Cette liste des inondations les plus dommageables en France dans les années 2010 recense l'ensemble des inondations classées de niveau 3 (accident très grave), 4 (catastrophe) ou 5 (catastrophe majeure), selon l'échelle de gravité des dommages définie par le ministère de l'Écologie et du Développement durable, qui se sont produites sur le territoire national dans les années 2010.

35 événements de ce type sont à ce jour recensés sur la période 2010-2016 dans l'application Gaspar (Gestion Assistée des Procédures Administratives relatives aux Risques naturels et technologiques), le système d'information sur les risques naturels de la Direction générale de la prévention des risques (DGPR). Trois sont classés au niveau 4 (catastrophe) : les inondations du Var de , celles de qui ont affecté un grand nombre de départements du sud-est dont une nouvelle fois le Var, et celles d' qui ont touché Alpes-Maritimes et Var. Deux événements sont classés au niveau 5 (catastrophe majeure), il s'agit de la tempête Xynthia en , dont les dégâts sont dus à des débordements de cours d'eau, des submersions marines et des effets des vents violents de la tempête ; et des inondations de mai-juin 2016 qui ont affecté les bassins de la Seine et de la Loire.

Classification des événements Typologie des inondations La typologie des inondations d'origine climatique retenue en France depuis 1992 est présentée dans le tableau ci-dessous... Les inondations d'origine climatique non pluviométrique peuvent être liées à la fonte des neiges ou aux marées de tempêtes, c'est pourquoi les submersions marines ont été prises en compte dans ce tableau.

Les inondations d'origine non climatique, liées par exemple à des phénomènes comme les tsunamis, les éruptions volcaniques sous-glaciaires, des ruptures de lacs glaciaires ou des ruptures de barrages, ne concernent pas la France, tout au moins pour la période considérée.

Nature de l'inondationPhénomène générateurCaractéristiquesConséquencesInondation de plaineMontée lente des eaux en région de plaineLa rivière sort de son lit mineur lentement et peut inonder la plaine pendant une période relativement longue. La rivière occupe son lit moyen et éventuellement son lit majeur. La montée lente permet généralement l’annonce des crues et l’évacuation des personnes menacées. Néanmoins, la sécurité des personnes est parfois compromise, le plus souvent par non-respect des consignes ou par méconnaissance du risque.Inondation par remontée de nappeLorsque le sol est saturé d'eau, il arrive que la nappe affleure et qu'une inondation spontanée se produise. Ce phénomène concerne particulièrement les terrains bas ou mal drainés et peut perdurer. Des cartes des remontées de nappes par commune ont été établies par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM).Submersion de la voirie et des constructions de tout un quartier.Inondation rapide ou crue torrentielleFormation rapide de crue torrentielle consécutive à des averses violentesLorsque des précipitations intenses tombent sur tout un bassin versant, les eaux ruissellent et se concentrent rapidement dans le cours d'eau, d'où des crues brutales et violentes dans les torrents et les rivières torrentielles. Le lit du cours d'eau est en général rapidement colmaté par le dépôt de sédiments et des bois morts peuvent former des barrages, appelés embâcles. Lorsqu'ils viennent à céder, ils libèrent une énorme vague, qui peut être mortelle.Ces crues sont souvent dévastatrices et meurtrières. Inondation par ruissellement pluvial urbainCrues rapides des bassins périurbains à la suite d'importantes précipitationsL'imperméabilisation du sol (bâtiments, voiries, parkings, etc.) limite l'infiltration des pluies et accentue le ruissellement, ce qui occasionne souvent la saturation et le refoulement du réseau d'assainissement des eaux pluviales. Il en résulte des écoulements plus ou moins importants et souvent rapides dans les rues..Submersion de la voirie et des constructions de tout un quartier par l'eau de ruissellement.Submersion marineÉlévation du niveau de la merLes tempêtes provoquent des trains de houle qui, s’ils sont dirigés face aux côtes, peuvent déferler et envahir le littoral. Ces fortes vagues touchant la côte sont accentuées à marée haute particulièrement quand le coefficient de marée est plus haut que la moyenne, c’est-à-dire quand il y a surcote. Les surcotes et décotes sont les différences entre la marée prédite et la hauteur d’eau observée. Plus la dépression accompagnant la tempête est creuse plus la surcote sera accentuée.. Submersion de l'espace littoral (voirie, constructions, équipements) par l'eau de mer. Ces crues peuvent être dévastatrices si elles occasionnent la rupture de digues protégeant des habitations ou groupes d'habitation.

Échelle de gravité des événements Une échelle de gravité des dommages générés par des aléas naturels ou technologiques a été produite par le ministère de l'Écologie et du Développement durable. Ce tableau permet de classer les événements naturels en six classes, depuis l'incident jusqu'à la catastrophe majeure.. Cette classification est propre à la France. D'autres classifications ont été établies par des organismes de veille internationale sur les catastrophes naturelles. ClasseDommages humains Dommages matériels0Incident Aucun blesséMoins de 1Accident1 ou plusieurs blessésEntre et 2Accident grave1 à Entre et 3Accident très grave10 à Entre et 4Catastrophe100 à Entre et 5Catastrophe majeure ou plus ou plus

Liste des événements Trente-cinq événements de catégorie 3, 4 ou 5 sont recensés dans l'application Gaspar (Gestion Assistée des Procédures Administratives relatives aux Risques naturels et technologiques), le système d'information sur les risques naturels de la Direction Générale de la Prévention des Risques (DGPR).