La Mort de Didon est une cantate profane composée par le compositeur français de musique baroque Michel Pignolet de Montéclair vers 1709.
Historique La forme musicale de la cantate fit officiellement son apparition en France en 1706 avec la parution du premier livre de Jean-Baptiste Morin (1677-1745), et connut un grand succès durant les trois premières décennies du Anne Pichard, notice du CD Cantates, Les Arts florissants, 1988, HMC 901280. Montéclair compte cependant parmi les précurseurs du genre avec Adieu de Tircis à Climeine, une scène avec récitatifs, air et duo publiée en 1695 par Robert Ballard.
Montéclair a composé vingt-quatre cantates, publiées en trois livres James R. Anthony et Diran Akmajian, Recent Researches in the Music of the Baroque Era : Michel Pignolet de Montéclair - Cantatas for one and two voices, A-R Editions - Madison, 1978, .: le premier livre, vers 1709 le deuxième livre, vers 1716 le troisième livre, en 1728.
Dans ses deux premiers livres, Montéclair fut plus expérimental que ses contemporains.
La Mort de Didon est la sixième cantate du premier livre. Le librettiste en est inconnu Annette Kreutziger-Herr et Katrin Losleben, History/Herstory - Alternative musikgeschichten, Böhlau, 2009, ., contrairement à trois autres cantates du premier livre dont le librettiste est Liébaux.
Description La cantate La Mort de Didon est une cantate profane en langue française pour soprano, violon, flûte et basse continue d'une durée d'environ 14 min 30 s.
L'influence italienne se fait fort sentir sur les cantates des livres I et II de Montéclair, principalement dans les récitatifs et dans les multiples pauses et passages tremolo pour cordes.
Comme Il dispetto in amore (Livre II), Pyrame et Thisbé (Livre II) et La Morte di Lucretia (Livre III), la cantate décrit l'itinéraire douloureux de la passion amoureuse.
Cette tragédie miniature d'une grande profondeur de sentiments Joel Flegler, Fanfare, Volume 17, Numéros 3 à 4, 1994, . reprend l'histoire de Didon, reine de Carthage, abandonnée par le prince troyen Énée. Elle alterne la mélancolie (« Ô Toi Déesse de Cithère ») et la fureur (« Tirans de l'empire de l'Onde ») et se termine par une morale (« Qu'il est dangereux »).
Discographie Cantates (La Mort de Didon, Il dispetto in amore, Le Triomphe de l'Amour, Morte di Lucretia, Pyrame et Thisbé), par Les Arts florissants, dirigés par William Christie (enregistré en , paru sur CD Harmonia Mundi HMC 901280 et réédité en 1998 dans la collection Harmonia Mundi Musique d'Abord sous la référence HMA 1901280)
Chanteurs : Agnès Mellon, soprano (La Mort de Didon) ; Monique Zanetti, soprano (Morte di Lucretia, Pyrame et Thisbé) ; Gérard Lesne, contre-ténor (Il dispetto in amore) ; Jean-Paul Fouchécourt, ténor (Le Triomphe de l'Amour, Pyrame et Thisbé) ; Jean-François Gardeil, basse (Pyrame et Thisbé).
Articles connexes La morte di Lucretia Pyrame et Thisbé
Références
Liens externes
Catégorie:Cantate Catégorie:Musique classique vocale française Catégorie:Musique classique vocale en français Catégorie:Musique baroque française Catégorie:Carthage antique dans la musique Catégorie:Œuvre musicale composée en 1709