Le Réseau « Sortir du nucléaire » regroupe des associations françaises antinucléaires depuis 1997.. L'association est financée principalement grâce aux cotisations de ses membres et aux dons, ainsi que par la vente de matériel militant et de documents qu'elle produit.. Depuis 2005, le Réseau « Sortir du nucléaire » est agréé nationalement pour la protection de l'environnement..
Composition D'après ses statuts, le Réseau a pour but de soutenir les luttes antinucléaires locales, coordonner des actions d'ampleur nationale et internationale, et effectuer un travail médiatique et politique pour le public et susciter la participation des citoyens à cette lutte.. Il est dirigé par des bénévoles formant le conseil d'administration, élus lors de l'assemblée générale annuelle. L'association est agréée par le ministère de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire français depuis 2005.
L'activité de la structure est financée principalement grâce aux cotisations des membres et aux dons de fondations françaises et étrangères, ainsi que par la vente de matériel militant et de documents produits par l'association..
Histoire Origines thumb|Ancien logo thumb|upright|Poster contre le réacteur Superphénix à Creys-Malville. Depuis le début de l'histoire du programme nucléaire civil de la France, le mouvement antinucléaire s'est exprimé par des manifestations ou des actions organisées par des associations locales. La plus ancienne est le Comité pour la sauvegarde de Fessenheim et de la plaine du Rhin fondé en 1970, au début du projet de centrale nucléaire de Fessenheim.
Plusieurs coordinations nationales antinucléaires ont vu le jour. Elles sont souvent éphémères et de circonstance, comme pour le rassemblement de Bugey en 1971, ou de plus longue durée, comme la Coordination nationale antinucléaire (CNAN) de 1976 à 1984. La CNAN est dissoute après le camp de la paix de et antimilitaristes à Malville, un certain nombre d'animateurs rejoignent alors Les Verts sous l'impulsion d'Yves Cochet, tandis que d'autres militent dans leurs groupes locaux.
Le , une longue marche contre Superphénix relie Malville à Matignon en passant par Fessenheim et Nogent-sur-SeineJournal télévisé Antenne2 : émission du .. Elle réunit les Européens contre Superphénix, le Comité Malville, Contratom (Suisse), la FRAPNA, Greenpeace, le GSIEN et WWF et plus de de France, de Suisse, d'Italie et d'Allemagne.
C'est à partir de 1995 que commence à se structurer le Réseau « Sortir du nucléaire », à l'initiative des Européens contre Superphénix. En , à la suite de la décision de fermeture de Superphénix, les Européens contre Superphénix disparaissent pour donner naissance au Réseau « Sortir du nucléaire ». En , la première assemblée générale de coordination nationale antinucléaire se déroule à Agen et rédige la charte du Réseau « Sortir du nucléaire ». Sont présents à cette assemblée une trentaine de personnes représentant notamment la Coordination nationale des collectifs contre l'enfouissement des déchets radioactifs, Greenpeace, le Comité Malville, Stop Golfech, les Amis de la Terre, le comité Stop Civaux, la FRAPNA, Les Verts, la LCR. La charte qui fut établie repose sur la phrase :
Certains groupes antinucléaires, comme le Comité Stop Nogent ou l'Organisation communiste libertaire, refusent de signer cette charte qui n'appelle pas à une et reprochent au réseau de ne pas revendiquer la mise en service de centrales thermiques, seule option selon eux pour sortir vite du nucléaire, et ne rejoignent donc pas le Réseau. Le Comité Stop Nogent continuera, en 2004, à lui reprocher d'être trop laxiste..
Crise interne Le , le conseil d'administration du Réseau décide de signer le texte « Ultimatum climatique » lancé avant la Conférence de Copenhague de 2009 sur les changements climatiques..
Cette signature suscite un conflit grave au sein de l'équipe du Réseau. Onze des treize salariés se mettent en grève et le conseil d’administration se divise sur la gestion de ce conflit. Face à la paralysie induite par celui-ci, les participants de l’assemblée générale, tenue les 6 et à Lyon, révoquent le conseil d'administration en poste et en élisent un nouveau, provisoire, jusqu’en juin..
