Le () est l'héritier de l'unité d'artillerie créée en 1873 à Vannes sous le nom de ().
Le est l'unique régiment d'artillerie parachutiste de l'armée française. Sa devise est : « Droit Devant ». Régiment d’appui de la ( ), il arme l’échelon national d’urgence des troupes aéroportées (ENU TAP), constamment en alerte à et (contrat opérationnel) au sein de la Force de réaction rapide, encore appelée Guépard (QRF TAP : ).
Le régiment est porteur de nombreuses traditions militaires. parachutistes, qu'elles soient mémorielles, sportives, artistiques ou festives. Deux d'entre elles sont essentielles : le chant et la musique. Elles sont illustrées, la première par « Le chant du RAP/Droit Devant » et la seconde par « La marche régimentaire du RAP ».
Le , le régiment fête le de la création du , aujourd'hui .
Le , le colonel Marie de Lazzer prend le commandement du régiment d'artillerie parachutiste, succédant au colonel Tristan Zeller.
Par ailleurs, le régiment est représenté par une amicale, association loi de 1901, créée en 1970. Cette amicale est appelée « Amicale du 35 RAP et de l'artillerie parachutiste ». Elle rassemble le personnel, actif et pensionné, servant et ayant servi au RAP et dans les régiments frères de l'artillerie parachutiste.
Création et différentes dénominations : création du 1912 : devient 1925 : devient 1940 : redevient 1945 : toujours 1947 : devient 1956 : redevient 1961 : devient 1971 : devient 1975 : redevient .
Chefs de corps vignette|Le colonel Ferdinand Foch, commandant le , en 1903. Les colonels, chefs de corps commandant le régiment, sont les suivantsLivre : Le : régiment d'artillerie - 1873 - 1946 | régiment d'artillerie parachutiste - 1947 - 2015 - Lieutenant-Colonel Delaval - 2017. () : colonel Ludovic Marie François de Noüe 1882 : colonel Thiou 1889 : colonel Biffe 1895 : colonel Clément 1898 : colonel Barbé 1901 : colonel d'Apvril 1903 : colonel Ferdinand Foch 1905 : colonel Beiz 1907 : colonel Fournier 1909 : colonel Delmotte () 1912 : colonel Ely 1917 : colonel Julliard 1919 : colonel Sutterlin 1921 : colonel Jean Louis Albert Linard 1922 : colonel Peignier 1925 : colonel Fédary 1927 : colonel Blot 1929 : colonel Husson () 1932 : colonel Babron 1935 : colonel Louis Bailly 1939 : colonel Morel () 1940 : colonel Joubert 1940 : colonel de Lobit 1941 : colonel Baschung 1942 : colonel de Mierry. () 1945 : colonel Trébous 1946 : colonel Texier () 1947 : Colonel Mengus 1951 : Colonel Bousquet 1955 : Colonel Edel () 1956 : Colonel Lacabe Plasteig 1957 : Colonel Touyeras 1959 : Colonel Millot () 1961 : Colonel Buttner 1962 : Colonel Buisson 1963 : Colonel Caillat 1966 : Colonel Marty 1967 : Lieutenant-colonel Valayer 1969 : Colonel Faulle
1971 : Colonel Creux 1973 : Colonel Cuq () 1975 : Colonel Rodriguez 1977 : Colonel Le Guen 1979 : Colonel Marc Monchal 1981 : Colonel Waymel 1983 : Colonel Japiot 1985 : Colonel de Gestas 1987 : Colonel Zeller 1989 : Colonel Perruche 1991 : Colonel Faugère 1993 : Colonel Coat 1995 : Colonel L'Huillier 1997 : Colonel Arnaud 1999 : Colonel Léonard 2001 : Colonel Nichini 2003 : Colonel Nicaise 2005 : Colonel Michel DelionGCA Michel Delion 2007 : Colonel Pellerin 2009 : Colonel Guilloton 2011 : Colonel Charles 2013 : Colonel Durieux 2015 : Colonel Marchand 2017 : Colonel de Crevoisier 2019 : Colonel Costanzo 2021 : Colonel Ruyant 2023 : Colonel Zeller 2025 : Colonel de Lazzer
Historique des garnisons, combats et batailles De 1873 à 1914 Le est formé à Nantes le lors de la réorganisation des corps d'artillerie français, avec : 1 batterie provenant du 2 batteries provenant du 2 batteries provenant du 2 batteries provenant du 2 batteries provenant du .
