Célestin Sieur né le à La Faye et mort le à Paris, est un chirurgien militaire français, médecin général inspecteur. Il a été nommé président de l'Académie nationale de médecine en 1939.

Biographie Célestin Sieur, fils de Pierre Sieur, propriétaire cultivateur, et de Marie Queron. Après avoir fréquenté l'école communale et avoir été initié aux débuts du latin et du grec par le curé du village, Célestin Sieur concourt pour une bourse. En 1874, il est admis, et rejoint son frère qui vient d'être nommé au collège de Fontenay-le-Comte. Sous la direction de ce frère, il conquiert ses diplômes de l'enseignement secondaire. François Picavet qui, préparait l'agrégation de philosophie fut, à Fontenay-le Comte, son professeur de philosophie. À l'issue de ses études à Fontenay-le-Comte, son frère aîné l'oriente définitivement vers les études médicales.

Le , Sieur arrive à Bordeaux à la Faculté de Médecine. Tout en suivant les cours et les travaux pratiques, il obtient, grâce à l'intervention d'un ami de sa famille, une place de maître surveillant dans une école libre, ce qui lui assure le vivre et le couvert dans des conditions modestes. Il a comme professeurs Demons en chirurgieAlbert Demons, (1842-1920), professeur à la Faculté de médecine de Bordeaux, Pitres en médecineAlbert Jean Pitres, (1848-1928), doyen de la Faculté de médecine de Bordeaux et Badal en ophtalmologieJules Badal, (1840-1929), professeur à la Faculté de Médecine de Bordeaux (clinique ophtalmologique).

Reçu externe en 1880, il prépare à la fois le concours de l'internat et celui d'élève du Service de santé militaire. Il est reçu aux deux concours en 1881. Parmi ses camarades d'internat, Maurice de FleuryMaurice de Fleury, né le 20 octobre 1860, à Bordeaux, mort le 14 avril 1931, à Paris, interne des Hôpitaux de Bordeaux puis de Paris. Membre libre de l'Académie de médecine, journaliste, bibliophile, pseudonyme Horace Bianchon, propriétaire du Château de Villebois-Lavalette, grand-père de l'acteur Bernard Lavalette et Pierre SebileauPierre Sébilleau, (1860-1953), chirurgien. Oto-rhino-laryngologiste des hôpitaux, titulaire de la chaire d'O.R.L. Membre de l'Académie de médecine qu'il devait tous deux retrouver plus tard à Paris, ainsi que Jean Hyacinthe VincentJean Hyacinthe Vincent, (1862-1950), Médecin militaire. Médecin-inspecteur-général. Professeur à l'École d'application du Service de santé militaire du Val-de-Grâce., de deux ans plus jeune que lui et qui devint dans la suite son collègue au Val-de-Grâce.

Marié le à Niort (Deux-Sèvres) avec Marie Amélie Jacomella, il s'est remarié, après veuvage, avec Berthe Anna Constance Delory, veuve Perrioud.

Carrière militaire Il entre le , à École du service de santé des armées de Bordeaux ; Interne des hôpitaux, il enseigne l'anatomie en qualité de moniteur et chargé de conférences d'anatomie à la Maternité. Après avoir soutenu, sous la présidence de son maître Pitres, une thèse, honorée par une médaille d'or, sur la percussion métallique combinée à l'auscultation dans le diagnostic des épanchements liquides de la plèvre (signe du sou), il est reçu au doctorat de médecine en 1883.

