Le d'infanterie provisoire est un régiment d'infanterie français créé en 1871 devenu en 1872 le d'infanterie de ligne.
Création et différentes dénominations : création du : prend la dénomination de
Colonel 1871 : Alexis Hubert de La Hayrie
Historique des garnisons, combats et batailles Création .
Conformément à l’instruction ministérielle du , le comprend : 1 colonel : M. de la Hayrie, du régiment des zouaves de l'ex-garde impériale. 1 lieutenant-colonel provenant du de ligne. 3 chefs de bataillon provenant des 3e régiment de zouaves, grenadiers et de ligne. 3 capitaines adjudants-majors : provenant des régiment de grenadiers, de ligne et de ligne. 1 officier payeur lieutenant provenant du de ligne. 18 compagnies réparties en 3 bataillons qui furent fournies par les , , , , , , , , , , , , zouaves de la Garde impériale, et et , , et On trouvera les détails à partir de la page 30.
Ordre du régiment
Opérations autour de Paris Le , le régiment reçoit ordre de venir prendre, à Versailles, sa place dans l'armée de Paris, commandée par le maréchal de Mac-Mahon.
Il quitte Cambrai le , en deux colonnes, par les voies ferrées, et arrive le 19 au camp de Satory. Il fait partie du corps, général Clinchant, division sous les ordres du général Duplessis, brigade sous les ordres du général de Courcy rassemblée pour rétablir l'ordre dans Paris et réprimer l'insurrection de la Commune.
Le , le régiment quitte le camp de Satory pour aller, avec tout le corps d'armée, concourir aux travaux du second siège de Paris (forts de la rive gauche) et arrive au bivouac de Bel-Air Le domaine de Bel-Air – Bièvres, près de Bièvre, le même jour.
Du 2 au , il prend part aux travaux et attaques qui ont pour objectif la chute du fort d'Issy, sur une ligne s'étendant de Bagneux à Clamart.
Le , le quitte les attaques de la rive gauche et va renforcer, au camp du bois de Boulogne Émilia Telsatme : Le bois de Boulogne, les attaques de droite, dirigées par le Général de Ladmirault, commandant le . Il prend part à toutes les opérations qui ont pour but la prise de Paris, jusqu'au 22 au matin.
Semaine sanglante 22 mai Le 22 mai, à du matin, le régiment entre dans Paris par la porte de Passy, sauf la de la du , qui reste de garde à la poudrière de la cascade du bois de Boulogne.
Le régiment, formé en colonne par demi-section, suit les remparts jusqu'à la porte Dauphine, entre dans l'avenue de l'Impératrice et s'arrête au pied de l'arc de triomphe de l'Étoile, en attendant le reste de la . Lorsque celle-ci est arrivée tout entière, les et du , descendent l'avenue de la Grande-Armée et s'emparent des barricades de la porte Maillot et des ouvrages avancés, malgré la résistance d'un millier d'insurgés (zouaves de la commune), qui sont refoulés jusque dans Neuilly.
Le drapeau rouge est enlevé du sommet de la barricade, et l'étendard aux trois couleurs y est planté, au milieu d’une grêle de balles. Vers , à la porte de Villiers, les fils télégraphiques reliant le centre de Paris à Neuilly est coupé et le capture de tout calibre, canons et mitrailleuses, 200 fusils ainsi qu'un matériel considérable
Pendant ce temps, le , suivi des 2 premières compagnies du , recevait l'ordre de fouiller avec soin toute la portion du comprise entre l'avenue de la Grande-Armée, les fortifications et l'avenue de Wagram, ayant pour objectif les défenses formidables établies par les insurgés place Pereire, portes Bineau, de la Révolte, Courcelles et d'Asnières et le parc Wagram.
Le , suivant l'avenue de Wagram, puis le boulevard de Courcelles jusqu'au parc Monceau, appuyait ainsi le mouvement général du régiment.