Le , huit des administrateurs révoqués à l'assemblée générale s'expriment dans une tribune du quotidien écologiste Reporterre. Ils dénoncent une grave crise au sein de l'organisme, alimentée par des conflits personnels, et se posent la question du choix d’une ligne stratégique au sein du Réseau ; ce à quoi des administrateurs du Réseau répondent par une tribune sur Reporterre intitulée « Le Réseau « Sortir du nucléaire » n’est pas en crise et travaille » dans laquelle ils font état d'un détournement des listes mails de l'association. Une plainte est déposée pour « faux et usage de faux, et pour atteintes au système automatisé de données » de l’association.. Le , Stéphane Lhomme est licencié pour faute grave.
Le , il accuse la direction du Réseau dans une lettre publiée par le quotidien Reporterre et saisit le conseil de prud'hommes pour faire annuler son licenciement. Simultanément, trois ex-administrateurs lancent une procédure devant le tribunal de grande instance de Lyon pour faire annuler la révocation du conseil d'administration lors de l'assemblée générale de : après une audience le , le tribunal les déboute le , estimant la révocation du CA justifiée eu égard à la gravité de la crise interne qui traversait l'association à ce moment-là« Une bataille juridique interne agite le Réseau sortir du nucléaire », Reporterre, 24 mai 2012.. Ils décident, malgré tout, d'interjeter appel.
En , un administrateur démissionne en dénonçant la logique de professionnalisation et le manque de démocratie au sein du réseauGuillaume Blavette, Le Réseau Sortir du nucléaire contesté de l’intérieur, reporterre.net, 18 décembre 2011, mis à jour le 10 mars 2015. Il se présentera de nouveau au conseil d'administration de l'association et sera réélu en .
À la suite du vote d'une motion « sortie de crise » lors de l'assemblée générale des et , le nouveau CA élu propose la signature d'un accord aux trois ex-administrateurs et à Stéphane Lhomme afin de mettre fin aux procédures en justice en cours. Le , un premier accord est signé avec les trois ex-administrateurs. La cour d'appel de Lyon homologuera, par la suite, l'accord des parties et constatera la fin de la procédure en conséquence. Un accord est également signé avec Stéphane Lhomme, lui accordant les indemnités demandées dans le cadre de la procédure aux prud'hommes.
À la suite du congrès antinucléaire d'Angers en , d'autres groupes de militants décident de quitter le Réseau. En , ces groupes publient un communiqué commun pour reconstruire une force antinucléaire au plus près des groupes et des luttes de terrainCOMMUNIQUÉ COMMUN DES GROUPES ANTINUCLÉAIRES QUI ONT DÉCIDÉ DE QUITTER LE RÉSEAU SORTIR DU NUCLÉAIRE, savoie-antinucleaire.fr.
Charte thumb|upright|Drapeau du Réseau Sortir du nucléaire. La charte du Réseau « Sortir du nucléaire » souhaite l'abandon des projets d'enfouissement des déchets nucléaires, de traitement du combustible usé, l'arrêt des exportations d'électricité, le non-renouvellement du parc nucléaire, l'arrêt des réacteurs en fonctionnement et l'abolition des armes nucléaires..
Cette charte met en exergue les dangers potentiels de la filière électronucléaire (accidents nucléaires, prolifération nucléaire, coûts et risques pour la santé publique). Elle prône une sortie du nucléaire civil grâce à une politique énergétique qui favoriserait notamment les économies d'énergie et le développement d'autres moyens de production d'énergie fondés sur les énergies renouvelables ou sur un recours provisoire à des technologies conventionnelles comme les centrales au gaz ou la cogénération (produisant chacune du dioxyde de carbone en quantité importante.).
Le , la charte a été signée par moralesAssociations nationales ou locales de défense de l'environnement, syndicats (Confédération paysanne, SUD Rail), partis politiques nationaux (Les Verts, LCR), entreprises ou commerçants du secteur des énergies renouvelables ou de l'agriculture biologique. et quelque physiques.. .
