Olonne-sur-Mer est une ancienne commune de l'Ouest de la France, située dans le département de la Vendée, en région Pays de la Loire.

Le , elle fusionne avec Château-d’Olonne et Les Sables-d’Olonne et devient une commune déléguée de la commune nouvelle des Sables-d'Olonne. La commune déléguée est supprimée par décision du conseil municipal du .

Géographie Olonne-sur-Mer, est une ville côtière. C'est le village originaire du pays d'OlonneOlonne-sur-mer, nature et patrimoine, L. Robin, éditions de Beaupré, 2013, lequel était composé des actuelles communes de L’Île-d’Olonne, du Château-d'Olonne et des Sables-d'Olonne.

Le territoire municipal d'Olonne-sur-Mer s'étend sur . L'altitude moyenne de la commune est de , avec des niveaux fluctuant entre 0 et « Commune 23418 », Géofla, version 2.2, base de données de l'Institut national de l'information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la France métropolitaine, 2016 .« Olonne-sur-Mer », Répertoire géographique des communes, fichier de l'Institut national de l'information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la Métropole, 2015..

Localisation Olonne-sur-Mer est située sur la côte atlantique française, par la route à 104 km au sud-ouest de Nantes, au nord-ouest de Bordeaux, au sud-ouest de La Roche-sur-Yon et à au sud-ouest de Paris.

Espaces naturels vignette|215px|La plage de Sauveterre. La commune offre une variété de paysages. Elle dispose d'un important espace maritime comportant des plages de sable fin, de rochers et de dunes en bordure de l'océan Atlantique. Une majeure partie de la Forêt domaniale d'Olonne est située sur la commune. Cette forêt plantée au d'une taille de plus de ) est formée de pins maritimes, de chênes verts ou encore de robiniers. Les marais d'Olonne anciennement exploités pour leur sel sont aussi présent sur le territoire communal. Il existe enfin des paysages de bocage et quelques vignes sur le terroir agricole subsistant dans l'intérieur de la commune. vignette|Bateau de sauvetage sur la plage de Sauveterre.

Villages Le territoire de la commune d’Olonne compte un nombre important d'anciens villages qui conservent quelques habitations typiques. Ces villages sont progressivement incorporés à l’agglomération des Olonnes. Parmi ceux-ci on peut signaler :

Les Granges situé au nord de la commune entre la forêt d’Olonne et le chenal du Havre de la Gachère qui matérialise la séparation avec la commune de Brem-sur-Mer ; L'Allerie situé à la lisière de la forêt d'Olonne, près de marécages appelés les Bourbes ; Champclou situé à proximité de la forêt, en bordure des marais d'Olonne ; La Bauduère encadré par les marais et localisé non loin du village de Champclou ; La Girvière situé au sud-ouest de la commune, à proximité du chenal prolongeant le port des Sables-d'Olonne ; La Roulière, ancien port d'Olonne avant son envasement et l'émergence du port sablais, localisé sur le chenal au sud-ouest de la commune.

Voies de communication et transports Accès routiers L'accès à la commune d'Olonne-sur-Mer s’effectue via la ou la en provenance de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, la depuis Challans et la depuis La Roche-sur-Yon.

La réalisation du contournement d'Olonne-sur-Mer, envisagé de longue date, a été achevée en 2014. Le tronçon de quatre kilomètres, inauguré le http://www.vendee.fr/Territoire-et-environnement/Transports-Circulation/20979-Le-nouveau-contournement-d-Olonne Site internet du Conseil Général de la Vendée, permet d'éviter de traverser le centre-ville, délestant ainsi l'axe existant d'une partie importante de son trafic de passage.

Cette section, en 2x1 voies, poursuit le contournement, en 2x2 voies, déjà existant au niveau du Château d'Olonne pour parachever le contournement de l'ensemble du pays des Olonnes.

Il s'inscrit dans la sécurisation et la mise en 2x2 voies progressive de la Route bleue Les Sables d'Olonne / Challans. Ces travaux doivent se poursuivre au niveau des communes de L'Ile d'Olonne et de Vairé.