1883 : Médecin stagiaire, chirurgien militaire au Val-de-Grâce. 1884 : Médecin aide major de , Hôpital militaire de Vincennes et Hôpital militaire de Marseille 1886 : Médecin aide major de au d'infanterie 1887 : Médecin aide major de au 20e régiment d'artillerie 1889 : Médecin aide major de , médecin surveillant, École du service de santé des armées de Lyon-Bron 1893 : Médecin-Major de , reçu répétiteur d'anatomie et de pathologie chirurgicale à l'École du service de santé des armées de Lyon-Bron. 1893 : Direction d'un service de chirurgie à l'Hôpital d'instruction des armées Desgenettes. 1896 : Professeur agrégé du Val-de-Grâce. Il se spécialise dans l’Oto-rhino-laryngologie. 1899 : Médecin major de 1902 : Médecin major de , Hôpital militaire du Dey de Bab El Oued (futur hôpital Maillot) à Alger 1905 : Professeur de chirurgie spéciale au Val-de-Grâce. Une chaire sera créée en 1905 pour la pratique de l'ophtalmologie et de l'Oto-rhino-laryngologie, elle lui sera attribuée. Directeur des travaux pratiques de médecine opératoire, il organise l'enseignement des spécialités. 1912 : Membre titulaire de la Société de chirurgie. 1914 : Chef de service au Val-de-Grâce. À la déclaration de guerre, il rend obligatoire la vaccination contre le typhus. 1915 : Direction du Service de santé du d'armée à Nancy du au 1915 : Chef supérieur du service de santé de la Armée, en Belgique, médecin-inspecteur du au . puis de la Armée en Artois 1916 : Il réorganise avec le directeur de la santé du Gouverneur militaire de Paris le service hospitalier parisien, installe, en , un centre de physiothérapie au Grand Palais, qui centralise les évacués des formations de province proposés pour suivre un traitement physiothérapique ou pour y être éventuellement appareillés. 1917 : Nommé Médecin général inspecteur du Service de santé des armées. 1918 : Inspecteur du service de santé du groupe d'armées de réserve du Général Fayolle,du au . 1919 : Président du Comité consultatif de santé de l'armée et Inspecteur permanent de l'École d'application du Service de santé ainsi que des hôpitaux d'instruction de Paris et de Lyon. 1922 : Après sa mise à la retraite en 1922, il se consacre à la Croix-Rouge française.

Travaux De la percussion métallique combinée à l'auscultation dans le diagnostic des épanchements liquides de la plèvre, Bordeaux , 1883 Le Service de santé pendant la guerre 1914-1918, [S.l.], [s.n.] , [ca 1930] Six mois de Direction du Service de santé du corps d'armée, 28 juillet 1914, 15 février 1915, Paris, Charles-Lavauzelle & Cie , 1937

Mandats Membre de la Société parisienne d'Otologie, de Laryngologie et de Rhinologie en 1909, président en 1913. Élu membre de l'Académie nationale de médecine, section pathologie chirurgicale, le , suite de l'assassinat du professeur Samuel Pozzi. Président pour 1939. Élu Membre émérite le . Membre et président du Conseil d'hygiène publique et de salubrité du département de la Seine. président en 1929. Société de Médecine militaire française qu'il présida de 1920 à 1922 Société française d'histoire de la médecine dont il fut le président en 1928. Vice-président de la Croix-Rouge Internationale

Décorations le Base Léonore.

Hommage La Promotion 1956 de École du service de santé des armées de Lyon-Bron porte le nom de "Médecin général inspecteur Sieur". Le Collège de Chirurgie d'Édimbourg, désirant honorer le représentant du Service de santé français, le reçut dans son sein comme « honorary fellow » en 1919 États-Unis membre honoraire de l' « Association of Military Surgeons » en 1919 Une avenue porte son nom à Ruffec

Notes et références Notes

Références

Source Henri Rouvillois, Éloge de Célestin Sieur, Sylvain Blondin, Éloge de Henri Rouvillois, Célestin Sieur (Médecin général)– Six mois de direction du Service de santé du corps d'armée (-) – Paris, Charles Lavauzelle, (1937)

Bibliographie Vincent Viet, La Santé en guerre, 1914-1918, Une politique pionnière en univers incertain, Presses de Sciences Po - 662 pages

Liens externes

Liste des présidents de la SFHM de 1902 à 1950 L'Académie de chirurgie et la Société française d'histoire de la médecine Honorary Fellow of the Royal College of Surgeons of Edinburgh 1919

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