est une commune française située dans le département de l'Indre, en région Centre-Val de Loire.
Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par le Liennet, l'Igneraie, l'Étang Civrenne et divers autres petits cours d'eau. La commune possède une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique.
Saint-Chartier est une commune rurale qui compte en , après avoir connu un pic de population de en 1906. Elle fait partie de l'aire d'attraction de La Châtre.
Le patrimoine architectural de la commune comprend un immeuble protégé au titre des monuments historiques : le château, forteresse édifiée au , à l'époque de la Guerre de Cent Ans, puis remaniée au , classé pour parties en 1989 (remparts, courtines nord et est, trois tours attenantes, etc. )et inscrit pour d'autres (corps de logis du château, etc. ).
Géographie Localisation La commune est située dans l'est, consulté le 3 septembre 2018. du département, dans la région naturelle du Boischaut Sud.
Les communes limitrophes sont : Nohant-Vic (), Verneuil-sur-Igneraie (), Montipouret (), Saint-Août () et La Berthenoux ().
Les communes chefs-lieux et préfectorales sont : La Châtre (), Châteauroux (), Issoudun () et Le Blanc ().
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Hameaux et lieux-dits Les hameaux et lieux-dits de la commune sont : les Alouettes, Bellet, Bletterie, les Blins, la Breuille, le Carroir de la Place, les Cosses, les Crespins, la Coudraie, la Creusette, les Etangs Brisse, la Foret, la Garderie, Perches, la Preale, la Preugne, le Beaumont des Putais, la Roche, Villechere, Villaines et Villeneuve, consulté le 17 septembre 2018..
Géologie et hydrographie La commune est classée en zone de sismicité 2, correspondant à une sismicité faible, consulté le 3 septembre 2018..
Le territoire communal est arrosé par la rivière Igneraie et par le Liennet qui y prend sa source.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à , maximale en automne et en hiver.. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Christophe-en-Boucherie à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Voies de communication et transports Le territoire communal est desservi par les routes départementales : 51E, 69, 69A et 918, consulté le 3 septembre 2018..
La gare ferroviaire la plus proche est la gare de Châteauroux, à .
Saint-Chartier est desservie par la ligne E du Réseau de mobilité interurbaine, consulté le 2 septembre 2018..
L'aéroport le plus proche est l'aéroport de Châteauroux-Centre, à .
Le territoire communal est traversé par le sentier de grande randonnée de pays : Sur les pas des maîtres sonneurs.
Urbanisme Typologie Au , Saint-Chartier est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de La Châtre, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (88,2 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (88,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (39,3 %), prairies (37,3 %), zones agricoles hétérogènes (11,6 %), forêts (10,9 %), zones urbanisées (0,9 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Logement Le tableau ci-dessous présente le détail du secteur des logementsSite de l'Insee : Saint-Chartier, consulté le 6 septembre 2016. de la commune :
Date du relevé 2013 Nombre total de logements 313 Résidences principales 77,6 % Résidences secondaires 14,7 % Logements vacants 7,7 % Part des ménages propriétaires de leur résidence principale 77,4 %
Risques majeurs Le territoire de la commune de Saint-Chartier est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), mouvements de terrains et séisme (sismicité faible).. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..
vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Saint-Chartier. Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels, partie 1 - chapitre Mouvements de terrain..
Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. La totalité de la commune est en aléa moyen ou fort (84,7 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, 321 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 86 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 1991, 1992, 1993, 2016 et 2018 et par des mouvements de terrain en 1999.
Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes castelli sancti Karterii en 1096, consulté le 20 janvier 2017., Capellanus sancti Karterii en 1176, Rainaldus, prior Sancti Karlerii en 1156, Saint Chartier en 1463, de Sancto Carterio en 1648.
St-Chartier (), à l'origine Carterius est un prêtre missionnaire romain qui a vécu à la fin du . Il a donné son nom au village de Saint-Chartier dans le Berry.
