Le , un Airbus A320 effectuant le vol EgyptAir 804, un vol international régulier entre Paris et Le Caire est porté disparu alors qu'il vole à , soit environ et s'écrase en mer Méditerranée, ne laissant aucun survivant parmi les et d'équipage.
Les opérations multinationales de recherche conduisent à la découverte de débris de l'avion à environ au nord d'Alexandrie. En juin, plusieurs parties de l'épave sont identifiées sur le fond marin et les deux enregistreurs de vol sont récupérés. Leur analyse indique la présence de fumée et des dégâts liés à des températures élevées, confirmant les messages reçus par l'ACARS qui indiquaient la présence de fumée à l'avant de l'appareil peu avant sa disparition.
Selon les autorités égyptiennes, des traces d'explosifs auraient été retrouvées sur des corps, ce que dément le Bureau d'enquêtes et d'analyses pour la sécurité de l'aviation civile français, pour qui l'hypothèse la plus probable est un incendie qui s'est propagé rapidement dans le poste de pilotage.
En 2018, un rapport d'expertise judiciaire dans le cadre d'une enquête ouverte en France pour homicide involontaire relève plusieurs défauts de maintenance non signalés sur l'A320 lors des cinq vols précédant l'accident, sans déterminer s'ils en sont à l'origine.
Selon une information du Corriere della Sera publiée en , un rapport d'expertise judiciaire français aurait conclu que l'incendie avait probablement été initié par la combustion d'une cigarette dans le poste de pilotage, attisée par l'oxygène s'échappant d'un masque.
Mais en , le ministère de l'Aviation civile égyptien retient plutôt celui d'une explosion dans un galley, derrière le cockpit.
Déroulement des faits Avion thumb|left|SU-GCC, l'appareil impliqué dans l'accident, ici à l'aéroport international de Düsseldorf en août 2009. L'appareil impliqué était un Airbus A320-232, immatriculé SU-GCC (numéro de série 2088) et propulsé par deux moteurs IAE V2527-A5. Il a effectué son premier vol le , et a été livré à la compagnie aérienne EgyptAir le ..
Il assurait la liaison entre l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle, en France, et l'aéroport international du Caire, en Égypte. Il s'agissait alors du cinquième vol effectué par l'avion ce jour-là., après avoir volé depuis l'aéroport international d'Asmara, en Érythrée, jusqu'au Caire ; puis du Caire à l'aéroport international de Tunis-Carthage, en Tunisie, avant de retourner au Caire. Le dernier vol effectué par cet avion, avant son crash, était le vol 803 à destination de Paris, en France.
Le , une information rapporte que, selon les relevés ACARS, l'avion « se serait posé trois fois en urgence au cours des précédant le crash » en raison d'alertes signalant une anomalie à bord., ce que démentent toutefois une « source proche de l'enquête » ainsi que des responsables d'EgyptAir..
Déroulement du vol L'avion en partance pour l'aéroport international du Caire est parti du terminal 1 de l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle le à (UTC + 2). L'atterrissage au Caire était prévu à (UTC + 2).
Alors que l'avion s'apprête à quitter l'espace aérien grec à une altitude de , les contrôleurs aériens grecs tentent de recontacter le pilote à (UTC + 2), sans succès. Une fois entré dans l'espace aérien égyptien, l'avion disparaît des écrans radars grecs à (UTC +2) à du Caire...
Selon le ministre grec de la Défense, Pános Kamménos, peu après son entrée dans l'espace aérien égyptien, l'avion a tourné de vers la gauche puis de vers la droite tout en descendant de l'altitude de à , et le signal radar a disparu à .....
Aucun appel de détresse n'a été reçu par le contrôle de la circulation aérienne. Les dernières communications de l'avion consistent en deux transmissions de sa radiobalise de localisation des sinistres reçues par le programme international Cospas-Sarsat.
