vignette|220px|Le blason symbolise la marine qui occupe une place importante dans l'histoire de la ville. vignette|220px|Vue de la baie de Diego-Suarez, prise du sommet de la montagne des Français. vignette|220px|Carte extraite de Franz Schrader & Louis Gallouédec, Géographie élémentaire de la France et de ses colonies rédigée conformément aux programmes des classes de classique et moderne, 1894 ; y figure le toponyme dAntsirane et la baie Diego-Suarez. vignette |220px| Tongasoa à Antsiranana. Antsiranana, aussi appelée Diego-Suarez, est une ville malgache de culture antakarana.

Antsiranana est une ville et une commune urbaine du nord de Madagascar, dans le district d'Antsiranana I, dans la région Diana, dans la province de Diego-Suarez.

C'est le troisième port de la Grande île. Nosy Be, l'île Sainte-Marie et Antsiranana font partie des trois anciens établissements français associés à l'ancien territoire du royaume mérina. Ils forment ainsi l'ancien protectorat français de Madagascar qui est actuellement la république de Madagascar.

Géographie

Localisation La ville d'Antsiranana se situe au niveau du cap d'Ambre (Tendron'i Bobaomby) dans le nord de Madagascar. À l'ouest, il y a le canal du Mozambique et à l'est l'océan Indien. Sa superficie s'étend sur .

Cette ville, réputée être la plus propre de la grande île, est abritée par la baie de Diego-Suarez ( de côtes). Il s'agit du second port du pays.. La baie d'Antsiranana est de fait composée de quatre baies plus petites qui sont : la baie du Tonnerre la baie des Cailloux Blancs le Cul de Sac Gallois la baie des Français (où se situe la ville promontoire de Diego-Suarez)

Cette spécificité, couplée à une position idéale (proximité avec les côtes africaines, de Mayotte, des Comores et des Seychelles), en font un lieu stratégique expliquant le vif intérêt des forces françaises pour le site, qui en fait une base navale durant la colonisation.

La ville se trouve sur un plateau à une altitude d'environ au-dessus de la mer.. L'aérodrome d'Arrachart se trouve lui à d'altitude.

Antsiranana se trouve à de la capitale Antananarivo, soit de voiture..

Population

Sa population est passée de en 1975, à en 1993, et en 2018 à Population of Antsiranana, City Population.. Bien qu'elle soit censée être la capitale de l'ethnie antakarana (« ceux des falaises »), Antsiranana est une ville cosmopolite où la diversité de la population est frappante : Sakalaves, Antakaranas, Comoriens, Mahorais Arabes Indiens Antandroy, Antesaka Merinas, Betsileos, Betsimisarakas Chinois, Africains Yéménites, Somaliens Européens : Français, Italiens, Suisses

Climat

La ville a un climat tropical à saison sèche avec deux saisons : une saison des pluies entre décembre et mars, avec la présence de mousson, et une saison sèche qui dure huit mois, d'avril à novembre, avec le varatraza (vent fort d’est de vitesse jusqu'à de l'est au nord-ouest). Sa pluviométrie moyenne est de à . Avec une température moyenne qui varie de à en période de pluie et de à en période sèche. Toponymie Il existe deux thèses pouvant expliquer le nom de la ville : la découverte de la baie par les navigateurs portugais Diego Dias et Fernando Suarez. qui lui donnèrent leurs noms Gwillim Law, Administrative Subdivisions of Countries: A Comprehensive World Reference, McFarland, États-Unis, 2010, ., Diego-Suarez.

Le tout premier nom d'Antsiranana est Antomboko, qui signifie « troué, perforé », nom dû à cette baie naturelle qui s’étend sur . C’est la deuxième plus grande baie au monde après celle de Rio de Janeiro. Elle possède aussi son , le en malgache..

La ville retrouve son nom malgache d'Antsiranana (mot qui signifie en malgache) dans les années 1970 dans le cadre de la politique de malgachisation prônée sous la Deuxième République. Néanmoins, l'ancien nom demeure courant.

Administration C'est la capitale régionale de la Diana..

