est un réalisateur, scénariste et acteur japonais, né le à Kameyama, dans la préfecture de Mie, et mort le à Kyoto.

Il remporte le Grand prix au festival de Cannes 1954 pour ..

Biographie vignette|upright|gauche|Teinosuke Kinugasa, acteur onnagata dans les années 1910. Teinosuke Kinugasa naît le dans un milieu aisé ; il abandonne ses études en 1913 pour partir à Nagoya afin de devenir comédien.. Il commence sa carrière comme acteur onnagata (terme désignant un homme qui interprète un rôle féminin) au théâtre kabuki, puis au cinéma à la Nikkatsu dès 1917... Cette année-là, il tourne dans 44 films. En 1920, il perd sa femme et son fils, victimes de la grippe espagnole. Quelques mois plus tard, il écrit et réalise son premier film, . Dans ce film tourné en trois jours, il interprète lui-même le rôle de la sœur.

Au début des années 1920, Teinosuke Kinugasa est un des artisans de la résistance des onnagata contre l'apparition de véritables actrices dans le cinéma japonais, une « nouveauté » issue du cinéma occidental. Mais les onnagata disparaissent progressivement des écrans et il quitte la Nikkatsu en 1922. Il rejoint alors la société de production de Shōzō Makino comme réalisateur et tourne de nombreux films, des mélodrames mais aussi des jidai-geki.

En 1926, il fonde sa propre société de production, la Kinugasa Eiga Renmei .. Il produit et réalise , un film expérimental audacieux se passant dans un asile, à mi-chemin entre l'expressionnisme allemand et les recherches du cinéma muet soviétique, sur une idée de l'écrivain Yasunari Kawabata et de Riichi Yokomitsu.. Le film, longtemps considéré comme perdu, a été retrouvé chez lui par Kinugasa en 1971. Il est considéré de nos jours comme un chef-d’œuvre du cinéma muet mondial..

Œuvre ambitieuse, Une page folle est néanmoins un échec commercial et par la suite, la Kinugasa Eiga Renmei revient dans le giron de la Shōchiku, produisant des films d'époques plus classiques.. La société devenue moins rentable, l'équipe décide de jouer son va-tout en réalisant en 1928, un mélodrame plus explicitement influencé par le Kammerspiel germanique. Son film terminé, Kinugasa part alors, ses bobines sous le bras pour un long voyage de deux ans en Occident. Il présente Carrefour à Moscou (où il rencontre Eisenstein), à Berlin, à Londres, à Paris et à New York. C'est sans doute la première intrusion du cinéma japonais en Occident, vingt-deux ans avant le Rashōmon d'Akira Kurosawa.

De retour au Japon, Teinosuke Kinugasa, cinéaste de gauche, rencontre des difficultés avec la censure avec son film Avant l'aube (1931). Par la suite, il tourne principalement des jidai-geki, notamment la première version parlante des 47 Rōnin (1932) et la trilogie La Vengeance d'un acteur (1935-36), dont Kon Ichikawa réalisera un remake en 1963 avec le même acteur dans le rôle principal, Kazuo Hasegawa.

En 1953, il s'installe quelque temps à Hollywood afin d'étudier de près les différents procédés couleurs et les vertus de l'écran panoramique. Cette même année, il tourne La Porte de l'enfer, premier film en couleur de la Daiei et premier film en Eastmancolor au Japon, avec lequel il remporte la Palme d'or au festival de Cannes (1954) ainsi que l'Oscar du meilleur film en langue étrangère (1955)..

Son dernier film, Le Petit Fuyard, tourné en 1966, est une co-production avec l'Union soviétique.

Teinosuke Kinugasa a réalisé plus de 120 films et signé près de 100 scénarios entre 1922 et 1966. Il a également joué dans plus de 60 films entre 1918 et 1923.. Il est l'auteur d'un livre, publié en 1977 par les éditions Iwanami : ..

