Les cellules terroristes des attentats de 2015 et 2016 en France et en Belgique forment une organisation complexe, dont les enquêtes faisant suite aux attentats commis en France en janvier et novembre 2015 ainsi qu'en Belgique en 2016 révèlent peu à peu les contours et les intervenants. La cellule de Verviers en apparaît comme le prototype.
Cet article ne détaille pas l'attentat du 14 juillet 2016 à Nice, ni le double assassinat du 13 juin 2016 à Magnanville ni les autres tentatives d'attentats de 2016 qui ne sont pas en relation directe avec la cellule franco-belge.
Attentats de janvier 2015 en France
Personnes identifiées en relation avec cet attentat Filière des Buttes-Chaumont Chérif et Saïd Kouachi (morts le en conséquence de l'assaut des forces de l'ordre) Amedy Coulibaly (mort le en conséquence de l'assaut des forces de l'ordre) Djamel Beghal (emprisonné en France) Farid Benyettou Peter Cherif (arrêté le à Djibouti) Boubaker El Hakim (mort fin à Raqqa, en Syrie, tué par une frappe de drone américain) Sid Ahmed Ghlam (emprisonné en France) Rabah Boukaouma (emprisonné en France)
Cellule de Verviers
Les attentats déjoués à Verviers consistent en une opération des services de sécurité belges visant à démanteler une cellule djihadiste sur le point de commettre des attentats commandités par l'État islamique. Cette intervention s'est déroulée le soir du à Verviers. Les terroristes prévoyaient une attaque à l'encontre du quartier général de la police fédérale et du commissariat de la police locale de Molenbeek-Saint-Jean.. Ceux-ci auraient dû se dérouler le lendemain du démantèlement, soit le vendredi . Il impliquait Abdelhamid Abaaoud, chef opérationnel des attentats commis en en France..
Attentats du 13 novembre 2015 en France
vignette|Salah Abdeslam et Hamza Attou se rendant dans une station-essence. Image d'une caméra de surveillance, quelques heures après les attentats.
Les attentats ont nécessité plusieurs semaines, voire plusieurs mois de préparation. Les auteurs proprement dits n'ont pu agir qu'avec l'aide d'un réseau de complices, lequel n'est fin 2015 que partiellement identifié par les services de police. La police établit à neuf le nombre des auteurs des attentats, répartis entre trois équipes de trois individus..
Les auteurs des tueries du sont a priori morts. Sept terroristes sont identifiés rapidement. Bilal Hadfi, un Français de 20 ans résidant en Belgique, est un des kamikazes du Stade de France. Brahim Abdeslam, Chakib Akrouh et Abdelhamid Abaaoud sont les trois auteurs des fusillades sur les terrasses du . Ismaël Omar Mostefaï, Samy Amimour, Foued Mohamed-Aggad sont les attaquants du Bataclan. Deux des terroristes du Stade de France sont identifiés ultérieurement.
Sur le terrain, le chef opérationnel était Abdelhamid AbaaoudLuc Mathieu et Willy Le Devin, Abaaoud, maître d’œuvre plutôt qu’architecte, Libération, 19 novembre 2015.. Un des commanditaires des attentats pourrait être un certain « Abou Ahmad », également impliqué dans la préparation des attentats déjoués à Verviers. Est également soupçonné le Syrien Abou Mohammed al-Adnani, qualifié au sein de Daech de « ministre des attentats »... Plusieurs auteurs des attentats de en France et début 2016 en Belgique sont issus de la cellule de Verviers fondée par Abdelhamid Abaaoud et démantelée partiellement le ..
La voix du djihadiste français Fabien Clain a été identifiée comme celle qui a revendiqué les attentats dans une vidéo au nom de l'État islamique.. Possible commanditaire d'un attentat avorté que Sid Ahmed Ghlam est présumé avoir préparé contre une ou plusieurs églises de Villejuif en , ce Toulousain d’origine réunionnaise dit Omar apparaît dès 2001 avec son frère cadet Jean-Michel dans les rapports de surveillance des renseignements généraux de Toulouse. En contact avec Mohammed Merah, il est appréhendé alors qu'il monte une filière vers l'Irak et il écope, en 2009, d’une peine de cinq ans de prison..
Bien qu'ayant été décrits comme par certains témoins policiers et civils, les analyses toxicologiques menées sur les corps des neuf terroristes concluent le qu'aucun d'entre eux n'avait consommé de stupéfiants ou d'alcool avant l'attaqueAttentats du 13 novembre : les terroristes n'étaient pas drogués, Le Point, 5 janvier 2016..
Le , Dabiq, le magazine de l'État islamique, publie un montage photo mettant en scène neuf membres du commando. Il donne notamment les noms de guerre (kunya) de deux des assaillants qui n'avaient pas encore été identifiés : « Ali Al-Iraqi » et « Ukashah Al-Iraqi », tous deux Irakiens. Ces derniers seraient les deux kamikazes du stade de France, ils portaient sur eux de faux passeports pris vraisemblablement sur les cadavres de soldats syriens. Salah Abdeslam, le seul rescapé du groupe, n'est en revanche pas mentionnéPierre Longeray, Un montage photo de l’EI met en scène neuf des membres des attaques de Paris, Vice news, 20 janvier 2016. Attentats à Paris : que nous apprend la mise en scène de l'État islamique ?, France 24, 20 janvier 2016.. L'enquête cherche aussi à déterminer si le passage à l'action d'un quatrième commando était prévu, l'Algérien Adel Haddadi et du Pakistanais Muhammad Usman interpellés le en Autriche étant partis de Syrie avec deux des kamikazes du Stade de France.
Avec l'arrestation de Mohamed Abrini le , toutes les personnes recherchées publiquement pour cette affaire ont été soit arrêtées, soit sont mortes..
Le , le Pentagone annonce la mort le à Raqqa de trois cadres de l'EI, dont deux seraient liés à la préparation des attentats du , Salah-Eddine Gourmat et Sammy Djedou dont les noms n'avaient pas été rendus publics précédemment..