Angélique des Mesliers dite Marguerite-Angelique des Melliers (né en 1775 et morte le à Laval), est une aristocrate française.
Biographie Révolution française Elle est la fille ainée de Charles-Sébastien des Melliers et Jeanne Angélique Geffray.
À la suite de la bataille du Mans, d'innombrables familles qui, à la suite des massacres liés à cette bataille, erraient sans asile. On y trouvait Madame des Mesliers et ses deux filles. Séparées pendant la bataille, de sa mère et de sa sœur, Angélique des Mesliers est capturée par des soldats républicains qui poursuivaient les vaincus.
Marceau et Kléber vignette|upright=1.2|La bataille du Mans (détail), huile sur toile de Jean Sorieul, 1852, Musée de la Reine Bérengère, Le Mans.
Elle est sauvée par des grenadiers la confie au Mans à l'adjudant général Savary. Elle croyait que sa mère et son frère avaient péri, et elle demandait à être fusillée. Savary la fit placer dans le cabriolet du général Marceau, escortée par un officier de confiance. Il laisse le récit suivant dans ses mémoires :
Suivant l'armée républicaine, elle arrive à Laval, où un refuge lui fut trouvé chez une femme. Jean-Baptiste Kléber et François Séverin Marceau, instruits de ces actes d'humanité, s'y associèrent.
Le général Jean-Baptiste Kléber donne un souvenir à des Mesliers dans ses mémoires :
Kléber place cette rencontre à Derval, près de Châteaubriant, le 27 firmaire, soit le . Cependant l'adjudant-général Savary, ami de Kléber, indique que celui-ci fait une erreur de date et de lieu, mais que ce passage de ses mémoires s'applique bien à Angélique des Mesliers...
Le 22 frimaire suivant, Marceau délivrait à cette jeune fille l'attestationL'original de cette pièce est aux Archives départementales de la Mayenne. suivante :
La guillotine Après le départ de l'armée, des visites domiciliaires ont lieu dans Laval, et des Mesliers ne peut y échapper. Elle ne déguise ni son nom ni ceux de ses libérateurs. La Commission militaire révolutionnaire du département de la Mayenne n'eut aucun égard au certificat de civisme de Marceau, et le comité instruisit contre les généraux une procédure qui eût pu leur devenir fatale, si Pierre Bourbotte, retenu quelques jours à Laval, ne s'était pas emparé des procès-verbaux rédigés à ce sujet.
Le , Angélique des Mesliers, jugée par la Commission militaire révolutionnaire du département de la Mayenne est exécuté en compagnie de 8 autres personnesMarie-Thérèse de Lort, femme Hay, et ses quatre filles : Sophie, Emélie, Eléonore et Cécile. Céleste-Jeanne Alain, veuve Ledoyen de Saumur ; Marie Richardeau, de Bagneux ; René Robin, de la Mayenne..
La légende L'imagination s'est exercée sur ces personnages : Théodore Perrin raconte que le général Beaufort se rendit de Laval à Paris, à franc étrier, pour sauver les dames Hay et Melle Desmesliers, et qu'à son retour, il aperçut leurs têtes abattues. Jacques Crétineau-JolyLa Vendée militaire, 1850, t. 1, p. 395. — Ce récit fantaisiste a été reproduit par Pitre-Chevalier, Bretagne et Vendée, p. 491, et par Dom Piolin, l'Eglise du Mans, etc., t, II, p. 391. met en scène Marceau qui, de l'armée des Ardennes, venu à Paris, arracher au Comité de salut public, la grâce d'Angélique, n'arriva, à Laval, que pour voir tomber la tête de cette infortunée.
Sources partielles Théodore Perrin, Les Martyrs du Maine, 1830. Isidore Boullier, Mémoires ecclésiastiques concernant la ville de Laval et ses environs, , 1848, in-8.
La justice révolutionnaire - Prairial an III d'après des..., Volume 1, 1870, p. 186.
Notes et références
Bibliographie
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Voir aussi Daniel Bonnin, Angélique des Mesliers (1775-1794) dans les archives départementales de la Sarthe
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