Le Réseau « Sortir du nucléaire » est membre du Réseau Action Climat – France et de Stop Essais, organisations avec lesquelles il échange des adhésions croiséesAssociations membres du RAC-F..
Actions thumb|upright|Banderole sur le château de Vitré. Les actions de l'organisme prennent la forme de communication sur le thème du nucléaire et de ses dangers : manifestations, chaînes humaines, tractage… organisation de débats, promotion de l'éducation populaire dans le domaine de l'énergie publication de la revue trimestrielle Sortir du nucléaire. réalisation de brochures d'information., mise en place de sites internetVoir sur stop-epr.org, stop-iter.org, fermons-fessenheim.org, dont-nuke-the-climate.org, campagne2012desarmementnucleaire.org. mise en place d'un centre de documentation sur le nucléaire et ses alternatives pétitions. sensibilisation auprès des élus, des collectivités, des syndicats et des associations actions juridiques contre les organisations de l'industrie nucléaire.
Campagnes Premières campagnes : 1998-2006 thumb|upright|Campagne de blocage administratif lancée en 2004. En 1998, une première campagne contre la construction de laboratoires d'enfouissement des déchets radioactifs est lancée; une deuxième suit contre le chauffage électrique, puis de nombreuses autres..
Le , le Réseau annonce que quinze sites potentiels, essentiellement dans l’Ouest, ont été sélectionnés pour l’implantation d’un laboratoire souterrain d'enfouissement des déchets radioactifs, alors que les communes concernées ne sont pas encore informées27 janvier 2000 : AFP - Laboratoire souterrain : 15 sites sélectionnés, selon les anti-nucléaires. Deux jours plus tard, la « mission collégiale de concertation granite » rend publique la liste des quinze sites présélectionnés29 janvier 2000 : Le Monde - Choix à haut risque pour les déchets radioactifs.
Le , selon le Réseau, ont défilé à Lyon et dans de France pour manifester contre le nucléaire12 novembre 2001 : Lyon Capitale - Nucléaire : la résistance citoyenne.
Le , le Réseau « Sortir du nucléaire », sur la base de documents de l'Autorité de sûreté nucléaire restés confidentiels, révèle que . L'information fait la une des journaux télévisés et de quotidiens nationaux..
En , le Réseau « Sortir du nucléaire » affirme qu'EDF a sur les séismes pour ne pas avoir à remettre aux normes ses centrales24 juin 2003 : afp - Sortir du nucléaire accuse EDF d’avoir ..
Pendant la Canicule européenne de 2003, le Réseau dénonce plusieurs subterfuges pour éviter la pénurie d’électricité, dont l'importation massive d'électricité et des rejets d’eau trop chaude10 août 2003 : afp - Sortir du nucléaire dénonce la de la France nucléaire.. Selon le Réseau, EDF a commis au moins à la loi sur les rejets d’eau chaude, bien que le gouvernement ait mis en place des dérogations exceptionnelles sur les températures de refroidissement des centrales nucléaires25 août 2003 : AFP - EDF a commis au moins 30 infractions à la loi sur les rejets d’eau chaude, accuse Sortir du nucléaire.
Le , le Réseau rassemble environ à ParisDes milliers de manifestants contre le nucléaire à Paris - Reuters le 17/1/2004, 5 800 selon la police..
Du au , un tour de France pour sortir du nucléaire débute à la centrale nucléaire de Fessenheim, parcourt nucléaires français en , pour terminer à la centrale nucléaire de Penly, où un projet de nouveau réacteur EPR était alors envisagé22 mai 2004 : AFP - Les anti-nucléaire ont bouclé à Rouen leur tour de France contre l’EPR.
Le , le Réseau lance une campagne de « blocage administratif » d'EDF contre l'EPR« Sortir du nucléaire lance un d’EDF contre l’EPR », 18 octobre 2004 : AFP..