Le régiment fait partie de la d'artillerie du d'armée.
Le régiment rejoint la garnison de Vannes entre le et le .
En : fin de la phase de mise sur pied, le compte alors un effectif de , , montées et à cheval. Les canons sont des canons de de Bange modèle 1877.
En 1881 et en 1882, deux unités élémentaires participent à campagne de Tunisie et sont engagées dans la prise de Gabès et dans celle de Kairouan.
De 1903 à 1905, le régiment est commandé par le colonel Ferdinand FochLivres : Œuvres Complètes - Ferdinand FOCH - 1934 - Ed : EconomicaDocument : Ferdinand FOCH, cadet de Gascogne.
Première Guerre mondiale Affectation Caserné à Vannes, le fait partie de la et est attaché à la .
Le d'artillerie de campagne ()Site web de "Theatrum Belli" : Historique du 35eme RAC - Galerie de photos du savoir-faire opérationnel du 35 RAP, dont la devise est Mourir en chantant, compte équipées du célèbre canon de modèle 1897. Pour sa conduite et son action exemplaires dans les batailles de Saint-Gond 1914, de Champagne 1915, de La Malmaison 1917, de Noyon 1918 et de Somme-Py 1918, le régiment sera titulaire de et son étendard décoré de la croix de guerre 1914 - 1918 avec . Le , le régiment reçoit le privilège de porter la fourragère aux couleurs de la Médaille militaireDocument : Ordre général de la 4e Armée n° 1445 du 12 novembre 1918.
1914 Bataille des Frontières Le premier engagement du se déroule à Maissin (Belgique) le .
Grande Retraite Puis il prend une part active à la défense de la Meuse les 25,26 et . Il participe aux combats de Mourmelon et de Moronvilliers.
Bataille de la Marne En , les combats de Lenharrée - Fère Champenoise- Marais de Saint Gond sont terribles, en particulier pour le du . Le régiment est cité à l'ordre de l'Armée à cette occasion.
Course à la mer Il participe ensuite à la course à la mer (), traverse la Marne et arrive dans la Somme. C'est le début de la guerre de position et de tranchéesLivre : Mémoires pour servir à l'histoire de la guerre de 1914-1918 - Maréchal Foch - 1931Livre : Souvenirs sur les maréchaux Foch et Pétain - Général Léon Zeller - Préface du général d'armée Jean-Louis Georgelin - Introduction du général d'armée Louis Zeller - Présenté et annoté par le colonel Claude Franc - Editions Economica - 2018.
1915 En , retour en Champagne. Le régiment prend position au nord de Suippes dans le secteur de Perthes, Mesnil-les-Hurlus face à Tahure. Le régiment participe à la grande offensive de Champagne. Pour son courage exemplaire, le est à nouveau cité à l'ordre de l'armée.
1916 Il est engagé dans la bataille de Verdun dès le . Le régiment paye un lourd tribut durant quatre semaines notamment dans le secteur de Douaumont, au ravin des Vignes au sud de la côte de Froideterre. En mai le régiment est relevé et passe quelques mois à l'arrière. En novembre il retrouve le front et participe à la reprise du fort de Vaux le .
1917 Il est engagé dans la bataille du Chemin des Dames du au . Il participe également à la bataille de la Somme, se bat à nouveau sur le Chemin des Dames. Puis ce sont les combats de Fayet (10 et ) et de La Malmaison le . Le régiment appuie en particulier l'assaut qui permet la reprise du fort de la Malmaison. Le est à nouveau cité à l'ordre de l'armée pour sa conduite remarquable.
1918 En mars, devant l'offensive allemande, il est engagé pour colmater les brèches ouvertes par l'ennemi. Lors de la deuxième offensive allemande du , le régiment est au repos à Euilly. C'est le jour le plus sombre de l'histoire du régiment. Les hommes vivent l'enfer sous des tonnes d'obus et les gaz ennemis ; les canons et les documents sont détruits. En juin le régiment est mis au repos en Alsace. Il lui faut deux mois pour se réorganiser afin de participer aux derniers combats de la guerre. En octobre il épaule l'offensive sur Somme-PyDocument : Enquête sur les soldats du RAC morts pour la France (1914-1918) - Lieutenant-Colonel Frédéric Gontier - Tarbes - 2005. Le régiment sera à nouveau cité à l'ordre de l'armée pour sa bravoure lors des derniers combats du au .
