L'anxiété sociale est une forme d'anxiété caractérisée par un inconfort ou une peur lorsqu'une personne est dans une interaction sociale qui implique une inquiétude à être jugé ou évalué par les autres.
Le trouble d’anxiété sociale est une forme de trouble anxieux définie récemment et classée parmi les troubles psychiques les plus fréquents ; elle correspond à ce qu'on appelle traditionnellement une timidité exagérée, gênante ou handicapante. alt=Femme anxieuse qui se met à l'écart des gens|vignette|Femme anxieuse qui se met à l'écart des gens
Description L'anxiété sociale est un trouble psychique caractérisé par des inquiétudes importantes lorsqu'une personne se trouve dans une situation sociale impliquant l'éventualité d'être observé par autruiAmerican Psychiatric Association. (2022). Diagnostic and statistical manual of mental disorders (5th ed., text rev.). https://doi.org/10.1176/appi.books.9780890425787. Elle est typiquement caractérisée par une peur intense de ce que les autres peuvent penser (plus spécifiquement une peur de s’embarrasser, de s'humilier, les critiques, le rejet...), qui résulte du sentiment individuel d'insécurité ou de ne pas être assez bien pour les gens, ou la supposition que ses pairs vont directement la rejeterL. J. Garcia-Lopez (2013)..
Le développement de l'anxiété sociale se produit tôt dans l'enfance en tant que partie normale du développement du fonctionnement social et est une étape que la plupart des enfants dépassent ensuiteA. M. Albano, M. F. Detweiler, The Developmental and Clinical Impact of Social Anxiety and Social Phobia in Children and Adolescents, 2001. La fréquence à laquelle l’anxiété sociale est ressentie, ainsi que les types de situation où elle se manifeste, peuvent varier d’une personne à l’autre.
L'anxiété sociale chronique, qui cause une détresse considérable et dégrade les capacités de fonctionnement dans au moins quelques moments de la vie quotidienne, est un trouble anxieux appelé la phobie socialeNational Institute for Health and Clinical Excellence: Guidance. . Elle est la forme la plus commune de troubles anxieux et l'un des troubles psychiatriques les plus communs, avec 12 % d'adultes américains touchésStein, MB; Stein, DJ (Mar 2008)..
Étapes Développement de l'enfant L'anxiété sociale apparaît tout d'abord pendant l'enfance et est une émotion normale et nécessaire pour un développement et un fonctionnement social effectif. Des avancées cognitives et de la pression qui s'accroît dans la fin de l'enfance et le début de l'adolescence donne lieu à une anxiété sociale répétée. Les adolescents ont identifié leurs anxiétés les plus fréquentes comme concentrées sur leurs relations à autrui, qui sont l'attraction interpersonnelle, le rejet par leurs pairs, la prise de parole en public, le fait de rougir, les complexes, la peur panique et le comportement du passé. La plupart des adolescents progressent à travers leurs peurs et remplissent les demandes de développement qu'elles contiennent. De plus en plus d'enfants sont diagnostiqués comme ayant de l'anxiété sociale, ce qui peut conduire à des problèmes dans l'éducation si elle n'est pas surveillée de près. Une part de l'anxiété sociale est la peur d'être critiqué par les autres, et elle cause chez les enfants qui en souffrent un stress extrême des activités quotidiennes comme jouer avec les autres enfants, lire à voix haute en classe, ou parler aux adultes. L'anxiété sociale est compliquée à détecter chez les enfants, car il faut faire la différence entre l'anxiété sociale et de la simple timiditéChild Development, Vol. 66, , décembre 1995, Role of Social Withdrawal, Social Anxiety, and Locus of Control.
Chez les adultes Il est plus facile de détecter l'anxiété sociale chez les adultes, car les évitements des situations sociales ont des retentissements fonctionnels importants. La forme la plus commune d'anxiété sociale chez les adultes inclut le trac, la peur de parler en public et une grande timidité. Tous ces éléments peuvent avoir une forme clinique, c'est-à-dire devenir des troubles anxieux.