Étant arrivé au point d'intersection de l'avenue d'Essling avec la route des Ternes et de la rue de Villiers, le colonel, sachant que les portes des Ternes et de Villiers étaient occupées par les compagnies de gauche du , jeta une section sur la droite dans la direction de la place Pereire par la rue Pierre-Demours, ainsi qu'une compagnie se dirigeant sur le même point par la rue de Louvain, le reste de la colonne marchant sur la porte Bineau par la rue Bayen. Au point de rencontre du boulevard intérieur et de la rue Bayen, un feu terrible de mousqueterie, partant du poste-caserne du bastion 49 et des ouvrages en terre de la porte Bineau, accueillit la tête de la colonne. À la sonnerie de la charge, le s'élança sur les ouvrages des communards, pendant que la du enlevait le poste-caserne du bastion 49. L'assaut du fut irrésistible, en quelques minutes la porte Bineau avec toutes ses défenses était tombée et les cadavres des insurgés couvraient le terrain, de nombreux prisonniers étaient faits, et les communards éperdus fuyaient à toutes jambes, cherchant un refuge dans le village de Levallois, vive ment accompagné par un feu à volonté dirigé par les hommes du qui, instinctivement, avaient gravi le rempart et couronné les parapets.
En même temps, les formidables défenses de la place Pereire tournées par la droite et par la gauche, en même temps qu'abordées de front par les et du , tombaient également. La prise de cette importante position amena celle du parc d'artillerie de Courcelles, où l'on trouva plus de de canon, dont quelques mitrailleuses, un matériel considérable et des munitions de guerre en grande quantité, 238 prisonniers de l'armée, faits le 18 mars, et qui n’avaient pas voulu servir la Commune, sont délivrés.
Les ponts-levis des portes Bineau et de la Révolte furent levés, et la du occupa cette position. Le reste du suivit les remparts, s’empara de la porte de Courcelles et continua à s'avancer jusqu'au poste-caserne du bastion 46, occupé par quelques insurgés, et s'en empara. 300px|droite|thumb| Le , arrivait au même moment au pas de course, par l'avenue Gourgaud et le boulevard Berthier, et, après avoir essuyé une vive fusillade, s'emparait de la porte d'Asnières et de l'ouvrage en terre qui défendait la rue d'Asnières, lequel fut occupé aussitôt par la du , pendant que 2 compagnies, se prolongeaient le long des remparts en prenant position sur le chemin de fer et dans les magasins de la gare pour prévenir tout retour offensif.11 canons ou obusiers à âme lisse, dont plusieurs encore chargés, ainsi qu'un grand nombre de pièces de position, furent pris.
L'irruption du régiment dans l'intérieur des fortifications avait été si prompte, que les insurgés qui défendaient le village d'Asnières n'avaient pas eu le temps d'abandonner leurs positions. Ils voulurent rentrer par la porte d'Asnières au moment où le venait de la prendre. Deux compagnies déployées le long des remparts ouvrirent sur eux un feu des plus nourris. Ils s’enfuirent à toutes jambes vers la porte de Clichy et le chemin de fer de l'Ouest, laissant un grand nombre de morts sur le terrain.
Les compagnies qui avaient pris la place Pereire avaient placé des avant-postes jusqu'au boulevard Malesherbes et la place de Wagram. Le avait déblayé le terrain jusqu'au parc Monceau, malgré une fusillade assez vive sur le boulevard de Courcelles, avait occupé le parc et se reliait avec le gros du régiment par sa gauche. Il resta une heure environ dans cette position et revint ensuite se rallier au régiment place Pereire.
Il était environ; le était maître de la moitié du arrondissement, et fortement retranché sur les positions conquises.
Le reste des troupes du , à partir de l'Arc de triomphe, avait occupé pendant ce temps-là le faubourg Saint-Honoré jusqu’au boulevard Haussmann, l'avenue de Messine, le parc Monceau, le boulevard Malesherbes jusqu'à Saint-Augustin, et avait enlevé le collège Chaptal sur le boulevard des Batignolles, position fortement retranchée sur laquelle les insurgés comptaient pour défendre le et la barricade de la barrière de Clichy, une des principales avancées de Montmartre.
Vers du soir, le régiment est relevé par des troupes de la division Grenier (corps Ladmirault) et va bivouaquer boulevard de Neuilly et y passe la nuit du 22 au 23.
