Gui ou Guy de Genève, mort /91, est un prélat issu de la maison de Genève, élu évêque de Langres, sous le nom de , dans la seconde moitié du . Il est également conseiller des rois de France et Philippe le Bel.
Biographie Origines Gui (Guido) est le fils du comte de Genève et de son épouse Alice (v. 1195-1256), fille d', issu de la famille de La Tour du Pin, originaire du Dauphiné.. Toutefois, l'historien Matthieu de La Corbière considère que celle-ci pourrait être issue de la famille de Faucigny.. Ils ont « sept fils vivants [...] et au moins une fille »..
Il a donc pour frère Rodolphe ou Raoul (1220 - 1265), qui succède à leur père à la tête du comté, Amédée, évêque de Die (1245-1276), Aimon, évêque de Viviers (1255-1263), Henri (1230 - 1273), Robert, évêque de Genève (1276-1287), ainsi que Agathe, abbesse de Sainte-Catherine du MontÉdouard Mallet, « Du pouvoir que la maison de Savoie a exercé dans Genève », (lire en ligne) paru dans Mémoires et documents publiés par la Société d'histoire et d'archéologie de Genève, , 1849..
Il est mentionné dans un acte de son père de 1252, peu avant la mort de ce dernier le , à Domène, dans le Dauphiné.Testament du , (REG 0/0/1/849).. Leur frère Amédée, évêque de Die, est désigné pour être l'exécuteur testamentaireTestament du (REG 0/0/1/848)..
Ministère épiscopal Contrairement à ses frères, Gui, entame une carrière ecclésiastique en France.. Il est élu, sous le nom de , évêque de Langres, en 1268, selon le Gallia Christiana, ou 1266, selon Duparc (1978).
Gui accompagne le roi de France à l'occasion de la croisade de 1270, où il trouvera la mort. L'année suivante, il est présent lors du sacre du nouveau roi, , à Reims, le .. Il devient par la suite l'un de ses conseillersLéon Kern, Études d'histoire ecclésiastique et de diplomatique, Payot, Mémoires et documents publiés par la Société d'histoire de la Suisse romande, Lausanne, 1973, 221 pages, ..
En 1273, il fait réaliser un catalogue de l'ensemble des fiefs et vassaux de l'évêché.. Il renonce au cours de l'année à sa part d'héritage paternel (droits et prétentions) en faveur de son petit-neveu le comte Acte du (REG 0/0/1/1105)..
En 1278, il est chargé avec le connétable de France, Humbert de Beaujeu, de faire signer une paix entre l'évêque de Valence, Amédée de Roussillon, et le comte de Valentinois, .. Le roi de France semble désigner l'un des deux comme son exécuteur testamentaire en 1285, Ambroise Tardieu, 1865, page 37..
Dans son testament établit le , le comte de Genève le désigne comme exécuteur testamentaire, au côté de son frère, Jean, abbé de Saint-SeineDocument du ), (REG 0/0/1/1170)..
En 1282, il organise une seconde translation d'une partie des reliques de l'évêque Grégoire de Langres en la cathédrale Saint-Mammès de Langres. Ces dernières sont déposées dans une chasse en argent et placées sur une colonne derrière le maître autel. Au cours de la même année, il apparait comme le signataire de la charte de franchises de Cruseilles, dans le comté de Genève aux côtés de son frère Robert, évêque de Genève, et de leur petit-neveu, le comte .Acte du (REG 0/0/1/1181)..
En 1286, il est fait conseiller du roi Philippe le Bel.
Gui teste en 1290, en faveur de ses neveux, l'évêque de Valence, Jean, et l'archidiacre de Dijon, Gui. Il semble mourir vers la fin de l'année 1290 ou au début de l'année suivante.
Notes et références Notes
Références Régeste genevois(1866)
Autres références
Voir aussi Bibliographie . . . .
Articles connexes Maison de Genève Comté de Genève Histoire de Genève Histoire de la Savoie au Moyen Âge Histoire de la Haute-Marne Diocèse de Langres
Liens externes
.
Gui Catégorie:Évêque de Langres Catégorie:Évêque catholique du XIIIe siècle Catégorie:Date de décès incertaine (XIIIe siècle)