Le critère qui différencie la forme non clinique de la forme clinique de l'anxiété sociale est le niveau d'intensité des perturbations psychosomatiques et comportementales du sujet, en plus de l'anticipation de la nature de la peur. Les anxiétés sociales peuvent aussi être classifiées selon l'importance du facteur déclenchant de la situation sociale. Par exemple, la peur de manger en public est une situation avec une portée peu importante (manger en public) tandis que la timidité a une portée importante (une personne peut ressentir de la timidité en faisant beaucoup d'activités, dans des circonstances variées). La forme clinique est également divisée en d'autres phobies sociales générales : phobie sociale, la phobie sociale spécifique
L'anxiété sociale dans le domaine affectif Les rencontres affectives sont souvent une source fréquente d'anxiété sociale.
Cette anxiété est normale dans un contexte qui présente des enjeux psychologiques élevés (risque de rejet, confronter son sentiment de valeur personnelle au regard de l'autre…).
Cependant, cette forme d'anxiété peut parfois générer une inhibition et des comportements d'évitement qui peuvent altérer la possibilité de rencontrer des personnes.
Plusieurs modèles scientifiques en psychologie tentent de mettre en lumière les mécanismes spécifiques à cette forme d'anxiété sociale, au-delà des mécanismes communs partagés avec l'anxiété sociale classique.
Trouble
Le trouble d'anxiété sociale est une forme de trouble anxieux définie récemment et classée parmi les troubles psychiques les plus fréquents ; elle correspond à ce qu'on appelle traditionnellement une timidité exagérée, gênante ou handicapante.
Une forme aigüe en est la phobie sociale, un trouble anxieux caractérisé par une peur intense dans une ou plusieurs situations sociales, causant un stress considérable et une incapacité de fonctionner à au moins certains moments de la vie quotidienne. Ces peurs peuvent être déclenchées par la perception ou un réel regard insistant des autres. C'est le trouble anxieux le plus répandu et aussi l'un des troubles psychiatriques les plus communs, avec 12 % d'adultes américains qui en sont touchés.
L'anxiété sociale est souvent accompagnée de symptômes physiques tels qu'un rougissement, une transpiration excessive, des tremblements, des palpitations et des envies de vomir. Un bégaiement peut apparaître, ainsi qu'un débit de parole rapide. Des attaques de panique peuvent se produire si le sujet est soumis à une peur intense et un grand inconfort. Des échelles standardisées telles que la Social Phobia Inventory, le SPAI-B et l'échelle d'anxiété sociale de Liebowitz peuvent être utilisées afin de faire écran pour le trouble social anxieux et pour mesurer la sévérité de l'anxiété.
Les comorbidités les plus fréquentes liées à l'anxiété sociale ont une prévalence de 30 à 40 % pour la dépression, 20 à 30 % pour les dépendances, 10 à 15 % pour les troubles bipolaires/TDAH.
Le traitement de première ligne pour le trouble social anxieux est la thérapie cognitivo-comportementale avec une médication, seulement pour les cas qui ne sont pas intéressés par une thérapie. La thérapie cognitivo-comportementale est efficace pour traiter la phobie sociale, qu'elle soit faite individuellement ou dans des groupes de paroleC. Blanco, L. B. Bragdon, F. Schneier, M. R. Liebowitz (2012). Les composants cognitifs et comportementaux cherchent à changer par des modèles et des réactions physiques lors de situations qui induisent l'anxiété. L'attention donnée au trouble social anxieux a augmenté de façon significative depuis 1999 avec l'approbation et la commercialisation de médicaments pour son traitement. Ces prescriptions médicales incluent plusieurs classes d'antidépresseurs : inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine, inhibiteur de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline, et inhibiteur de monoamine-oxydase. D'autres médicaments communément utilisés incluent les bêta-bloquants et les benzodiazépines.
Causes Parmi les causes invoquées, on relève des expériences négatives comme des critiques, moqueries, humiliations ou harcèlements.
Mais des prédispositions génétiques sont parfois suggérées. Le rôle du chromosome 16 et du gène de l'endomannosidase, ainsi que certains facteurs épigénétiques, pourrait être impliqués dans l'augmentation de la vulnérabilité au trouble d'anxiété sociale (TAS).
Par ailleurs, le dialogue intestin-cerveau expliquerait le diagnostic, chez les patients souffrant de TAS, de microbiotes intestinaux altérés de nature à reproduire un comportement anxieux sur modèle murin.
Notes et références
Voir aussi Agoraphobie Autisme Dépression Échelle d'anxiété de l'interaction sociale Glossophobie Hypersensibilité Isolement social Mutisme sélectif Ostracisme Phobie sociale, phobie sociale spécifique Trouble obsessionnel compulsif
Catégorie:Trouble anxieux