vignette|droite|Vélomobiles en ville Un ou une vélomobileL'usage hésite sur le genre, avec toutefois une prédominance du masculin dans les pages recensées par Google. est un cycle protégé par une carrosserie aérodynamique.

La carrosserie a pour but de protéger contre les intempéries et, le plus souvent, d'obtenir un substantiel gain aérodynamique. Elle peut aussi protéger en cas de chute ou de collision. En contrepartie, elle représente un poids qui pénalise les montées. Généralement rigide, elle est soit complète, soit ouverte dans la partie supérieure.

Pour des raisons d'équilibre et pour diminuer la surface frontale, les vélomobiles sont généralement bâtis sur le principe du tricycle couché : le cycliste est assis bas, sur un siège muni d'un dossier incliné en arrière, et le pédalier est en avant.

Genre Le mot vélomobile n'est pas défini dans les dictionnaires français. L'usage du mot, en particulier sur les forums d'utilisateurs et les articles sur internet, est très majoritairement masculin. Le genre masculin est choisi dans le lexique européen du vélo.

Description technique Dimensions La longueur est entre de long, la largeur entre . Le poids pour les vélomobiles non assistés est de . Les modèles avec assistance électrique varient entre .

Carrosserie ou carénage

C'est sa carrosserie, partie intégrante du véhicule, qui distingue le vélomobile d'un tricycle couché ou d'une bicyclette, même si certains de ces derniers disposent d'un carénage incomplet et amovible. Il y a deux types de carrosserie : la carrosserie fermée, où le vélomobiliste regarde à travers un pare-brise, et la carrosserie « tête dehors », plus fréquente, où la tête du vélomobiliste est à l'extérieur.

Nombre et dispositions des roues

, qui disposaient de quatre roues, et se rapprochaient des rosalies, avec une carrosserie quasi complète.

En compétition, pour des tentatives de record de vitesse ou d'endurance, il existe des vélomobiles disposant de deux roues. Ils nécessitent généralement une assistance pour s'y installer, démarrer et s'arrêter sans tomber. Strictement des véhicules à propulsion humaine, ils peuvent être désignés par l'anglicisme « ».

La plupart des vélomobiles disposent de trois roues (Seul le Quattrovélo dispose de 4 roues, toutes suspendues). Celles-ci sont disposées en triangle isocèle. Il y a soit deux roues un peu en arrière du siège et une roue directrice avant (disposition appelée « delta »), soit avec une seule roue arrière, et deux roues avant directrices (disposition appelée « têtard » ou « tadpole » en anglais). C'est cette dernière disposition, où la roue arrière est motrice, qui est de loin la plus courante.

Position du cycliste Les vélomobiles, sauf exception (le quattrovélo peut accueillir derrière le pilote un siège pour un enfant de petite taille), sont conçus pour accueillir une seule personne, qui pédale en position couchée, en vélo couché. Cette position réduit la surface frontale, abaisse le centre de gravité, procure plus de confort, augmente la puissance cardiaque disponible pour les jambes, car le haut du corps ne travaille jamais. Pour finir, le poids de la jambe en fin de rotation augmente sensiblement la poussée sur les pédales.

Propulsion Le vélomobile fait partie de la famille des véhicules à propulsion humaine (VPH). Il peut néanmoins disposer d'une assistance électrique, comme un vélo à assistance électrique.

Technique

vignette|Étienne Bunau-Varilla installant le pistard Marcel Berthet dans son « vélo torpille » au Parc des Princes en 1913.

