Bussières est une commune française située dans le département de l'Yonne en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie Situation

La commune est située dans la pointe nord du parc naturel régional du Morvan, à (à vol d'oiseau) au nord-est de Quarré-les-Tombes. Avallon est à au nord-ouest. La commune est limitrophe du département de la Côte-d'Or, avec Rouvray à à l'est Couches « Cartes IGN classiques » et « Hydrographie » activées. Les distances à vol d'oiseau se mesurent avec l'outil « Mesurer une distance » dans l'onglet « Outils cartographiques » à droite (symbole de petite clé plate)..

L'autoroute A6 passe à quelque (à vol d'oiseau) au nord, avec l'entrée-sortie « Avallon » à (par la route) au nord-ouest et l'entrée-sortie « Bièrre-les-Semur » à à l'est-nord-est. Les distances par route entre deux points donnés sont calculées dans le panneau latéral (dans l'onglet à gauche de l'écran, cliquer sur "Itinéraires")..

Généralités

La superficie est de (). L'altitude varie de 290 mètres au nord-ouest où la Romanée sort de la commune, à 404 mètres aux bois communaux de Bussières au sud.

À la fin du , son territoire était recouvert pour un tiers de bois et buissons. L'ensemble est relativement fertile.

Communes limitrophes

Villages, hameaux, écarts et lieux-dits Villages Bussières : le village composé de six écarts et un lieu-dit sur une colline au pied de laquelle coule la Romanée, au sud-est était une terre unie à la baronnie et dont plusieurs membres de la famille de Jaucourt portèrent le nom. La Chaume-Mathey : situé au sud-ouest, ce lieu-dit possède la mairie et l'ancienne école. Cordois : la paroisse portait autrefois le nom de ce lieu-dit, quatre familles y étaient tenues à quinze sous de bourgeoisie, chacune envers le roi. Emilaison : au sud, sur une montagne se trouvait ce hameau qui comprenait douze feux à la fin du et qui était remarquable par sa situation et son antiquité. Aujourd'hui il est rattaché au lieu-dit les Georgeots. les Georgeots. le Village. les Faubourgs. le Pont-Béra. Préjean.

Hameaux VillarnouxLe a lieu la vente du tiers indivis du moulin de Villarnout, commune de Bussière, par Maximilien Louis Poussière à Hilaire Reimond, juge de paix (cf. Archives nationales, Minutier central des notaires de Paris :MC/ET/VII/577)..

Lieux-dits Champ du Poirier au loup. La Garenne. Poirier au Loup. Le Champ des Fougères. Le VivierEmmanuelle Campagnac, Les lieux-dits du canton de Quarré les Tombes, Association Bourguignonne de dialectologie et d'Onomastique, Dijon, 1991..

Hydrographie

Les deux principaux cours d'eau sur la commune sont la Romanée et le Creusant, tous deux affluents du Cousin et tous deux suivant une direction générale sud-est / nord-ouest.

La Romanée, qui vient de Saint-Andeux au sud-est, marque la limite de commune à l'est sur environ puis traverse la partie nord de la commune, se dirigeant vers le nord-ouest et vers Sainte-Magnance.

Le Creusant, qui vient de Saint-Léger-Vauban au sud, passe à 500 m au sud-ouest du village où il forme l'étang Neuf (~) ; de là il coule sur et forme l'étang Saint-Pierre (~). Puis il continue vers le nord-ouest, longe sur environ la limite de communes avec Sainte-Magnance puis celle avec Saint-Brancher sur environ avant de quitter déginitivement Bussières pour Saint-Brancher.

Géologie

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Saint-Léger-Vauban », sur la commune de Saint-Léger-Vauban à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . ...

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en ..

Urbanisme Typologie Au , Bussières est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Avallon, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (67,5 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (66,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (48,4 %), forêts (32,5 %), zones agricoles hétérogènes (19 %), terres arables (0,2 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Boisseriæ (1189) ; Busseriæ (1312) ; Buissière (1662) ; Cordois (1630) ; La Bussière-Cordois..

De l'oïl buissière « lieu planté de buis. ou de broussailles »..

Histoire Antiquité

Moyen-Âge

Cette terre était au la propriété de Guy de Villarnoult, chevalier et seigneur du lieu qui n'eut une fille, Agnès, qui épousera Guy Besors, gentilhomme autunois, et lui apporta cette terre en dot. De cette union naquirent quatre enfants : Guy II, Guillaume, Reine, et Pétronille. Il donna, avec le consentement de son épouse et de ses enfants le plein usage de ses terres de Quarré à l'abbaye de Reigny. Cette concession faite sur des terres mouvants en fief des barons de Lormes et de Chastellux fut ratifiée par ces derniers la même année 1177. Par reconnaissance, les religieux fondèrent dans leur église un autel où ils célébraient chaque semaine une messe à l'intention de ce seigneur, et cela à perpétuitéGeorges Viole, Histoire manuscrite de Reigny..