Transports en commun Desserte ferroviaire La gare d'Olonne-sur-Mer, halteSite SNCF TER Pays de la Loire, Informations pratiques sur les gares : Halte ferroviaire de Olonne-sur-Mer lire en ligne (consulté le 23 août 2010). de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), est desservie par des trains de la ligne 08 circulant entre Nantes et Les Sables-d'Olonne, via La Roche-sur-Yon.

Réseau de bus intercommunal La commune d'Olonne-sur-Mer est desservie par quatre lignes d'Oléane, le réseau de transport en commun de la Communauté de communes des Olonnes. (celui-ci ayant pris en 2013 le relai du TUSCO, ex-Transports Urbains des Sables-d’Olonne, du Château-d’Olonne et d’Olonne-sur-Mer) : Ligne 1 reliant le centre-ville d'Olonne-sur-Mer (depuis la salle communale du Havre d'Olonne) à celui des Sables d'Olonne ; Ligne 4 reliant le pôle santé des Olonnes à la sous-préfecture des Sables-d'Olonne, dans le quartier de la Chaume, via les zones d'activités des Fruchardières et Actilonne ; Ligne 5 reliant le centre-ville du Château-d'Olonne à celui des Sables-d'Olonne, via le pôle santé des Olonnes, le lycée Sainte-Marie-du-Port et la salle communale Olonnespace ; Ligne 7 reliant le complexe sportif du centre-ville d'Olonne-sur-Mer (stade Marcel Guilbaud et parc des sports Léo Lagrange) au lac de Tanchet, à la limite des Sables et du Château d'Olonne, via le stade Pierre Escalier, le lycée Eric Tabarly et le pôle santé des Olonnes.

Le réseau de transport intercommunal dessert par ailleurs la commune avec trois lignes réservées aux scolaires ou au transport à la demande : Ligne 8 reliant le centre-ville d'Olonne-sur-Mer à celui des Sables-d'Olonne, via plusieurs anciens villages (La Bauduère, La Roulière...), les zones d'activités Actilonne et des Fruchardières, les infrastructures sportives des Chirons, le lycée Sainte-Marie-du-Port et la salle communale Olonnespace ; Ligne 9 entre le Château-d'Olonne et les Sables-d'Olonne passant par le lycée Sainte-Marie-du-Port et les infrastructures sportives des Chirons ; Ligne 10 venant des Sables-d'Olonne et passant par le stade Pierre Escalier, les lycées Eric Tabarly et Sainte-Marie-du-Port et par les infrastructures sportives des Chirons.

Transports doux La commune s’est dotée sous les mandats de Jean-Yves Grelaud d’un important réseau de pistes cyclables., s’inscrivant pour partie dans le réseau départemental. Celles-ci s’inscrivent dans une volonté de mise en valeur des atouts naturels de la commune (marais, forêt, plages) mais aussi des terres de l’intérieur (circuit des fermes).

Toponymie L'origine toponymique d'Olonne a donné lieu à de nombreuses hypothèses sans qu'un véritable consensus soit trouvé.

La paternité du nom primitif de la commune, Olona, peut être accordée aux Celtes dont la présence est attestée plusieurs siècles avant l'arrivée des RomainsOlonne-sur-mer, nature et patrimoine, op. cit..

La signification la plus communément admise, « hauteur au-dessus de l’eau », est contestée car reposant sur des incertitudes tant sur le plan historique que linguistique. Le linguiste autodidacte Xavier Delamarre, spécialiste de la linguistique celte, propose deux significations qui font d'Olonne un hydronyme, lié à un territoire marqué par la présence d'une rivière. Ces propositions, assez proches l'une de l'autre, sont les suivantes ; celle d'une rivière qui fait un coude, ce qui correspond à la disposition du site (interprétation issue du nom celtique olina qui signifie "coude") ou celle d'une divinité de la rivière (forme linguistique ollo-no composé de ollo (grand) et du suffixe no)Noms de lieux celtiques de l'Europe ancienne in Olonne-sur-mer, nature et patrimoine, op. cit..

