Le de spahis marocains ( RSM) est une unité appartenant à l'Armée d'Afrique qui dépendait de l'armée française ; créé en 1920, il est dissous en 1963.
Création et différentes dénominations 1920 : création du de marche de spahis marocains ( RMSM) 1924 : prend le nom de de spahis marocains ( RSM) 1929 : devient le de spahis marocains ( RSM) 1940 : Dissous 1943 : recréation du 2e régiment de spahis marocains : Dissous : recréation du 2e régiment de spahis marocains : devient le de spahis 1962 : Dissous
Chefs de corps 1920-1925 : colonel Rousseau 1926-1927 : colonel Corrart des Essarts 1928 : lieutenant-colonel Blandin de Chalain 1929-1930 : colonel Barbary de Langlade 1931-1932 : lieutenant-colonel Blandin de Chalain 1933 : leutenant-colonel Olivier Marc 1934 : chef d'escadron Moslard 1934 : colonel Emmanuel Burnol 1938- février 1940 : lieutenant-colonel Alphonse Dalmay de la Garennie 1940 : colonel Émile Geoffroy (tué le à la bataille de La Horgne) chef d'escadron Azemar lieutenant-colonel Yves Le Maignan de Kerangat 1943-1944 : lieutenant-colonel Duvernoy 1945 : lieutenant-Colonel Bouteieb Tabelait 1946 : lieutenant-colonel Bringoux lieutenant-Colonel Blandin de Chalin 1947-1948 : lieutenant-colonel René Didelot 1949 : chef d'escadron Christian de La Croix de Castries lieutenant-colonel Le Porquier de Vaux 1950 : lieutenant-colonel Lehagre 1951 : lieutenant-colonel Blanc 1952 : colonel Jean Baguenault de Viéville 1953 : lieutenant-cColonel Pougin de la Maisonneuve (tué le à Binh-Ba en Cochinchine) chef d'escadron Lefevre lieutenant-colonel du Cos de la Hitte 1954 : lieutenant-colonel du Moustier de Canchy. 1955 : chef d'escadron Ceroni lieutenant-Colonel Blondeau 1958-1960 : colonel Ardisson 1961-1962 : lieutenant-colonel Ricquier 1963 : lieutenant-colonel Saint-Olive
Historique des garnisons, campagnes et batailles Garnisons Maroc : Rabat, Casablanca, Marrakech, Kasba-Tadla, Alemsid, Tiznit Indochine : Vinh Long, Bà Rịa Allemagne : Spire
Entre-deux-guerres Crée au Maroc en 1920 sous le nom de de marche de spahis marocains ( RMSM). Il prend ensuite le nom de de spahis marocains' ( RSM), puis de spahis marocains ( RSM) en 1929.
Cette unité prend activement part à la guerre du Rif à partir de 1925. Il participe ensuite aux autres campagnes de la pacification du Maroc, dont les opérations dans la djebel Saghro en 1933.
Seconde Guerre mondiale
1939 Au début de la Seconde Guerre mondiale, il constitue, avec le de spahis algériens, la de spahis. 1940 Cette unité s'avance en Belgique dans l'Ardenne le . Le du est accroché à Mouzaive et les Allemands prennent la passerelle sur le Semois. La recule le 12 face aux forces de la Wehrmacht entrées dans les Ardennes. Le 14 mai, le régiment tente en vain de stopper la percée allemande à Vendresse. Le , elle affronte les Allemands au cours de violents combats à La Horgne, près de Sedan. Le chef de corps du RSM, le colonel Geoffroy, qui avait succédé en au lieutenant-colonel Alphonse Dalmay de La Garennie, est tué, ainsi que 8 spahis.
La repart au combat à partir du 28 mai et rejoint le groupement de cavalerie du . Le 9 juin 1940, le contre attaque à Vandy dans les Ardennes puis reprend Voncq le lendemain. Du 9 au 13 juin le régiment déplore 25 tués. Il combat ensuite avec sa brigade en soutien du décrochage du corps d'armée colonial et perd 18 tués entre le 14 et le 22 juin. Réduit à 349 hommes et 390 chevaux et mulets, le régiment se rend aux Allemands le 23 à Étreval.
1943 Le RSM renaît brièvement de 1943 à , dans un rôle de régiment de souveraineté et ne participe donc pas aux autres campagnes de 1943-1945.
De 1945 à nos jours Le , le RSM est remis sur pied à partir du régiment de marche de spahis d'Extrême-Orient (RMSEO)
Il est déployé au sud de la Cochinchine (secteurs de Can Tho, Vinh Long et My Tho) et participe aux combats contre le Viet-Minh. Il assure aussi l'intégrité des communications routières et fluviales de la région.
Il perd en Indochine 198 hommes, tués ou disparus, dont 12 officiers (parmi eux, un de ses chefs de corps, le lieutenant-colonel Pougin de la Maisonneuve, tombé dans une embuscade le ) et 30 sous-officiers.
Le RSM quitte l'Indochine pour sa garnison de Marrakech au Maroc en .
En , il s'installe à Médiouna, près de Casablanca et devient de spahis ( RS), les spahis marocains étant numérotés avec leur ancienne numérotation plus 20 Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007.
En , le 22e RS prend garnison en Allemagne, à Saint-Wendel, puis, à la fin 1961, à Spire. C'est là qu'il est dissous en 1962 et prend l'appellation de RS. Ce dernier deviendra le le de spahis.
Traditions Étendard Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes : Maroc 1912-1923-1929-1934 La Horgne 1940 Indochine 1947-1954 L'inscription Maroc 1912 fait références aux escadrons auxiliaires marocains, le régiment n'existant pas encore.
De plus, chaque escadron porte un toug, emblème portant le fanion du régiment et surmonté d'un crin de cheval.
Décorations Le régiment a reçu les décorations suivantes : croix de guerre 1939-1945 avec une palme et une étoile d'argent croix de guerre des TOE avec deux palmes mérite militaire chérifien
Uniforme En 1939, tous les spahis, français ou marocains, ont le même uniforme. Les Européens (sauf les officiers) portent volontairement le costume marocain, avec le sarouel et la chéchia.
Personnalités ayant servi au régiment Olivier Marc, commandant d'un escadron du de 1923 à 1924, revient au en 1928, chef de corps en 1934 Mbarek Bekkaï, affecté au régiment en 1934, blessé en 1940 Christian de La Croix de Castries, chef de corps en 1949 Jean Baguenault de Viéville, chef de corps en 1952
Bibliographie . .
Notes et références
Liens externes
Amicale du 2 Régiment de Spahis Marocains
Catégorie:Unité de cavalerie française dissoute Catégorie:Unité militaire décorée de la croix de guerre 1939-1945