, nommé d'après la rue de Beyrouth du même nom. Elle y revient son parcours tiraillé entre le Liban et la France, et le développement de son identité arabe et de sa conscience politique décoloniale et antisioniste...

Récompenses Prix James-Tait-Black catégorie « biographie » en 2024, pour My Great Arab Melancholy (Ma très grande mélancolie arabe).

Ouvrages . . . . .

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Expositions personnelles Lola Cartable, Galerie de l’Entretemps, Paris, 1996. Je veux que personne ne le sache, Galerie Kamel Mennour, Paris, 2003. , Galerie Kamel Mennour, Paris, 2006 , Galerie Tanit, Munich, 2008. , Galerie Benjamin Trigano, Los Angeles, 2008. Chamade Paris, Galerie Alfa, Paris, 2009. , Espace Kettaneh Kunigk, Beyrouth, 2009. Samia et le roi de carreau, Art Paris, Grand Palais, 2013.

Notes et références

Bibliographie . . . . . .

Liens externes

Site officiel

Lamia Ziadé, Radio France, podcasts et actualités 2011-2026 La "très grande mélancolie" de Lamia Ziadé - À l'Affiche ! , France 24, . Une heure avec... Lamia Ziadé, les rencontres littéraires de l'Institut du Monde arabe.

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