Et cetera, également écrit et cæterapetit Larousse illustré, 1989 ou encore et cétéra et etcétéra. selon les rectifications de 1990, en abrégé etc.Lexique des règles typographiques en usage à l'Imprimerie nationale, 2007 , 8 : l'abréviation « etc. » ne se met pas en italique. (.), est une locution adverbiale issue du latin médiéval qui signifie « et d'autres choses manquent »Maurice Grevisse, Le Bon Usage, , De Boeck–Duculot, 1993, 1762 293, . et qui est utilisée pour montrer qu'une liste n'est pas exhaustive. On peut l'abréger en employant l'esperluette, ce qui donne &/c., &c., ou &ca ; ces dernières formes sont désuètes au .

D'après Maurice Grevisse, la graphie « et cœtera » est incorrecte et provient vraisemblablement de la confusion de ligatures entre æ inscrit en italique et œ, bien que cette forme ait également été présente dans la huitième édition du Dictionnaire de l'Académie française..

Cette expression, qui est parfois redoublée plaisammentDictionnaire de l'Académie française, , , Imprimerie nationale/Fayard, 2005, , 85 (lire en ligne). (presque seulement à l'oral ou dans une pièce de théâtre), a le même sens que les points de suspension (« … »), raison pour laquelle ils ne sont pas employés simultanémentLexique des règles typographiques en usage à l'Imprimerie nationale, , 147.. Dans une énumération, « etc. » est toujours précédé d'une virguleLexique des règles typographiques en usage à l'Imprimerie nationale, , 146.. De plus, en typographie, il est recommandé de placer une espace insécable avant l'abréviation afin d'éviter qu'elle ne commence une nouvelle ligneBureau de la traduction.

Origine

καὶ τὰ ἕτερα (« kai ta hetera », c'est-à-dire « et les autres choses »).

Fonction stylistique de « et cætera » En 1979, la chanson Aux armes et cætera de Serge Gainsbourg ne reprend que le début des paroles du refrain de La Marseillaise ; le reste est abrégé par et cætera, en référence au manuscrit de Rouget de Lisle où le refrain est abrégé ainsi en 1830 : Texte original de La Marseillaise » , Assemblée nationale, (consulté le ). La version manuscrite de Rouget de Lisle de 1830 () utilisa la forme non redoublée « &câ » sans point, un peu comme il abrégeait septembre par « 7bre ». La version imprimée de 1940 utilisa quant à elle la variante redoublée « &.a&.a » (le point est en fait directement sous le « a »). et ainsi dans une version imprimée de 1840 : « Aux armes, citoyens! &.a &.a ».

En littérature, letc. peut participer à un art du silence et de l'ellipse. En ce sens, il apparaît comme un véritable procédé stylistique.

Le Et cetera oath

L’ est un serment d'allégeance, datant de 1640, par lequel on devait accepter sans réserves la constitution de l'Église d'Angleterre. Il tire son nom du passage suivant :

Traduction :

La présence de ce amena une partie du clergé, notamment Richard Baxter, à refuser de prêter serment, ne souhaitant pas se soumettre à quelque chose d'implicite que l'on pourrait ensuite interpréter comme on le voulait, selon la tournure des événements.

Autres abréviations

La forme (« et autres ») est, par convention, couramment employée dans les notices bibliographiques pour les références d'articles ou de livres comportant au moins trois auteurs (par exemple : « Jean Giraud , Les Mots dans le vent, Larousse, Paris, 1971 »). Elle n'est cependant pas employée à l'oral et, par sa composition en italique, enlève le contraste entre le titre d'une référence (également en lettres italiques) et les autres éléments de cette référence dans une bibliographie, car l'abréviation précède le titre. Certains recommandent donc d'utiliser plutôt l'abréviation française « et collab. » (« et collaborateurs ») ou bien directement « et coauteurs », qui ne nécessitent pas l'italique.

Notes et références Notes

Références

Voir aussi

Articles connexes

Expression latine Liste de locutions latines

Liens externes

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