Jean Mahé (Nantes, - Giromagny, ) est un aviateur militaire français, Compagnon de la Libération. Refusant l'armistice du 22 juin 1940, il rallie les forces aériennes françaises libres et participe aux campagnes d'Afrique et d'Europe avant de mourir dans un accident d'avion après la guerre.

Biographie

Avant-guerre

Aîné d'une fratrie de quatre garçons dont Yves, Jean Mahé naît le à Nantes en Loire-Atlantique. Quittant l'école à l'âge de 14 ans pour subvenir aux besoins de sa famille, il devient plus tard employé de bureau tout en menant des études secondaires. Il obtient ses baccalauréats de lettre et de sciences ainsi qu'une licence de mathématiques.

Choisissant la carrière des armes, il intègre l'École spéciale militaire de Saint-Cyr en 1937 dans la promotion "Marne et Verdun". Sorti sous-lieutenant en 1939, il est affecté à l'école d'application de l'armée de l'air à Versailles où il obtient un brevet de pilote en .

Seconde Guerre mondiale

En , au moment du repli des troupes et institutions françaises, Jean Mahé se retrouve au centre d'instruction de chasse de la base de Cazaux où il apprend la nouvelle de l'armistice. Refusant la défaite, il embarque à Port-Vendres à destination de Gibraltar puis rejoint l'Angleterre le où il s'engage dans les forces aériennes françaises libres dans lesquelles il retrouve son frère Yves, lui aussi pilote. Affecté à la escadrille du Groupe Mixte de Combat , il est embarqué à bord du et participe à la campagne du Gabon au cours de laquelle il effectue six missions d'observation et de bombardement aux commandes d'un Westland Lysander. Muté le au Détachement Permanent des Forces Aériennes du Tchad (DPFAT), il opère en appui de la colonne Leclerc lors de la Bataille de Koufra du au . À la suite de la bataille, il prend le commandement du détachement jusqu'au , étant dans le même temps promu lieutenant au mois de juin.

Le , le DPFAT devient le Groupe de bombardement Bretagne et prend part à la guerre du désert au-dessus du Fezzan. Le lieutenant Mahé se distingue particulièrement lors de cette campagne et est nommé commandant de l'escadrille « Nantes » du groupe de bombardement le . Promu capitaine, il assure efficacement les missions de reconnaissance qui lui sont confiées, apportant de précieux renseignements nécessaires à l'avancée des troupes du général Leclerc. Il réalise également des missions d'attaque et reçoit une citation à l'ordre de l'armée le pour avoir obtenu la reddition d'une colonne italienne. Jean Mahé se voit ensuite chargé de l'instruction au sol des hommes du groupe Bretagne jusqu'en août à Sebha et Ben Gardane puis de l'entraînement aérien à Rayak. De à , il suit avec son groupe un stage en Martin B-26 Marauder au camp de Telergma.

De retour en Europe, il est nommé officier des opérations du groupe Bretagne et prend part à la campagne d'Italie où il effectue une quarantaine de missions de bombardement sur la Sardaigne. En , le groupe Bretagne bombarde le sud de la France dans le cadre de la préparation du débarquement de Provence. Stationné à Istres puis à Bron en octobre et novembre, Jean Mahé est alors commandant en second du groupe Bretagne. Ce dernier est chargé en décembre de bombarder des ponts sur le Rhin. Promu commandant (à 28 ans), Jean Mahé termine la guerre, major (premier rang de sortie) du Cours Technique d'État-Major, au Centre d'Enseignement Supérieur Aérien, avec à son actif plus de de vol et de guerre.

Après-guerre

Présent dans le groupe de bombardement Bretagne depuis sa création, Jean Mahé en prend le commandement en . Le groupe est alors chargé de missions de convoyage et de rapatriement. Le , alors qu'il survole le Ballon d'Alsace, il est victime d'un accident d'avion.. Hospitalisé à Giromagny, il y meurt des suites de ses blessures. Il est inhumé à Guérande, en Loire-Atlantique.

Décorations

Chevalier de la Légion d'HonneurCompagnon de la LibérationCroix de Guerre 1939-1945Médaille de l'AéronautiqueMédaille colonialeAvec agrafes "Koufra" et "Fezzan-Tripolitaine"Silver Star(États-Unis)

Hommages

Une rue de Nantes a été baptisée en son honneur. Une rue de Guérande porte le nom des frères Mahé. La Base aérienne 921 Taverny a reçu le nom de baptême "Frères Mahé". : Jean, Yves et le lieutenant Claude Mahé (1926-1952).

Références

Voir aussi

Articles connexes

Ordre de la Libération Libération de la France

Bibliographie . . . . . . . .

Liens externes

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