La présélection du diaphragme est une technique photographique qui permet d'assurer une visée lumineuse sur les appareils photo reflex même lorsque le diaphragme doit être fortement fermé.

Réglage manuel du diaphragme

Les appareils photo les plus anciens, les chambres photographiques, sont les précurseurs des appareils réflexes. Le cadrage et la visée se faisaient le plus souvent à travers l'objectif, en plaçant un verre dépoli à la place de la surface sensible. Le photographe, devant regarder à travers ce verre dépoli, se protégeait du soleil en se couvrant d’un voile noir.

À cette époque, rien n'était automatique. Il n'y avait pas d'obturateur, et la pellicule était exposée en enlevant le bouchon d'objectif. Il fallait alors armer l'obturateur à la main avant de déclencher (sur les « Prêt à photographier » l'obturateur est encore actionné par la force mécanique du doigt).

Il était alors simple de régler le diaphragme à sa valeur d'exposition « juste avant » de prendre la photo.

Présélection manuelle

Vers les années 1950, un des tout premiers reflex à objectifs interchangeables, l'Alsaflex de la société française Alsaphot, utilisait des objectifs à « présélection manuelle ». Le diaphragme était maintenu en position ouverte par un frein et une pichenette sur un bossage permettait, avec un peu de chance, de le débloquer avant de prendre la photo.

Présélection automatique

À l'époque, les reflex n'étaient pas tous à objectifs interchangeables. Un appareil comme le Contaflex Zeiss possédait un seul objectif. Il était donc relativement facile d'y prévoir une présélection automatique liée au déclencheur.

Rapidement les appareils reflex japonais devaient adopter cette présélection mécanique. Pour les objectifs interchangeables, il fallait prévoir une transmission entre le boîtier et l'objectif. Un levier dans l'appareil déplaçait un ergot de l'objectif. ergotde présélectiondu diaphragme

Les temps modernes Aujourd'hui, les réglages sont automatiques. Le diaphragme est commandé par un micromoteur et les ergots sont remplacés par des contacts électriques. Cependant, Nikon conserve toujours un couplage mécanique (petit ergot) entre boitier et objectif pour commander l'ouverture du diaphragme sur la plupart de ses objectifs récents.

Annexes Articles connexes Diaphragme (photographie) Ouverture (photographie)

Diaphragme