La carrosserie, par-delà les formes et objectifs différents, et la grande diversité des matériaux, peut intégrer le châssis (carrosserie auto-portante) ou reposer sur un tricycle, voire être articulée ou amovible. L'effort de pédalage, comme sur un vélo, est transmis à la roue motrice via une chaîne. Le matériel utilisé sur les vélomobiles ne lui est pas spécifique, tous les éléments mécaniques sont issus ou dérivés du matériel utilisé sur les vélos droits. L’assistance électrique facilite la pratique du vélomobile aux séniors, amateurs et ce quel que soit le relief. Situé dans le moyeu ou le pédalier, le moteur assiste l'effort musculaire, dans les limites réglementaires (en France) de et . La récupération d'électricité lors du freinage est possible avec des moteurs sans roue libre (direct drive). Ces mêmes moteurs, moyennant une électronique adaptée, peuvent permettre la marche arrière. La direction est le plus souvent centrale par une sorte de petit guidon articulé pour faciliter l'accès à bord (le tiller). Elle peut aussi être sous la forme d'une petite manette de chaque côté (tank steering). Le freinage sur les roues avant est à tambour ou à disque. Le freinage sur la roue arrière est déconseillé : un blocage de la roue arrière entrainerait un mouvement de tête à queue (comme pour une automobile les roues arrière non bloquées assurent une stabilisation en lacet). L'équipement électrique comporte couramment éclairage avant, arrière, clignotants, avertisseur sonore et l'alimentation pour un GPS. Il est souvent alimenté par une petite batterie de moto, qu'on recharge à la maison.

+Comparaisons Vitesse Puissance des vélomobiles européens en 2004Eland 2004 Velovision Modèle Année lancement Vitesse à Vitesse (réf. : Quest=100%) Puissance requise pour rouler à Conditions de test : puissance nécessaire à un cycliste de pour atteindre une vitesse de sur le plat sans vent avec des pneus standards gonflés à 7 bar. Puissance requise (réf. : Alleweder=100 %)Vélo de ville 60 % 274 %Alleweder 1993 85 % Référence : 100 %C-Alleweder 1996 92 % 83,6 %Quest 2000 Référence : 100 % 66,4 %Mango 2002 92 % 83,6 %Versatile 2004 83 % 106,4 %

+Relation Puissance / Vitesse du Milan SL Rapidité, sur milan-velomobil.de Modèle Année lancement Vitesse atteinte Puissance requiseMilan SL 2010 ? - - - - - -

Autres valeurs de cDa et vitesses à

Les vélomobilistes

thumb|Oscar Egg et son « vélo-fusée », en 1913.

Les utilisateurs du vélomobile, ou vélomobilistes, allient des motivations écologistes et sportives. Ce sont très majoritairement des cyclistes expérimentés, qui l'utilisent plutôt de manière utilitaire, au quotidien, en toute saison, mais aussi pour se promener, comme véhicule de loisirs.

Ils parcourent plusieurs milliers de kilomètres par an, souvent pour des trajets biquotidiens de plus de pour aller travailler.

Quelques milliers de vélomobilistes, en nombre croissant, roulent surtout aux Pays-Bas, en Allemagne, en France et en Belgique. Diverses associations se sont constituées dans les pays européens (dont la France) pour promouvoir le vélo couché ou le vélomobile. Les forums sont nombreux.

En 2021, le président d'un club en dénombre 500 en France et maximum 5000 dans le monde. Ce type de véhicule occupe un marché de niche.

Fabricants de vélomobile Les fabricants, de taille artisanale, se trouvent principalement aux Pays-Bas, en Allemagne, au Danemark, en République tchèque, en France. D’autres modèles sont fabriqués également en Amérique du Nord, Australie, Russie, Suède, Slovénie, Pologne ainsi qu'en Hongrie.

Aux Pays-Bas et en Allemagne, plusieurs fabricants entretiennent des relations étroites. Ils fabriquent et vendent des modèles conçus chez Velomobiel et Flevobike, qui se sont plus orientés vers l'ingénierie. Aussi plusieurs modèles de vélomobiles présentent la particularité d'avoir été conçus, fabriqués et modifiés par plusieurs fabricants successifs.

La fabrication du vélomobile est complètement artisanale et devant son prix de revient élevé (pour les plus récents et performants), les concepteurs ont délocalisé tout ou partie de leur production dans les pays de l'Est (Tchéquie et Roumanie) dans des ateliers modernes et bien équipés.

Le salon international du SPEZI à Germersheim offre sur un week end la possibilité de découvrir tout ce qui a trait aux développements du vélo couché.