Durant la Révolution française, pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer, la commune change de nom pour Vic-les-Eaux puis, en 1793, reprend le nom de Saint-Chartier, consulté le 18 novembre 2008..
Ses habitants sont appelés les Cartériens..
Histoire Époque gallo-romaine vignette|alt=La page de garde du livre Histoire de St Chartier.|La page de garde du livre « Histoire de Saint-Chartier ».
Des traces d'occupation pré-romaine ont été trouvées près de la rivière l'Igneraie. Il s'agit de haches de silex, de polissoirs, et de monnaies Carnutes et Bituriges Cubes. Il n'est pas impossible qu'une voie romaine de Châteaumeillant (Mediolanum) à Ardentes (Alerta) dont Émile Chénon décrit avec précision le tracé hypothétique. soit passée par Saint-Chartier.
Vers la fin du , le prêtre Carterius ou Saint-Chartier, aurait vécu sur place. Il est mort un premier février dans le vicus Lucaniacus (Nohant-Vic actuel).
Un prêtre du village de Saint Chartier, l'abbé Jacob.. (1913-1969) qui était aussi sociétaire des antiquaires du centre a écrit l'histoire de Saint-Chartier relatant les péripéties du saint venant de Rome, pour évangéliser la Gaule au . Le nom du saint a été utilisé comme un prénom.
Moyen Âge L'histoire de Saint-Chartier se confond avec l'histoire de son château depuis le Moyen Âge jusqu'à la Révolution.
L’abbaye de Déols y établit un prieuré, et un château est construit. Le village s'est développé autour de ce château construit à l’écart du village plus ancien de Vic-sur-Saint-Chartier. Le nouveau village finit par devenir plus important que l’ancienArchives départementales de l’Indre, Berry médiéval : à la découverte de l’Indre au Moyen Âge, catalogue d’exposition, Châteauroux, Archives départementales de l'Indre, 2009, p. 53..
En 1102, une première trace de l'existence de Saint-Chartier est fournie par la mention d'une visite de l’archevêque de Bourges Léodegaire ou Leger à Adelardus Villebaldus (aussi appelé Adalard), qui se qualifie seigneur de Saint-Chartier. Il est vassal des seigneurs de Déols, fils de Guillebaud et d'Ode ; il fut seigneur de Châteaumeillant de 1075 à 1125 environ. Reproduction en fac-similé du livre éponyme paru en 1940.. Les paroisses de Vic-sur-Saint-Chartier, de Nohant, et de Saint-Chartier sont aussi mentionnées dans la bulle du pape Pascal II de 1115 qui confirme les possessions de l'abbaye de Déols. En 1138, Raoul VI, seigneur de Châteauroux, annexe les terres de Châteaumeillant, Saint-Chartier et d'autres.
En 1152, Louis VII fait annuler son mariage avec Éléonore d'Aquitaine. Elle épouse la même année Henri Plantagenêt. Ebbes de Chateauroux prête hommage à sa suzeraine, il s'ensuit un saccage de ses territoires par Louis VII. Il se réfugie à Saint-Chartier. En 1154, Saint-Chartier devient « anglaisC'est la formulation, un peu rapide, de Jean Gaultier. ».
En 1189, Denise de Déols, Dame de Déols, héritière de Raoul de Châteauroux, est mariée avec André de Chauvigny par Richard Cœur de Lion. La baronnie de Châteauroux passe ainsi à la famille des Chauvigny pour plus de deux cents ans. André de Chauvigny meurt en 1202. En 1207, son fils Guillaume devient seigneur de Châteauroux.
Marguerite de Chauvigny, épouse de Guy III de Chauvigny, prend solennellement possession du château en . En 1462, Guy III de Chauvigny signe la fameuse grande charte confirmant celle de 1216 et qui affranchit les habitants de La Châtre et de son canton, dont Saint-Chartier, de certains impôts, moyennant le versement d'une redevance annuelle fixe. Exemplaire consulté aux Fonds patrimoniaux de la Ville de La Châtre..