Jacques Dyssord, né le à Oloron-Sainte-MarieArchives des Pyrénées-Atlantiques, commune d'Oloron-Sainte-Marie, acte de naissance , année 1880 (sans mention marginale de décès) et mort le à Villejuif, est un poète et écrivain français.
Biographie Édouard Jacques Marie Joseph Moreau de Bellaing naît en 1880 à Oloron-Sainte-Marie (Pyrénées-Atlantiques), petite ville du Béarn. Il est le deuxième enfant d’une famille ancienne originaire du Hainaut (Valenciennes) et le petit-fils du premier maire d'Oloron-Sainte-Marie en 1859, Edouard Louis. Après des études à Toulouse, chez les jésuites, il obtient une licence de droit. Son père espère une carrière militaire pour son fils, mais le jeune Édouard préfère l’écritureArchives des Pyrénées-Atlantiques, registre matricule , classe 1900.. Il décide d’aller au bout de sa passion et part s’installer à Paris malgré l’opposition familiale.
Il adopte comme nom d'auteur « Jacques Dyssord » et publie en 1909 son premier recueil de poèmes Le Dernier Chant de l’Intermezzo. Les milieux littéraires remarquent alors ce jeune noctambule épris de liberté, c’est le succès. Il fréquente Guillaume Apollinaire, Tristan Derème, Francis Jammes, Jules Supervielle et se lie d'amitiés avec Francis Carco, André Billy, André Salmon, Laurent Tailhade, Jérôme, Jean Tharaud et Paul-Jean Toulet.
Son œuvre est décrite par Robert Sabatier de l'Académie Goncourt dans son Histoire de la Poésie Française - La poésie du , parue aux Éditions Albin Michel en 1982 :
Il est tour à tour poète, romancier, journaliste, essayiste, auteur de pièces de théâtre. Travailleur infatigable, son Béarn natal, sa vie de bohème, ses voyages à l’étranger (Autriche, Tunisie, Grande-Bretagne) ainsi que des personnages historiques l’inspirent.
Il écrit des chroniques, des nouvelles et des critiques littéraires, dans de nombreux journaux et revues, sous les pseudonymes de Jacques Dyssord mais aussi de Lazarille et de Jean Cardesse.
Parrainé par André Billy et Paul Brulat, il intègre la Société des gens de lettres (1929) et il est membre de l’Académie des lettres pyrénéennes.
Sa rencontre avec Marguerite Clot dite Margot va lui apporter la stabilité. Il adopte le fils de la jeune femme, William, qui mourra tragiquement au camp de Mauthausen en 1944, à l’âge de .
Sous l'Occupation, Jacques Dyssord participe à la presse collaborationniste de Paris, en particulier La France au Travail, de Jean Drault et L'Appel de Pierre Costantini. À l', il fait ainsi paraître dans le premier nommé une série d'articles intitulés « Baudruches », dans lesquels il étrille les mauvais maîtres de la littérature française, accusés selon lui d'avoir moralement contribué à la défaite de . Pour ces raisons, il figure à l' sur la liste des écrivains interdits par le Comité national des écrivains. Jacques Dyssord se retire de la vie littéraire après la guerre et décède en 1952 à Villejuif.
J. Dyssord a habité au 288 rue de Vaugirard à Paris.
thumb|Stèle posée sur la pelouse du jardin des Poètes. Une rue dans sa ville natale d'Oloron-Sainte-Marie et une stèle au jardin des Poètes avenue de la porte d'Auteuil () lui rendent hommage.
Décoration
()
Publications Le Dernier Chant de l'Intermezzo, Grasset, 1909 L’Espionnage allemand à l’œuvre, Éditions et Librairie, 1915 Les Allemands peints par eux-mêmes par André Tudesq et Jacques Dyssord, Éditions et Librairie, 1917 La Paroisse du moulin rouge, Albin Michel, 1923 Tropes, Champion, 1924 La Confrérie de la dernière heure, Les Éditions du Monde Moderne, 1924 Charlie chasseur, Grasset, 1924 et 1934 « Les Faisans », La Nouvelle revue critique, 1926 « Joe ou la découverte du vieux monde », La Nouvelle revue critique, 1927 On Frappe à la porte, Grasset, 1928 L’Aventure de Paul-Jean Toulet, gentilhomme de lettres, Grasset, 1928 « L’Amour tel qu’on le parle », La Nouvelle revue critique, 1930, 1932 et 1933 Mimes d’Hérondas, Denoël et Steele, 1930 Steinlein et la rue par Georges Auriol. St Lazare, Eugène Rey, 1930 La Vie Amoureuse de la Dame aux camélias, E. Flammarion, 1930 Londres secret, Éditions de la Madeleine, 1932 Ninon de Lenclos, courtisane et « honnête homme », Éditions Nationales, 1936 Les Dés sont jetés, Grasset, 1938 Le Diable en ménage, Éditions Littéraires de France, 1938, illustrations de Maurice Van Moppès. Le plus grand amour du chevalier de Boufflers, Éditions de France, 1938 Le Cardinal de Retz, conspirateur né, Éditions Sorlot, 1938 Les Belles amies de Monsieur de Talleyrand, Éditions Colbert, 1942 Un Conquistador moderne le Comte de Raousset-Boulbon, Éditions Sorlot, 1943 Les Belles amies de Talleyrand, Nouvelles Éditions Latines, 2001
Notes et références
Pour approfondir Bibliographie
Liens externes
Catégorie:Écrivain français du XXe siècle Catégorie:Poète français du XXe siècle Catégorie:Poète béarnais Catégorie:Naissance en janvier 1880 Catégorie:Naissance à Oloron-Sainte-Marie dans les années 1880 Catégorie:Décès en décembre 1952 Catégorie:Décès à Villejuif Catégorie:Décès à 72 ans Catégorie:Décès dans le département de la Seine