Les violences transphobes () sont les violences notamment physiques, sexuelles ou verbales exercées à l’encontre des personnes transGuilty plea over transsexual bashing By Mariza O'Keefe in Herald Sun.. Elles sont commises en raison de l'identité de genre, et non de l'orientation sexuelle. Toutefois, une personne trans peut être victime d'homophobie si le persécuteur la perçoit en tant que gay ou lesbienne, plutôt qu'en tant que personne trans. Le terme a également été appliqué aux discours haineux envers les personnes transDemagogues of defamation Gay: Where is the outrage when cable TV’s talking heads trash trans people?. et à leurs représentations dans les médias qui renforcent les stéréotypes négatifs à leur égard..
La discrimination, notamment la violence physique ou sexuelle, à l'encontre des personnes trans en raison de la transphobie ou de l'homophobie est un phénomène fréquent pour les personnes transTrans Health Project: A position paper and resolution adopted by the Ontario Public Health Association.Hill, D.B. (2001). Namaste, V.K. (2000a).. Tous les trois jours, le meurtre d'une personne trans est signalé en Amérique., et de nombreux meurtres sont sans doute ignorés. Les crimes de haine contre les personnes trans sont fréquents, et « dans certains cas, l'inaction de la police ou d'autres représentants du gouvernement conduit à la mort prématurée des victimes transgenres »..
L'un des incidents les plus célèbres, en , a été le viol et le meurtre de Brandon Teena, un jeune homme trans, par deux amis hommes après qu'ils ont découvert qu'il avait été assigné femme à la naissance.. L'événement est devenu internationalement connu quand il a été raconté dans le film Boys Don't Cry, qui a valu un Oscar à Hilary Swank pour meilleure actrice.
Différenciation entre violences transphobes et homophobes Depuis les émeutes de Stonewall en 1969, les personnes issues de la grande communauté trans ont souvent été politiquement assimilées aux communautés lesbiennes, gays et bisexuellesKay Dayus, Transgenders Protest HRC Exec's Visit to Houston, Hous.. Cependant, des chercheurs et des militants de la communauté trans soutiennent que les violences transphobes sont distinctes de celles commises sur la base de l'orientation sexuelle (homophobes)Discrimination and Hate Crimes Against Gender Variant People, It's Time Illinois.Anti-Transgender Hate Crimes: The Challenge for Law Enforcement, at http://jointheimpactma.com/wp-content/uploads/2011/06/Victimization-Study-Report.pdf. Un argument est que l'amalgame entre la violence dirigée contre les personnes trans et celle envers les homosexuels efface les identités des personnes de la communauté trans, et la réalité de ce qui leur arrive. Cependant, les campagnes contre l'homophobie et la transphobie sont souvent considérées comme étant une cause commune'Zero tolerance for gay-trans bashing': Protests mount..
Lors d'un évènement de ce type, les auteurs présumés de crimes haineux contre les personnes trans ont essayé d'utiliser le comme argument de défense, une extension du gay panic defenseTranspeople: Repudiation, Trauma, Healing by Christopher A. Shelley."Two murder convictions in Araujo case", Zak Szymanski; Bay Area Reporter 15 septembre 2005.. Une revue de droit a fourni une analyse de l'argument du trans panic, en faisant valoir notamment que l'émotionnel joue un rôle prépondérant (le choc de la découverte inattendue des organes génitaux) mais il est différent du processus émotionnel ressenti dans le gay panic (choc lors des avances d'un membre du même sexe, peut-être en raison de l'homosexualité réprimée)..
Lois relatives à l'identité de genre
International Les Nations unies ont adopté la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme en 1948.. Bien que les droits des personnes LGBT ne soient pas explicitement mentionnés dans le document, un certain nombre d'articles sont susceptibles de concerner spécifiquement les personnes trans et la violence subie (y compris les violences physique, psychologique, juridique et politique). L'article 2 autorise les individus à « jouir de tous les droits et libertés énoncés dans la déclaration, sans aucune distinction, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou autre, comme l'origine nationale ou sociale, la richesse, la naissance ou toute autre situation ». L'article 5 dispose que « nul ne peut être soumis à la torture ou à des traitements cruels, inhumains ou dégradants ». L'article 7 dispose que « toutes les personnes sont égales devant la loi et ont le droit à une égale protection de la loi, sans discrimination. Tous ont droit à une protection égalitaire contre toute discrimination qui violerait la présente Déclaration et contre toute provocation à une telle discrimination ». L'article 9 interdit « l'arrestation arbitraire, la détention ou l'exil » (qui, selon l'article 2, est protégée de la distinction fondée sur l'identité ou la croyance). L'article 20 dispose que « chacun a droit à sa liberté d'opinion et d'expression ; ce droit implique la liberté d'avoir des opinions sans interférence et de rechercher, de recevoir et de répandre des informations et des idées par tout moyen et sans considération de frontières »..
Amérique du Nord États-Unis droite|vignette|Loi sur les crimes haineux envers les personnes LGBT aux États-Unis ; celle-ci englobe à la fois l'orientation sexuelle et l'identité de genre. Aux États-Unis, actuellement seize états, plus le District de Columbia ont des lois de protection contre les crimes de haine sur la base de l'identité de genre (elles existent en Californie, Colorado, Connecticut, Delaware, Hawaii, Maryland, Massachusetts, Minnesota, Missouri, Nevada, New Jersey, Nouveau-Mexique, Oregon, Rhode Island, Vermont, Washington, et Washington)..