En 1238, le duc Eudes IV de Bourgogne amortit l'ensemble gracieusement et ne se réserva que les exploits de haute justice.

Guy IV Besors, baron de Villarnoult, légua une rente de vingt sous à perpétuité au chapitre de Montréal en 1304 sur son moulin de Bussières. Il partagea en 1318 sa terre de Sainte-Marie près de Saint-Léger-de-Fourcheret avec Béatrix de Bourgogne, épouse de Hugues XIII du nom, et d'autres seigneurs. Il reconnaît en 1323 tenir sa maison forte de Villarnoult, la grande et petite justice et tout ce qu'il possédait à Saint-Brancher et à Auxon, et partie de ses biens de l'Autunois du duc de BourgognePeincedé, Recueil des fiefs d'Auxois, t.IX..

Les Jaucourt se succèdent à la tête de la seigneurie jusqu'à Jean de Jaucourt, dit de Digoine, qui au service du duc de Bourgogne fut fait capitaine de cent lances, conseiller et chambellan du duc. Après la mort de ce dernier, Louis XI lui conserva ses titres et dignités et le fit bailli de Dijon et gouverneur d'Auxerre. Mais ayant embrassé le parti de Marie de Bourgogne, le roi fit raser son château de Villarnoult, arrêta sa femme et ses enfants et les déclara tous criminels de lèse-majesté. Il rentra en France en 1493 et fut rétabli dans ses domaines par Louis XII.. De son mariage avec Agnès du Plessis naquirent deux garçons : Aubert de Jaucourt, seigneur de Villarnoult et Rouvray, Saint-Brancher, du Vault, homme de grande piété qui mourut en 1527, laissant de son épouse Renée Le Roux, femme d'honneur de la duchesse de Bretagne, neuf enfants.

François de Jaucourt, l'aîné, suivit le parti du prince de Condé et mourut à la bataille de Saint-Denis le , ne laissant pas d'héritier de son épouse Louise d'Anlezy. Le fief passa à son frère Jacques de Jaucourt, seigneur de Villarnoult, ennemi juré de la religion. Il établit un pasteur, Jacques Louët, dans la chapelle de son château qu'il transforma en temple protestant. Les catholiques du voisinage donnèrent à ces lieux le nom de Turne. Ce seigneur trouva la mort en 1588 à Perrecy-en-Charollais, à la suite des reîtres. Son épouse Nicole de Vienne ne lui ayant pas donné d'enfant, Villarnoult et autres lieux passèrent à Louis de Jaucourt qui avait épousé, en 1570, Isabelle de la Trémouille, qui lui donna neuf enfants, qui formèrent autant de branches. Les ligueurs de la garnison d'Époisses firent une visite au château de Villarnoult et tuèrent Edme de Jaucourt, le frère de Louis, en 1594. Veuf, ce seigneur épousa Roberte de Haye ; leur union resta sans postérité. En 1601, sa terre de Villarnoult fut saisie pour dettes à la requête du sieur de Rosny. Jean III de Jaucourt, baron de Villarnout, vit lui-même saisir ses seigneuries en 1609 à la requête de Maximilien de Béthune, duc de Sully. La même année arrivèrent en nombre les membres de la famille Valletat, qui se transformera en Valtat, venant de Vertus (propriété des d'Avaugour de Bretagne, comtes de Vertus), Compertrix, Sommessous et Châlons-en-Champagne.. En 1612, il fait aveu de ses terres à la chambre des comptes de Dijon, où il exposa qu'il avait acquis quelques années avant les terres du Vault et du Vermoiron pour . En 1622, il fait construire le portail en pierre de taille de son château. Marthe de Mornay, dame de La Forest, son épouse, lui donna cinq enfants. L'aîné, Philippe II de Jaucourt, reprit le fief de Villarnoult et ses dépendances en 1646. Comme ses prédécesseurs, il était protestant et entretenait une prêche au château avec un ministre du culte du nom d'Étienne Jourdan qui eut après la mort de Philippe II de Jaucourt, en 1675, des démêlés avec sa veuve, Marguerite de Guéribalde, baronne douairière de La Forest, dame de Beaumont. Un procès fut engagé, les deux protagonistes publièrent des mémoires lisibles aux archives départementales de l'Yonne. Marguerite fit dénombrement de ses terres le , au nom de ses dix enfants.