Le Safari Club est une alliance des services de renseignement de la France, d'Iran, d'Égypte, d'Arabie saoudite et du Maroc établie en 1976 et qui était destinée à contrer l'influence du communisme en Afrique et au Moyen-Orient.

Description thumb|Safari Club du mont Kenya, d'où l'alliance tirerait son nom selon une version de l'histoire. Le Safari Club a été créé à l'initiative de Alexandre de Marenches, le directeur du service de documentation extérieure et de contre-espionnage (SDECE) français. Il a été fondé par un accord signé par le chef du renseignement saoudien Kamal Adham, le général iranien Nematollah Nassiri, directeur de la SAVAK, le directeur du renseignement égyptien Kamal Hassan Ali, le chef du renseignement marocain Ahmed Dlimi, et Marenches.

L'accord commence par expliquer les motivations de sa création :

Cet accord intervient dans un contexte où le Congrès américain était hostile à ce que les États-Unis s'engagent dans des actions clandestines. L'exécutif était favorable aux actions de ses alliés qui défendaient les intérêts occidentaux.

L'accord prévoit qu'un centre opérationnel, chargé de surveiller la situation en Afrique et de faire de recommendations d'actions, soit établi au Caire le . La France était chargée de fournir l'équipement de communications et de chiffrage. La présidence du club devait tourner entre ses membres tous les ans.

L'alliance aurait été appelée Safari Club après sa première réunion en Arabie saoudite, car ses membres trouvaient que c'était un nom ayant un « parfum approprié d'aventure et d'Afrique. » Selon une autre version, le Safari Club se rencontrait au club touristique du même nom au Kenya, qui fut par la suite racheté par Adnan Khashoggi (« l'homme le plus riche du monde » à l'époque et ami d'Adham).

Le Zaïre est très associé au Safari Club, représenté généralement à ses réunions par Séti Yalé, le conseiller de Mobutu pour les services secrets.

Le Safari Club a cessé d'exister probablement quand Alexandre de Marenches a quitté le SDECE en 1981 mais il est bien possible qu'il ait fonctionné d'une façon ou d'une autre par la suite.

Notes et références

Bibliographie Bibliographie en français . . . Un article de , Le romancier qui en savait trop dans le numéro 3758 de la Revue des Deux Mondes (juillet-), initialement publié dans The New York Times du , affirme qu'Alexandre de Marenches « a contribué à créer un réseau international opaque d'agents du renseignement connu sous le nom de Club Safari, qui livrait des batailles clandestines contre les agents soviétiques en Afrique et au moyen-Orient » (p. 43 de la revue).

Bibliographie en anglais Rachel Bronson, Thicker than Oil: America's Uneasy Partnership with Saudi Arabia, Oxford University Press, 2006. . (publié d'abord au Royaume-Uni sous le titre ; traduit en français sous le titre Khomeiny et sa révolution) John Cooley, Unholy Wars : Afghanistan, America and International Terrorism, Pluto Press, 1999 ( : 2002). Lefebvre, Jeffrey A, Arms for the Horn : U.S. Security Policy in Ethiopia and Somalia, 1953–1991, University of Pittsburgh Press, 1992. Mahmood Mamdani, Good Muslim, Bad Muslim : America, the Cold War, and the Roots of Terrorism, éd. Pantheon, 2004. Miglietta, John P., American Alliance Policy in the Middle East, 1945-1992 : Iran, Israel, and Saudi Arabia., Lanham, Lexington Books, 2002. . Peter Dale Scott, American War Machine : Deep Politics, the CIA Global Drug Connection, and the Road to Afghanistan, Blue Ridge Summit, Rowman & Littlefield, 2010. Joseph J. Trento, Prelude to Terror : Edwin P. Wilson and the Legacy of America's Private Intelligence Network, Carroll & Graf (Avalon), 2005.

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