23 mai Le mardi , à du matin, le régiment était formé en avant du parc Monceau. Il resta en réserve, opérant le désarmement des Batignolles et de nombreuses arrestations.
À midi, le fut envoyé pour soutenir le au collège Chaptal et prit part aux diverses opérations de la place de Clichy sous les ordres du général de Courcy.
Le soir, le régiment rejoignit le reste de la brigade, place de Clichy, et vint s'établir ensuite rue Blanche, où il bivouaque. En y arrivant, les deux premières compagnies du prêtent la main aux troupes qui attaquaient les barricades de la rue de la Chaussée-d'Antin et occupent militairement l'église de la Trinité.
24 mai 300px|droite|thumb| Le , à midi, le régiment tout entier (sauf la du , qui reste pour occuper le collège Chaptal, rue Blanche) prend les armes, suit la rue de Châteaudun jusqu'à son point d'intersection avec la rue Lafayette ou, les et occupent rapidement les deux dernières maisons et dirigent immédiatement, des étages supérieurs, un feu nourri et d'enfilade sur les barricades qui défendent la rue Lafayette, et qui sont soutenues par la caserne de la Nouvelle-France à droite, l'église Saint-Vincent-de-Paul à gauche, et la maison solidement établie de Debain (facteur de pianos-orgues) en face, place Lafayette.Un feu nourri part de toutes les positions des insurgés. Le régiment s'élance alors au pas de charge et enlève à la baïonnette toutes les barricades qui étaient devant lui jusqu'à la place Lafayette, et s'y maintient en continuant le feu contre les défenses plus avancées, qui finissent par tomber par suite des mouvements tournants exécutés sur la gauche et sur la droite par des régiments du .
Le reçut l'ordre du général Clinchant d'aller occuper la rue du Faubourg-Montmartre. La de ce bataillon prit position sur le boulevard Poissonnière et prit une part active à la prise de la barricade de la porte Saint-Denis, une autre garda le débouché de la rue Bergère, une troisième surveilla le faubourg Montmartre, une autre section fut placée rue de Montyon, et les et du bataillon formèrent la réserve.
À du soir, le releva divers postes occupés par les et et eut pendant la nuit jusqu’au lendemain à midi une situation sérieuse et difficile pour protéger les travaux d’approche et de communications faits pour l'attaque du Château-d'Eau.
Le régiment ( et ) passe la nuit rue du Faubourg-Poissonnière.
25 mai Le , le régiment se porte sur le boulevard de Strasbourg, dégage toutes les rues avoisinantes, ainsi que la mairie du , et campe boulevard de Strasbourg, entre la rue du Château-d'Eau et le boulevard Saint-Martin.
26 mai Le régiment est au complet par suite de la rentrée du : une compagnie occupe la mairie du 10“ arrondissement, une autre compagnie occupe le passage Brady.
On commence le désarmement du quartier et l'on opère un grand nombre d'arrestations.
27 mai Le , le reste dans ses positions de la veille et continue la mission de désarmement qui lui est confiée.
Le soir, vers , le est détaché en entier et va occuper la rue Albouy, en réserve derrière le qui occupe la caserne du Prince-Eugène, place de la République. Ce bataillon a pour mission de surveiller le canal Saint-Martin, de désarmer la portion du comprise entre la rue du Château-d'Eau et le canal Saint-Martin.
28 mai Le , rien n'est changé dans la situation du corps.
29 mai Le , le régiment rentre à Versailles au milieu des acclamations de la population.
La du reste plusieurs jours au collège Chaptal, rue Blanche et opère et termine complètement le désarmement du quartier et y fait un grand nombre d'arrestations.
Après la prise de Paris Les pertes éprouvées, tant pendant le siège de Paris que pendant l'action dans la capitale, s’élèvent à 94 : Tués : 10 Blessés : 83 Disparu : 1
Un décret du président de la République en date du ayant prescrit que les régiments provisoires devenaient définitifs et prendraient la dénomination de régiment de ligne avec un numéro de série, le « » prend la dénomination de .
Bibliographie