Jean-Louis Albitte, né le à Dieppe (Seine-Maritime), mort le à Reims (Marne), est un homme politique de la Révolution française. Il est surnommé Albitte le jeune pour être différencié de son frère aîné Antoine-Louis Albitte, lui aussi député de la Révolution.

Biographie Né dans une famille de négociants dieppois, il reprend les affaires familiales.

La monarchie prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré avec sa famille à la tour du Temple.

En , Jean-Louis Albitte est élu député suppléant du département de la Seine-Inférieure, le troisième sur six, à la Convention nationale. Il est admis à siéger en frimaire an II () en remplacement de Pierre Philippe Doublet, député girondin mort en prison.

Il siège parmi les « derniers Montagnards » selon l'historienne Françoise Brunel. Lors de l'insurrection du 12 germinal an III (), alors que les anciens membres du Comité de Salut public (Bertrand Barère, Jacques-Nicolas Billaud-Varenne et Jean-Marie Collot-d'Herbois) sont décrétés de déportation sur l'île d'Oléron, Albitte signe la demande d'appel nominal.

D'un caractère calme, qui contraste avec la violence de son aîné, Albitte jeune ne paraît à la tribune de la Convention qu'une seule fois, le ( prairial an III) pour défendre son frère décrété d'arrestation : .

La fin de la Convention marque celle de sa carrière politique. Quelques années après, il obtient une place d'inspecteur de la loterie, qu'il exerce sous le gouvernement impérial et sous la Restauration.

Bibliographie

Références

Liens externes

Catégorie:Député de la Convention nationale Catégorie:Député de la Seine-Maritime Catégorie:Personnalité politique liée à la région Normandie Catégorie:Naissance en avril 1763 Catégorie:Naissance à Dieppe (Seine-Maritime) Catégorie:Décès en février 1825 Catégorie:Décès à Reims Catégorie:Décès à 61 ans Catégorie:Naissance dans la province de Normandie