Leo Abalantius ou Léon Abalantés ou encore Léon Balantès est un Grec byzantin qui aide Jean Tzimiskès dans le meurtre de l'empereur Nicéphore II Phocas en 969.

Biographie vignette|Représentation de Nicéphore Phocas, dont Léon Abalantès serait le meurtrier, dans un manuscrit conservé à la biblioteca Marciana de Venise. Implication dans la mort de Nicéphore Phocas

Léon est un militaire qui occupe le rang de taxiarque. Il appartient à une famille dont les sources arabes comme Abu Firas soulignent qu'elle est une ennemie des Hamdanides, ce qui laisse supposer qu'elle est particulièrement active dans les guerres sur la frontière orientale de l'Empire. Il est l’un des complices du futur empereur Jean Tzimiskès dans la conspiration contre l’empereur Nicéphore II Phocas. Cette conspiration a des raisons en partie méconnues mais elle rassemble plusieurs hauts dignitaires et généraux qui sont tombés en disgrâce ou bien sont insatisfaits de la politique impériale, comme Michel Bourtzès ou Léon Pédiasimos. Beaucoup ont notamment servi contre les Arabes. Ils sont possiblement soutenus par Théophano Anastaso, l'épouse de Nicéphore mais surtout la mère des deux empereurs mineurs que sont Basile II et Constantin VIII, issus de son union avec Romain II et dont elle veut sans doute protéger les droits au trône. Lorsque les conjurés pénétrèrent dans la chambre à coucher de l’empereur, dans la soirée du 10 décembre 969, le trouvant en train de dormir sur une modeste couche. Léon assène à l’empereur, encore presque endormi, un violent coup d’épée à la tête qui le tue.

Lorsque Jean Tzimiskès veut se faire couronner empereur par le patriarche Polyeucte, celui-ci refuse dans un premier temps de procéder au couronnement, au motif que Tzimiskès est coupable du meurtre de Nicéphore II. Il est alors contraire aux canons religieux que le meurtrier d'un souverain puisse lui-même devenir empereur. Tzimiskès désigne alors Léon et Atzypothéodoros, aussi appelé Théodore le Noir, comme les meurtriers. Si Léon Abalantès est soupçonné d'avoir porté le coup mortel, Atzypothéodoros, décrit comme un fidèle garde du corps de Jean Tzimiskès, aurait tranché la tête du défunt empereur pour la présenter aux gardes du palais. Par ailleurs, pour se disculper, Jean affirme que l’assassinat a été organisé par l’impératrice Théophano.

Polyeucte exige alors que les meurtriers soient punis et que Théophano soit chassée du palais. Tzimiskès s’engage à satisfaire ces exigences et exile les accusés, dont Léon Abalantès.

Identification possible avec Ibn Balantis

Un lien de parenté entre Léon et Ibn Balanṭis, voire une identité entre les deux personnages, ne peut être exclu. Elle est notamment postulée par Werner Seibt, 298.. Cependant, en raison de l’insuffisance des sources disponibles, cette hypothèse ne peut être précisée davantage ni démontrée. Ce Ibn Balantis est uniquement connu par les sources musulmanes, ce qui explique l'arabisation de son nom mais il s'agit bien d'un officier byzantin qui occupe d'importantes fonctions militaires sur la frontière orientale de l'Empire. Il semble avoir été stratège et possiblement patrice. Il aurait été fait prisonnier par Sayf al-Dawla en 956 puis libéré à l'occasion d'un échange de prisonniers en 966. Il est possible qu'il réapparaisse en 973 puisqu'un Ibn Balantis est mentionné aux côtés de Mélias quand ils attaquent Amida avant d'être de nouveau fait prisonnier.

Notes et références

Source

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Abalantius Catégorie:Personnalité du haut Moyen Âge par nom