Messages ACARS Des données de communications ACARS (Aircraft Communication Addressing and Reporting System), diffusées le lendemain de la catastrophe, signalent dans les minutes précédant la disparition de l'avion des anomalies du dégivrage des fenêtres proches du copilote, ainsi que de la fumée dans les toilettes et le compartiment avionique situés derrière lui.... Le détecteur de fumée est un capteur optique qui se déclenche aussi en cas de brouillard dû à une brusque dépressurisation. L'apparition de messages d'erreur concernant les vitrages du copilote a mené d'abord à l'hypothèse d'une décompression explosive.
+ Message ACARSHorodatageATAMessage ACARSSignification du message.00:26Z3044Protection givre et pluieANTI ICE R WINDOWDégivrage de fenêtre droite00:26Z561200FenêtresR SLIDING WINDOW SENSORCapteur de la fenêtre droite coulissante00:26Z2600Protection incendieSMOKE LAVATORY SMOKEFumée dans les toilettes00:27Z2600Protection incendieAVIONICS SMOKEFumée dans l'avionique (ordinateurs de bord : système de pilotage)00:28Z561100FenêtresR FIXED WINDOW SENSORCapteur de la fenêtre droite fixe00:29Z2200Pilote automatiqueAUTO FLT FCU 2 FAULTDéfaillance du pilotage automatique 200:29Z2700Commandes de volF/CTL SEC 3 FAULTDéfaillance du système de pilotage 3 (ailerons)
Lieu du crash vignette|droite|Trajet approximatif de l'avion et lieu de la catastrophe. D'après les autorités grecques, l'avion s'est abîmé dans l'est de la mer Méditerranée, dans le bassin levantin, au large de l'île grecque de Karpathos, dans l'espace aérien égyptien..
Le à GMT, le satellite radar de l'Agence spatiale européenne Sentinel-1A, détecte une fuite potentielle de carburant en Méditerranée orientale dans la zone du crash potentiel de l'appareil par 33°32'N / 29°13'E, soit à dans le de l'aéroport de Karpathos, sur une route se dirigeant vers l'aéroport du Caire à plus loin. Une seconde image prise le lendemain à GMT montre la nappe ayant dérivé de environ..
Le , la balise de détresse de l'avion, utilisant le système par satellites de télécommunications Cospas-Sarsat, émet et donne sa position permettant de mieux préciser le lieu du crashFrançois Duclos, « Crash d’Egyptair : des signaux de l’A320 détectés ? », dans Air Littoral, Crash d’Egyptair : des signaux de l’A320 détectés ?. La profondeur où furent retrouvés les débris n'excédait pas 3 000 mètresLe Monde, morceaux de la carlingue du vol MS804 d’EgyptAir localisés, 16/06/2016.
Le , arrivé sur zone, le navire Laplace a, selon l'annonce du BEA, capté « des signaux émanant probablement » d'une des deux boîtes noires de l'appareil. La confirmation par le Ministère de la Défense a suivi.
Personnes à bord Passagers et équipage Les 66 passagers et membres d'équipage sont tous morts dans l'accident. Ils détenaient respectivement la citoyenneté de 13 pays différents : + Victimes par nationalitéPays d'originePassagersÉquipageTotal Égypte3030 France1212 Algérie / France..4 4 Canada.2 2 Irak22 Arabie saoudite11 Australie / Royaume-Uni.1 1 Belgique11 Koweït11 Portugal11 Soudan11 Tchad11Non identifié1010Total561066Certains passagers ont des nationalités multiples. Le décompte se base sur des données préliminaires et peut dépasser 66.
Selon les informations transmises par EgyptAir, l'avion transportait , dont trois enfants, venus de douze pays différents (dont certains possédant plusieurs nationalités).
L'équipage de était composé de deux pilotes, cinq agents de bord et trois agents de sécurité. D'après les responsable d'EgyptAir, le commandant de bord Mohammed Shoqeir avait 6 275 heures de vol à son actif, dont 2 101 heures sur Airbus A320, tandis que le copilote Mohamed Assem totalisait 2 766 heures de vol.
Victimes Le , les Égyptiens acceptent le principe de la tenue d’une commission d’identification, préambule indispensable pour que les corps soient rendus aux familles..