Avantages Face au vélo Globalement, la protection contre les intempéries, l'efficacité aérodynamique et la position confortable permettent d'envisager un usage quotidien sur de plus longues distances qu'à vélo, sans dépendre de la météo.

Protection contre les intempéries

Par rapport à un vélo, le carénage aérodynamique protège le pilote et ses affaires contre le vent, la pluie et le froid. Et cela, d'autant plus que la carrosserie est fermée. En pratique, les vélomobilistes apprécient, sous les climats frais et humides, de pouvoir pédaler en toute saison à l'abri.

Aérodynamisme et performances La performance des vélomobiles est directement liée à son aérodynamisme, sa légèreté et la position couchée. Grâce à l’aérodynamisme, un « vélomobiliste » puissant peut, avec un effort modéré, rouler longtemps à des vitesses supérieures aux autres cycles, pour peu qu'il n'y ait pas de longues côtes raides. L'avantage peut être considérable pour les modèles les plus aérodynamiques et légers. Si le record de l'heure sur piste avec un vélo droit « UCI » plafonne à , le vélomobile atteint les (Sam Whittingham). Sur le site mythique de Battle mountain (USA), le record actuel d'un véhicule à propulsion humaine (VPH ou en anglais HPV pour ) sur départ lancé est de par Todd Reichert en 2016 sur l'AEROVELO, un deux roues caréné spécialement conçu pour les records. Plus proche de nous, Bill Thornton, 58 ans a atteint avec un vélomobile du commerce MILAN SL en 2019. Les records de vitesse en HPV peuvent être consulté sur le site du WHPVA.

La position couchée du pilote permet d'appuyer le bas du dos sur le siège, le haut du corps peut alors constamment rester relâché, toute la puissance cardiaque peut ainsi être exploitée dans les jambes, ce qui augmente considérablement la puissance disponible à la roue.

De plus, la position allongée facilite la circulation sanguine vers les jambes, ce qui diminue l'effort cardiaque. Il n'est d'ailleurs pas rare de ressentir des troubles orthostatiques après un gros effort.

La plus grande efficacité du vélo couché s'explique aussi par la démultiplication de l'effort lorsque, en fin de poussée (au point mort bas du pédalier), la masse de la jambe s'ajoute à l'effort musculaire pour tendre la jambe, juste avant d'entamer l'effort de traction pour ramener la pédale au point mort haut.

L'aérodynamisme combine une faible surface frontale (le maître couple) et un faible coefficient de pénétration, les vélomobiles performants sont donc effilés, bas, étroits et ne présentent pas d'aspérités.

Comportement dans le trafic routier Le vélomobile est plus perçu comme une voiturette à pédales que comme un vélo par les autres usagers de la route. Sa carrosserie lui donne un aspect plus volumineux et son aérodynamisme lui permet de rouler plus vite.

Ainsi, quand le trafic routier est ralenti (en ville), le vélomobile s'insère facilement dans le flux de circulation en prenant la place d'une voiture.

Le vélomobiliste doit garder à l'esprit qu'il peut être caché par les autres automobilistes vu sa faible hauteur, il doit alors occuper la chaussée de façon à se rendre le plus visible possible pour les autres usagers.

Sécurité

Être vu : du fait de son originalité, de sa grande surface latérale, le vélomobile est plus visible et mieux respecté qu'un vélo. Néanmoins il peut surprendre car il est bas, silencieux, roule plus vite qu'un vélo une fois lancé et souvent inconnu dans le paysage habituel des usagers motorisés. La position couchée limite les mouvements du pilote et l'empêche de se retourner pour surveiller ses arrières, la plupart des vélomobiles sont donc équipés de rétroviseurs, ce qui facilite la vigilance et les anticipations du pilote. La plupart des vélomobiles peuvent être équipés (selon les options proposées par le constructeur) de feux, de clignotants puissants et d'avertisseurs sonores efficaces. Leur système d'éclairage et d'avertissement n'a rien à envier aux véhicules motorisés.