Filmographie vignette|Teinosuke Kinugasa (au centre) et Hideo Fujino (à droite) dans Hakucho no uta (1920) d'Eizō Tanaka. Acteur 1918 : de 1918 : d'Eizō Tanaka 1918 : d'Eizō Tanaka 1918 : de 1918 : de 1919 : de 1919 : d'Eizō Tanaka 1919 : de 1919 : de 1920 : d'Eizō Tanaka 1920 : : la sœur

Réalisateur vignette|Eiko Minami dans Une page folle (1926). vignette|upright|Junosuke Bandō et Akiko Chihaya dans Carrefour (1928). vignette|upright|Affiche japonaise de La Porte de l'enfer (1953). vignette|upright|Affiche japonaise de Romance à Yushima (1955). vignette|upright|Ganjirō Nakamura et Machiko Kyō dans Une femme d'Osaka (1956)

Sauf indication contraire, les titres en français se basent sur la filmographie de Teinosuke Kinugasa dans l'ouvrage Le Cinéma japonais de Tadao Satō.. Les années 1920 1920 : 1922 : , coréalisé avec Tomu Uchida 1922 : 1922 : 1923 : 1923 : 1923 : 1923 : 1923 : 1923 : 1923 : 1923 : 1923 : 1923 : Femme, ne te trompe pas ! (Onna-yo ayamaru nakare) 1924 : 1924 : 1924 : 1924 : 1924 : 1924 : 1924 : 1924 : 1924 : 1924 : 1924 : 1924 : 1924 : 1924 : 1925 : 1925 : 1925 : 1925 : 1925 : 1925 : 1925 : 1926 : coréalisé avec Shōzō Makino 1926 : 1926 : 1926 : 1926 : 1926 : 1927 : 1927 : 1927 : 1927 : 1927 : 1927 : 1927 : 1927 : 1927 : 1927 : 1928 : 1928 : 1928 : 1928 : 1928 : 1928 :

Les années 1930 1930 : 1931 : 1931 : 1932 : 1932 : 1932 : 1932 : 1933 : 1933 : 1933 : 1934 : 1934 : 1934 : 1934 : 1935 : 1935 : 1935 : 1936 : 1937 : 1937 : 1938 :

Les années 1940 1940 : 1940 : 1941 : 1943 : 1945 : 1946 : 1947 : , segment : Le Cirque de l'amour (Koi no sakasu)note : la partie est réalisée par Shirō Toyoda, la partie est réalisée par Mikio Naruse et la partie est réalisée par Kajirō Yamamoto. 1947 : 1948 : 1949 : 1949 :

Les années 1950 1950 : 1950 : 1951 : 1951 : 1952 : 1952 : 1952 : La Légende du Grand Bouddha : titre français du film lors de la rétrospective « Les Splendeurs de la Daiei, partie : les héritiers du grand maître » du 8 janvier au samedi 29 mars 2014 à la MCJP. 1953 : 1954 : 1954 : 1954 : 1955 : 1955 : 1955 : 1956 : 1956 : 1956 : 1957 : 1957 : 1958 : 1958 : 1958 : 1959 : 1959 :

Les années 1960 1960 : . 1961 : 1961 : 1963 : ( segment) co-réalisé avec Yasuzō Masumura ( segment) et Kōzaburō Yoshimura ( segment) 1963 : 1966 : co-réalisé avec

Scénariste 1976 : de Katsumi Nishikawa

Distinctions Récompenses 1947 : Prix Mainichi du meilleur film pour Seigneur d'un soir. 1954 : Grand prix au Festival de Cannes pour La Porte de l'enferLa Porte de l'Enfer (1953) - Festival de Cannes. 1954 : Léopard d'or au Festival de Locarno pour La Porte de l'enfer 1959 : mention spéciale pour Le Héron blanc au festival de Cannes

Sélections 1953 : La Légende du Grand Bouddha est présenté en compétition au festival de CannesLa Légende du Grand Bouddha (1953) - Festival de Cannes. 1959 : Le Héron blanc est présenté en compétition au festival de CannesLe Héron blanc (1958) - Festival de Cannes.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie 1977 : de Teinosuke Kinugasa aux éditions Iwanami

Liens externes

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