L’Ordre de Jacques-Cartier (OJC) était une société dite « secrète » fondée le CRCCF, « La fondation de l'Ordre de Jacques Cartier (OJC) », dans La présence française en Ontario :1610, passeport pour 2010, Centre de recherche en civilisation canadienne-française (CRCCF), Université d'Ottawa, 2003, consulté le 3 octobre 2009 à Vanier (Ontario) par Albert Ménard, ingénieur civil au ministère des Travaux publics, et le curé François-Xavier Barrette.

Mission et histoire Dix-neuf hommes réunis par Albert Ménard et le curé François-Xavier Barrette tiennent une première réunion de la société secrète des Commandeurs de l’Ordre de Jacques-Cartier le .

Esdras Terrien, l'abbé F.-X. Barrette, A. Ménard, É. Lavoie, les avocats Philippe Dubois et Joachim Sauvé, Oscar Barrette et U. Bray étudient les règlements de sociétés existantes, afin d'établir la rédaction de règlements et la constitution de l'Ordre de Jacques-Cartier.

L'Ordre était également connu sous le nom . Sa devise était « Pour Dieu et pour la Patrie » et son chant patriotique s'intitulait Honneur et Loyauté.

Le but de cette organisation était de faire avancer les intérêts des Canadiens français catholiques par l'entremise d'une élite militante infiltrant autant l'administration que les entreprises privées, et notamment de lutter contre l'influence des loges maçonniques et des orangistes, qui menaient toutes sortes d'actions visant à réduire l'influence des Canadiens français, voire à les assimiler, par exemple en empêchant leur accession à des postes de la fonction publique fédérale, aux écoles d'aviation civile ou à l'accréditation d'instituteur. Ces loges étaient d'autant plus efficaces qu'elles étaient secrètes, d'où l'idée d'utiliser le même genre de tactique pour défendre les intérêts des Canadiens français.

Structure L'Ordre était dirigé par un conseil supérieur nommé « Chancellerie » qui regroupait des comités régionaux, eux-mêmes subdivisés en comités locaux (« Commanderies »). L'organisation disposait de son propre journal : L'Émerillon. Elle fera également circuler le Bulletin dont la diffusion sera moindre en comparaison de L'Émerillon.

À la suite de dissensions marquées entre l'aile québécoise et le conseil dirigé exclusivement depuis Ottawa en Ontario, l'Ordre est dissous le . L'ordre comptait membres en 1955/1956 et environ lors de sa dissolution en 1965.

Membres Parmi les membres fondateurs figurent les représentants suivants, associé à leur rôle lors de la fondation (1926) : François-Xavier Barrette (chapelain), Oscar Barrette, Adélard Chartrand (trésorier), Louis-Joseph Chagnon (secrétaire correspondant), Louis-Joseph Châtelain (secrétaire archiviste), Philippe Dubois (deuxième grand commandeur adjoint), Charles Gautier, Marius Lachaine, Émile Lavoie (chancelier), Moïse Lavoie, Albert Ménard (grand commandeur), Domitien Robichaud (fidéicommissaire) Marcel Robidas (grand commandeur), Esdras Terrien (commandeur-conseil) Achille Pelletier (fidéicommissaire) J. Sauvé (premier grand commandeur) A. Campeau (cérémoniaire) J.-U. Bray (commandeur-conseil)

Les personnes suivantes sont associées de près ou de loin à l'OJC. : André Laurendeau, romancier, dramaturge, essayiste, journaliste et homme politique Bernard Landry, homme politique Denis Lazure, homme politique Edgar Tissot, administrateur Eugène Lapointe, fondateur du premier syndicat catholique au Saguenay François-Albert Angers, économiste Gaston Vincent, président de l'Association canadienne-française de l'Ontario Georges Michaud, agronome et haut fonctionnaire Gilbert Finn, lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick Jacques Leduc, professeur Jacques Parizeau, économiste et homme politique. Jacques-Yvan Morin, homme politique Jean Caron, fonctionnaire Jean Drapeau, maire de Montréal Jean Robert Woods, fonctionnaire Jean-François Séguin, agronome et propagandiste Joseph Dominique Gauthier, médecin Louis Robichaud, premier ministre du Nouveau-Brunswick Marcel Chaput, fonctionnaire Mario Belisle, comédien Martin J. Légère, homme d'affaires Pierre Marois, homme politique Rémy Beauregard, administrateur Rosaire Morin, journaliste et nationaliste

Archives

Un petit fonds d’archives Ordre de Jacques-Cartier est conservé au centre d’archives de Québec de Bibliothèque et Archives nationales du Québec. L'Université de Montréal conserve également certains documents relativement aux activités de l'OrdreFonds de l'Ordre de Jacques-Cartier (P0069) (consulté le 2 février 2017). Il y a aussi plusieurs documents aux archives de l'Université d'Ottawa au CRCCFLe centre de recherche en civilisation canadienne-française (CRCCF) possède également une exposition virtuelle consacrée à L'Ordre de Jacques-Cartier. . Le Centre d'études acadiennes Anselme-Chiasson à l'Université de Moncton a aussi un fonds d'archives sur l'Ordre de Jacques Cartier. Bibliothèque et Archives Canada conserve enfin un important fonds Ordre de Jacques-Cartier. Raymond Laliberté et Denise Robillard ont effectué et publié des recherches sur les origines de l'ordre.

Notes et références

Bibliographie

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. Roger Cyr, La Patente, Montréal, Les Éditions du Jours, 1964, 128 pages.

Bilan du Siècle, « 31 décembre 1926 - Fondation de l'Ordre de Jacques-Cartier », dans Bilan du siècle, Université de Sherbrooke, 2009 François LeBlanc, Membership, leadership et activisme au sein de l'ordre de Jacques Cartier en Acadie: le conseil régional 20 (Moncton), 1950-1965, mémoire de maîtrise (histoire), Université de Moncton, Nouveau-Brunswick, 2014.

Liens externes

Fonds Ordre de Jacques-Cartier, fonds d'archives conservé par la Division de la gestion de documents et des archives de l'Université de Montréal. Fonds Ordre de Jacques Cartier (fonds, C3) | Centre de recherche en civilisation canadienne-française | Université d'Ottawa (uottawa.ca)

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