Le nom ancien de la ville, Olonne, a été transformé en Olonne-sur-Mer sous le mandat de Valère Mathé (1912-1945) en 1927.

Histoire Du Néolithique au Moyen Âge Le site d'Olonne fut peuplé dès le Néolithique comme en témoignent les menhirs jumeaux de Pierre-Levée ou celui de la Conche Verte.

Les Pictons, peuplade celtique (gauloise), s'installèrent en ce lieu, fondant ainsi un village, Olona. L'invasion de la Gaule par les légions de César intégra les territoires pictons au monde romain. Dans le cadre des Guerres des Gaules, les Romains firent fabriquer une flotte pour combattre les Vénètes par les Agenisates Combolectri au Portus Secor. Des érudits ont voulu localiser ce lieu à la Gachère d'Olonne, mais sans pouvoir le prouver. Le territoire des Pictons fut ensuite intégré à la province d'Aquitaine et la Pax Romana permit de développer l'économie locale. En créant des salines, les Romains décuplèrent une production de sel auparavant faible. Ils importèrent également la vigne, autre spécificité locale d'Olonne.

Olonne fut évangélisée au par saint Vivent, disciple de saint Hilaire de Poitiers. Les reliques de l'évangélisateur, évacuées au en Bourgogne pour échapper aux invasions Vikings, ne furent ramenées qu'en 1937. Elles sont aujourd'hui conservées dans l'église Notre-Dame d'Olonne. Au , saint Martin de Vertou poursuivit et acheva l'œuvre de saint Vivent. La nécropole du Haut Moyen Âge a été localisée à l'ouest de l'église, de part et d'autre de la rue de la Paix . vignette|Château de Talmont Saint Hilaire. Les invasions scandinaves ravagèrent la côte et Olonne, notamment en 817, 831 et 846. La situation s'améliora vers 850 après des victoires sur les Vikings. Cependant ce n'est qu'en 1020, avec la création d'un château à Talmont par Guillaume de Poitiers, dit le Grand, duc d'Aquitaine, que la terre d'Olonne fut réellement sécurisée. Une immigration plus ou moins provoquée par les seigneurs permit ensuite de repeupler et redynamiser une région anciennement prospère, mais alors abandonnée aux landes et aux forêts.

Du Moyen Âge à la Révolution

Au début du , Guillaume le Chauve, premier prince de Talmont organisa la défense des villages côtiers, dont Olonne, pour protéger et structurer la région. Des défenses furent mises en place pour protéger le bourg, avec le manoir de la Jarrie, ou les villages, comme celui de la Bauduère. La seigneurie d'Olonne était à l'époque l'un des plus grands fiefs du Bas-Poitou, son seigneur, vassal direct du prince de Talmont, ayant entre vingt et trente fiefs sous sa dépendance. Il disposait outre son château-fort aujourd'hui disparu sur le territoire de l'actuelle commune du Château-d'Olonne, d'une maison forte à Olonne.

Le bourg d'Olonne va se développer à partir de cette époque autour de son église et de son cimetière. Les moines vont donc jouer un rôle important dans le développement et la mise en valeur de la commune. En 1042 Guillaume le Chauve offrit au prieuré de Sainte-Croix de Talmont "l'église Sainte Marie d'Olonne, le bourg, et un four, qui y sont situés, avec la dîme des agneaux, porcs, lin, laine, vin."Cartulaire de Talmont, Charte de 1042. Cette donation fut à l'origine d'une querelle, sur les biens et droits liés, entre le prieuré de Talmont et l'abbaye de la Trinité de Vendôme pendant plus d'un siècle et demi. D'autres abbayes essayèrent d'obtenir leur part des richesses d'Olonne telles que celles d'Orbestier (située sur l'actuelle commune du Château-d'Olonne) ou celle de Boisgrolland (située sur l'actuelle commune du Poiroux). Cependant l'abbaye Sainte-Croix de Talmont, protégée par les princes de Talmont et notamment par la famille de Mauléon, sortit vainqueur de ces rivalités.