À la fin des années 2000, au quartier gay de Seattle, dans la Colline du Capitole, il y a eu les preuves d'une augmentation des violences transphobes.. Il est aussi question de « harcèlements en public » selon Rachel Levine, la secrétaire d'État à la santé des États-Unis en 2022.
Europe Malte Malte a fait passer la loi sur « l'identité de genre, l'expression de genre, les caractéristiques sexuelles » en 2015. Ce projet de loi stipule que tous les citoyens de Malte ont le droit : À la reconnaissance de leur identité de genre Au libre développement de leur personne en fonction de leur identité de genre D'être traités en fonction de leur identité de genre et, en particulier, à être identifiés de cette manière dans les documents À l'intégrité et à l'autonomie physique. Cette loi protège l'identité de genre d'une personne à tout moment. Elle précise également que « personne ne doit être tenu de fournir la preuve d'une intervention chirurgicale totale ou partielle de réassignation génitale, de thérapies hormonales ou de tout autre traitement psychiatrique, psychologique ou médical faisant usage de leur droit à l'identité de genre ». La loi permet aux parents de reporter l'inscription du genre de l'enfant sur le certificat de naissance et interdit « les traitements non médicalement nécessaires sur les caractéristiques sexuelles d'une personne »« Gender Identity, Gender Expression And Sex Characteristics Act »..
Dans les médias Les médias peuvent contribuer à augmenter les violences transphobes par la désinformation et les tactiques de peur. Les personnes trans ont souvent une image négative dans les médias ou n'y sont pas représentées du tout. Elles peuvent être présentées comme des curiosités ou des bizarreries, comme mentalement instables ou comme des prédateurs.. Un exemple public de ce phénomène est l'attention portée à la transition de Chelsea Manning, une soldate trans de l'armée américaine emprisonnée pour la divulgation de documents classés à WikiLeaks.. L'histoire de la transition de Manning a été présentée sur Fox News avec la chanson d'Aerosmith « Dude (Looks Like a Lady) », tandis que Gretchen Carlson se référait à Chelsea par son nom de naissance, Bradley, tout en se moquant du New York Times qui cherchait à l'aider (« lui ») en employant le pronom de genre féminin.. En prison, l'armée a refusé sa demande de se laisser pousser ses cheveux longs comme les autres femmes détenues, et ils ont continué à se référer à elle en tant que « Bradley » afin « d'éviter la confusion » jusqu'à ce qu'un mandat de la cour parvienne afin de se référer à elle par le pronom de genre féminin.. Le , Manning est devenue le premier membre de l'armée des États-Unis à avoir un traitement hormonal approuvé par l'armée.
Le professeur en études de genre Alexandre Baril rapporte que les médias participent aux violences transphobes en surexploitant la thématique de la transidentité sans égard au bien-être des personnes concernées.. Pour ce faire, les médias misent sur le sensationnalisme pour satisfaire la curiosité du public. Ils mettent l'accent sur la transition physique, s'intéressent aux détails de la vie privée et diffusent des images intimes. Les identités des personnes trans sont alors réduites à leur corps et leur témoignage doit suivre un script précis, passant par le dévoilement des détails de la vie intime, du corps, des organes génitaux et de la vie sexuelle, tandis que les problématiques sociales, culturelles, politiques, économiques, juridiques et médicales sont exclues des interventions médiatiques. Même si le script dominant dans les médias peut contribuer à sensibiliser le public, briser les tabous et aider d'autres personnes trans, l'injonction à ce script peut également être vécue comme une violence sexuelle ou une objectivation, sexualisation et fétichisation des corps trans. La diffusion des images intimes et des témoignages sur la transition physique peut être utilisée
Santé trans Selon le National Transgender Discrimination Survey Report on Health and Health Care (NTDSR), qui a sondé trans et de genre non-conforme en 2011, les gens qui ne s'identifiaient pas à leur sexe assigné à la naissance faisaient face à des obstacles concernant l'obtention de soins de santé, et avaient une plus grande probabilité de faire face à des problèmes de santé liés à leur identité de genreHarrison, Jack..
Santé mentale Les personnes trans rencontrent plus de problèmes de santé mentale, comme la dépression, l'anxiété, les tentatives de suicide, et le stress post-traumatique (SPT), ainsi que des disparités en matière de santé (par exemple, des maladies cardiovasculaires).. Les personnes trans ont également un taux plus élevé de tentatives de suicide que la population générale« Statistics about Youth Suicide ».. En 2013, 2,2 % des adultes américains avaient tenté de se suicider« Suicidal Thoughts and Suicide Attempts »., tandis que 41 % des personnes trans avaient tenté de se suicider en 2011. Le taux de tentatives de suicide chez les personnes trans ont augmenté de 51 % pour intimidation ou harcèlement scolaire, à 55 % pour perte récente d'emploi à cause de transphobie, et de 61 % et 64 % pour avoir été victimes d'agression physique et sexuelle, respectivement. Une faible estime de soi chez les personnes trans est liée à un risque élevé de transmission du VIH... En 2008, le taux de VIH chez les femmes trans en Amérique du Nord était de 27,7 %..
La nécessité de traitement des personnes transidentitaires est soulignée par le taux élevé de problèmes de santé mentale, notamment la dépression, l'anxiété, et les addictions aux substances, ainsi qu'un taux supérieur de suicide chez les personnes transgenres non traitées, par rapport à la population générale.. Le risque de suicide est plus élevé par rapport à l'ensemble de la population pour ce qui concerne les données françaises.. Ces problèmes sont atténués par un changement de rôle de genre ou de caractéristiques physiques..