La rue des Deux-Écus est une ancienne rue qui était située dans les anciens et arrondissements de Paris et qui a été absorbée entre 1864 et 1906 lors de la création de la rue Berger, de la rue du Louvre et dans le cadre de la réorganisation des abords des Halles de Paris.
Situation vignette|gauche|La rue des Deux-Écus à la fin du (en superposition, le tracé des rues en 2014). En 1817, la rue des Deux-Écus commençait aux 19-21, rue des Prouvaires et finissait aux 24-26, rue de Grenelle-Saint-Honoré et rue Mercier.
Les numéros impairs de 1 à 11 et les numéros pairs de 2 à 10 étaient situés dans l'ancien dans le quartier Saint-EustacheCadastre de Paris par îlot (1810-1836), plan « Saint-Eustache », îlot , F/31/78/10, îlot , F/31/78/11..
Les numéros impairs de 13 à 35 et les numéros pairs de 12 à 48 étaient situés dans l'ancien dans le quartier de la Banque de FranceCadastre de Paris par îlot (1810-1836), plan « Banque de France », îlot , F/31/80/02, îlot , F/31/80/03, îlot , F/31/80/04, îlot , F/31/80/17, îlot , F/31/80/18, îlot , F/31/80/19..
Les numéros de la rue étaient rouges. D'une longueur de le dernier numéro impair était le et le dernier numéro pair était le .
Origine du nom La rue doit son nom à l’enseigne « des Deux-Écus » qui s’y trouvait.
Historique Elle est citée dans Le Dit des rues de Paris (1280-1300) de Guillot de Paris sous le nom « rue des Escus ».
Au Jean de La Tynna, Dictionnaire topographique, étymologique et historique des rues de Paris, 1817., de la rue des Prouvaires à la rue des Vieilles-Étuves-Saint-Honoré, elle portait le nom de « rue Traversaine », « rue Traversane » et « rue Traversine » ; de la rue des Vieilles-Étuves-Saint-Honoré à la rue d'Orléans-Saint-Honoré, elle portait le nom de « rue de la Hache » et « rue des Deux-Haches » ; la partie qui s'étendait de la rue d'Orléans-Saint-Honoré à la rue de Grenelle-Saint-Honoré ne fut ouverte qu'en 1577 sur l'emplacement du couvent des Filles-Pénitentes.
Voici la lettre adressée à ce sujet par Catherine de Médicis au prévôt des marchands de Paris :
Conformément aux ordres donnés par la reine mère, on supprima la partie de la rue des Vieilles-Étuves comprise entre les rues des Deux-Écus et d'Orléans, et l'on prolongea la rue des Deux-Écus jusqu'à celle de Grenelle.
Elle est citée sous le nom de « rue des Deux escuz », dans un manuscrit de 1636 dont le procès-verbal de visite, en date du , indique qu'elle est .
Une décision ministérielle en date du 9 germinal an XIII (), signée Champagny, fixe la moindre largeur de la rue des Deux-Écus à .
La rue des Deux-Écus est l'une des rues disparues au profit du prolongement de la rue Berger qui implique l'élargissement de la voie à au détriment des maisons du côté septentrional (impair)Décret du président de la République Louis Napoléon Bonaparte, du 10 mars 1852 prescrivant l'expropriation et la démolition des maisons de 1 à 11, rue des Deux-Écus.. Les démolitions se font en plusieurs étapes. La section allant de la rue des Prouvaires à la rue du Four-Saint-Honoré disparaît en 1853. L'année suivante, sa largeur est définitivement fixée à Décret impérial du 21 juin 1854.. À partir de 1866 sont démolies les maisons du côté impair de la section suivante, qui s'étend jusqu'à la rue d'Orléans-Saint-Honoré. Vingt ans plus tard, en 1886, les maisons de la dernière section, entre la rue d'Orléans-Saint-Honoré et la rue Jean-Jacques Rousseau (précédemment rue de Grenelle-Saint-Honoré) sont déclarés cessibles immédiatementArrêté préfectoral du 9 octobre 1886. en vue du prolongement de la rue du Louvre et détruites en 1887 à l'exception des deux dernières (anciens rue des Deux-Écus). Devenues les et 3, place des Deux-Écus, ce sont les seules encore debout de la rue des Deux-Écus. Le côté pair entre la rue du Four-Saint-Honoré et la rue d'Orléans-Saint-Honoré, resté intact jusqu'en 1934, est démantelé cette même année pour déblayer l'emplacement du futur pavillon des Halles centrales« Rue des Deux-Écus, c. 1866 », vergue.com.« Rue des Deux-Écus, c. 1868 », vergue.com..
La rue est citée par Jules Vallès dans le premier chapitre du deuxième tome de sa trilogie autobiographique, Le Bachelier. Lors de son arrivée à Paris à l'aube, un employé des Messageries lui conseille un hôtel " pas cher " situé rue des Deux-Écus.
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire Paul Poiret (1879-1944) qui fera carrière comme grand couturier, parfumeur et décorateur a passé son enfance dans cette rue où son père Auguste Poiret (vers 1840-1903), était établi comme marchand-drapierPaul Poiret, Revenez-y, Gallimard, Paris, 1932, (en ligne)..
Notes et références
Bibliographie Guillot de Paris, Le Dit des rues de Paris avec préface, notes et glossaire par Edgar Mareuse. Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Éditions de Minuit. Félix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, 1844. Jean de La Tynna, Dictionnaire topographique, étymologique et historique des rues de Paris, 1817.
Voir aussi Articles connexes Histoire de Paris Liste des anciens noms de voies de Paris Transformations de Paris sous le Second Empire
Catégorie:Voie citée dans le Dit des rues de Paris Catégorie:Voie citée dans rues de Paris vers 1450 Catégorie:Voie citée dans rues de Paris en 1636 Catégorie:Voie de Paris disparue