Entre-deux-guerres : 1919 - 1939 Après l'armistice, le rejoint la garnison de Vannes. Le , il prend le nom de d'artillerie divisionnaire (). C'est la vie de garnison qui prévaut pendant cette période.
Seconde Guerre mondiale Appartenant à la , le est sur la ligne Maginot (août - ) dans la région de Sarreguemines. Pendant l'hiver 39-40, le régiment est stationné dans la région de Saint-Omer. En , il se trouve dans le secteur d'Anvers pour contrer l'invasion allemande et participer à la Campagne de France. Il combat vaillamment à Anvers et Boulogne-sur-Mer. Fidèle à sa devise « Mourir en chantant », il est anéanti aux deux tiers alors qu'il couvre la retraite et l'embarquement des forces alliées à Dunkerque. vignette|Affiche de recrutement pour le sous Vichy. Régiment de l'Armée d'armistice, le est reconstitué le . Il sera dissous en lors de l'invasion de la zone libre par l'ennemi. Cette période de la Seconde Guerre mondiale est illustrée dans le livre régimentaire de référence par les récits suivants : La mort héroïque du sous-lieutenant Delattre ; « L'occupation de la zone libre » par le colonel de Mierry commandant le régiment en 1942 ; Carnet de guerre du capitaine Roussilhe commandant le Groupe du RAD dans la campagne des Flandres en 1940 ; « Ma Guerre » par le maréchal des logis-chef Chazard du RAD ; Extraits du cahier de prisonnier de René Cheneval - ancien de la B.H.R. du RAD en 1939 - 1940.
De 1945 à 1953 Le régiment est recréé à Vannes le puis dissous à nouveau le . Il est reconstitué à Waldsee en Allemagne le avec le nom de d'artillerie (). En , il devient le d'artillerie légère parachutiste (), le colonel Mengus réussissant avec succès la transformation du régiment en unité parachutiste qui sera intégrée au sein du groupement aéroporté (GAP ) de la d'infanterie aéroportée (). Il est transféré à Tarbes en . Cette période est illustrée dans le livre régimentaire de référence par les récits suivants : « De Waldsee à Tarbes » par le brigadier-chef Pierre Thomas ; Le général Pierre Mengus (biographie) ; « Il y a 50 ans, le RALP » par Marcel Hirel appelé de la 47/2.
Guerre d'Indochine Entre 1953 et 1954, le prend part à la guerre d'Indochine. Fin 1953, le groupe de marche du (GM 35), équipé de canons 75 SR et 105Entretien du Docteur Jacques Chêneau avec Didier de Trarieux-Lumière (LumièreBro) le 9 avril 2013., est installé à Ha Duong dans la région de Hanoï. Le , des détachements du GM 35 participent à l'opération Castor et sautent sur Dien Bien Phu. Ils resteront dans la cuvette jusqu'au avec des relèves particulièrement difficiles. D'autres éléments du GM 35 interviennent sur l'ensemble du territoire indochinois : opération Seno au Laos ( - ), opération Atlante ( - ), opérations de secteur dans le "Delta" (mars à ). Le , le GM 35 quitte l'Indochine. Cette période de la guerre d'Indochine est illustrée dans le livre régimentaire de référence par les récits suivants : Récit d'évasion de Dien Bien Phu du MDL Delobel, du BRI Charrier et du Cst Nallet en ; « Evasion de Dien Bien Phu par 3 hommes du GM RALP : MDL Delobel, AP Charrier et Nallet » par le maréchal-des-logis Delobel ; Compte-rendu du lieutenant Juteau sur son séjour à Dien Bien Phu du au ; Compte-rendu d'opération du lieutenant Ysiquel, chef du détachement du GM RALP ; « DLO lors de l'opération Castor avec le BEP et le BPVN » par les lieutenant Bommard, capitaine Clairfond et adjudant Gazet du GM RALP.
Guerre d'Algérie : campagnes d'Algérie et de Tunisie