Le , les corps des passagers français décédés arrivent à RoissyRaphaël Tual, Normandie 27 actu, « Crash d'EgyptAir. Le retour des corps en France dont celui d'un habitant de l'Eure ».
Opérations de recherche Forces américaines vignette|Le Lockheed P-3 Orion décollant de Sigonella pour rejoindre les recherches ().|alt=Photographie du Lockheed P-3 Orion décollant de Sigonella pour rejoindre les recherches (19 mai 2016).
Un avion de patrouille maritime Lockheed P-3 Orion appartenant au squadron VP-4. de la marine des États-Unis a été envoyé au large de la Grèce pour participer aux recherches dès le premier jour du drame.
Forces françaises Un avion de reconnaissance Dassault Falcon 50M de l'aéronavale française s'est rendu sur la zone. dès le matin de la disparition de l'avion. Appartenant à la Flottille 24F, il est intervenu directement depuis la BAN de Lann-Bihoué.. Le navire collecteur de renseignements et l'aviso Enseigne de vaisseau Jacoubet de la Marine française ont reçu l'ordre de rejoindre la zone de recherche. La recherche des boîtes noires s'avère difficile compte tenu de la profondeur des eaux () à l'endroit de la zone de recherche. Un Atlantique 2, équipé d'un nez entièrement vitré, est déployé à partir du . La Marine déploie également le bâtiment hydrographique Laplace, afin de mouiller des hydrophones et détecter les boîtes noires immergéeshttps://www.ouest-france.fr/monde/egypte/egyptair-recherches-sous-marines-dans-les-prochains-jours-4253845. Il est fait appel à deux sociétés françaises spécialisées dans la recherche en eaux profondes, Alseamar.et Deep Ocean Search..
Arrivé sur zone le , le navire Laplace capte « des signaux émanant probablement » d'une des deux boîtes noires de l'appareil..
Le , le navire de recherches en eaux profondes français., le John LethbridgeVoir le John Lethbridge sur le site www.shipspotting.com, localise plusieurs points où reposent des débris de l'avionRédaction Le Figaro,« Crash d'EgyptAir: des débris de l'avion localisés », 15 juin 2016.
Le la boîte noire du cockpit (CVR, Cockpit Voice Recorder) est récupéréeTweet de la DGAC. L'enregistreur de voix est endommagé, mais, apparemment, les enquêteurs ont pu « récupérer la partie qui contient la mémoire de l'appareil ». Il a été aussitôt transféré vers Alexandrie, où il sera analysé par une équipe d'enquêteurs égyptiensRédaction France Info, « Crash EgyptAir : l'une des deux boîtes noires a été récupérée », 16 juin 2013.
Le , la seconde boîte noire (FDR, Flight Data Recorder, enregistreur des données du vol) est repêchéeDGAC, Twitter, 17 juin 2016, #EgyptAirMS804 la seconde boîte noire a été repêchée.
Le , le John Lethbridge arrive au port d'Alexandrie après avoir terminé sa mission et s'être assuré de la récupération de tous les restes humains sur le site du crash..
Forces grecques Le ministère grec de la Défense a annoncé le déploiement de quatre aéronefs militaires : deux avions (un Embraer Emb-145H de reconnaissance et un Lockheed C-130 Hercules de transport) et deux hélicoptères AS332 Super Puma.. La garde-côtière grecque participe également aux opérations de recherche..
Forces égyptiennes La marine égyptienne a déclaré avoir trouvé des débris de l'appareil ainsi que des restes humains et des bagages appartenant aux passagers du vol.
Satellites Satellites de télédétection Le à GMT, le satellite radar de l'Agence spatiale européenne Sentinel-1A, détecte une fuite potentielle de carburant en Méditerranée orientale dans la zone du crash potentiel de l'appareil par 33°32'N / 29°13'E. Une seconde image prise le lendemain à 04:00 GMT montre la nappe ayant dérivé de environ.
Satellites de télécommunications Le , la balise de détresse de l'avion, utilisant le système par satellites de télécommunications Cospas-Sarsat, émet et donne sa position permettant de mieux préciser le lieu du crash.
Boîtes noires