Jusqu'en 2015, la représentation française disposait d'une chancellerie rattachée à l'ambassade de France à Madagascar d'Antananarivo. À la suite d'une rationalisation des effectifs, Antsiranana ne dispose plus que d'un consulat. Cette situation a rendu plus difficile l'accès aux services de l'administration pour les français déclarés dans le nord de Madagascar. Le consul honoraire, bénévole, ne dispose pas de toutes les prérogatives de l'ambassade..

Histoire

vignette|220px|La montagne des Français.

220px|vignette|Architecture typique d'influence arabe de Madagascar, à Antsiranana.

Antsiranana, ou Diego-Suarez, comme toute la partie nord de la Grande île, était un véritable objet de convoitise et de conquête de l'extérieur. Auparavant Diego désignait Cap Diego. : premiers vestiges de présence humaine dans la montagne des Français. : découverte de la baie par des explorateurs portugais (cf. voir les deux thèses au paragraphe Toponymie). : à la fin du , la baie de Diego-Suarez abritait supposément une colonie de pirates français appelée « Libertalia ». : signature d'un traité accordant à la France le droit d'occuper le territoire de Diego-Suarez et d'y faire . Les troupes françaises s'installent d'abord à Cap Diego, puis, pour des raisons de commodité et d'ouverture, dans l'arrière-pays, à Antsiranana. 1886 : la ville est créée, sous les instructions du et de , ainsi le commandant militaire Caillet a regroupé une partie de la garnison de Cap Diego à Antsiranana. 1887 : installation des services administratifs, du commandement, de trois compagnies d'infanterie de marine et d'une compagnie de disciplinaire et d'artillerie. À l'arrivée du gouverneur Froger, Antsiranana devient le centre administratif de la colonie de Diego-Suarez. : prise par les Français du fort d'Ambohimarina (dans la montagne des Français), occupé par les troupes de la reine . : décret rattachant la colonie au gouvernement général de Madagascar. En 1900, Diego-Suarez est déclaré . Sous la direction du général Joffre, la ville va rapidement se développer. On assiste à la construction du bassin de radoub, de l'hôpital, du quartier militaire et de l'arsenal. au : opération Iron Clad, les Britanniques s'emparent de Diego-Suarez, aux mains des troupes vichystes, craignant que ces dernières n'appuient les forces japonaises présentes en Birmanie et alliées de l'Allemagne. 1946 : les troupes britanniques rétrocèdent la ville à la France. : l'île devient indépendante, ce jour deviendra la fête nationale. : départ de la Légion étrangère, puis de la Marine nationale le . : la ville devient la capitale de la région Diana avec la mise en place des vingt-trois régions, en 2021..

Urbanisme

Comme on peut le voir à la toponymie des rues et des lieux, l'urbanisme de la ville est fortement marqué par la présence française. L'urbanisation s'est faite en plusieurs phases : la vieille ville : le village d'Antomboko ou Antsiranana peut être considéré comme le noyau de la ville ou hypercentre. Il était composé d’une vingtaine de paillotes malgaches et a été découvert par François de Mahy en 1885. Ce village fait place à une ville qui s’étend désormais de plus en plus vers le sud ; la nouvelle ville : avec la colonisation, le village s'est peu à peu transformé en ville. Celle-ci est orientée vers le nord-nord-est et se divise en deux parties : l’ancienne ville coloniale : d'abord installée dans la « Ville basse » serrée sur quatre hectares autour du port, elle s'est ensuite étendue sur le plateau (rue Colbert, quartier militaire, Place Kabary), puis, plus tard, quartier de l'Octroi (rue Lafayette) ; les nouveaux quartiers d'extension : au sud (Tanambao I à V, Lazaret, Grand Pavois, SCAMA, Ambalavola, Mahatsara, Morafeno), sont autant de quartiers qui tendent à s'étendre de plus en plus vers Anamakia et Arrachart ; plusieurs routes ont été modifiées depuis 2017, par le biais de projets pic. L'un d'eux est la rue qui relie le carrefour en Y (sur la route Ramena) et séminaire paul VI ( vers la RN6). Ces nouvelles constructions ont changé le quotidien des habitants..

Découpage administratif Le recensement de la Commission Électorale Nationale Indépendante, en 2018, a montré que la commune présente vingt-cinq fokontany, à savoir :

Le nombre de bureaux de vote est de 106 avec Note de recherche du Groupe FIDEV Madagascar. Plan Communal de Développement d'Antsiranana, Site CENI.. Par extrapolation, on peut estimer le nombre de la population de la ville à en 2008.

Économie 180px|left|vignette|PFOI. vignette|270px|Marché rénové de Bazary Kely, cœur économique du centre-ville d’Antsiranana.

L'économie est basée essentiellement sur le tourisme et les grandes entreprises locales comme les brasseries Star, la Compagnie Salinière de Madagascar (CSM), La Société d’Étude de Construction et de Réparation Navales (SECREN). ou Pêche et Froid de l'Océan Indien (PFOI).. Des initiatives économiques privées à travers les PME/MPE existent également.

Les activités agricoles sont pratiquées dans les rurales à Anamakia et Cap Diégo. Elles ravitaillent la ville. Étendues sur , elles produisent du riz, des mangues et les cultures de contre-saison.

Tourisme

vignette | Le Pain de Sucre. La ville est une destination touristique. Elle a plusieurs sites incontournables aux alentours tels que Nosy Lonjo (pain de sucre) ; les vestiges du passé colonial : le windsor castle, la montagne des Français, la mer d'émeraude ; Tsingy Rouge ; la réserve spéciale d'Ankarana, les Trois Baies, la plage de Ramena, Nosy Hara, sans oublier cap Diego, nommée aussi « presqu'île de Diego-Suarez », avec son aérodrome et ses vestiges militaires laissés par les français..

Transports La ville est reliée par le transport aérien avec l'aérodrome d'ArrachartAntsiranana (Diégo-Suarez) - Tsaradia 2 vols hebdomadaires (madagascarairlines.com). vignette|Le port d'Antsiranana. vignette|Le port d'Antsiranana.

La ville de Diego-Suarez est également reliée par route terrestre avec les autres villes au sud dans la région Diana et d'autres régions (Anivorano, Ambanja, Ambilobe). En période sèche, elle est reliée quotidiennement par des taxis-brousse venant de la capitale à au sud (elles le font entre en général). Avant 2010, les moyens de transports usuels de la ville sont les pousse-pousses et les taxis. L'arrivée de tuk-tuks (appelés localement « bajaj ») provoque la disparition progressive de ces moyens de transport. Un port maritime est érigé dans la ville de Diégo-Suarez. Il assure une grande partie du trafic de marchandises sur les plans régional, national et international. Les marchandises qui y transitent sont le sucre et le sel (pour l'arrière-pays) et les produits d'exportation comme le cacao. En outre, il est le principal site d’éclatement des produits importés de la province d’Antsiranana. Des paquebots touristiques venant d'Europe font également escale au port.

Lieux de cultes Les lieux de culte chrétiens Parmi les lieux de culte, il y a principalement des églises et des temples chrétiens. :

FIARAM (Fiangonana Ara-pilazantsara eto Madagasikara);

église de Jésus-Christ à Madagascar (Communion mondiale d'Églises réformées) ou FJKM (Fiangonan'i Jesoa Kristy eto Madagasikara) ; église luthérienne malgache (Fédération luthérienne mondiale) (loterana) ; assemblées de Dieu ; association des églises bibliques baptistes de Madagascar (Alliance baptiste mondiale) ; archidiocèse d'Antsiranana (Église catholique) ; église anglicane J. Gordon Melton, Martin Baumann, ‘‘Religions of the World: A Comprehensive Encyclopedia of Beliefs and Practices’’, ABC-CLIO, États-Unis, 2010, . ; église Rhema, apostolique ; REFI FPVM (Fiangonana Protestanta Vaovao eto Madagasikara) ; EEM (Eklezia Episkopaly Malagasy), épiscopalienne ; FVKFM (Fiangonan' ny Vondrona Kristianin' ny Fanahy Masina), évangélique ; Shine évangelique ; Temoins de Jehovah ; chapelle militaire et de la gendarmerie.

Les lieux de culte musulmans